Vivre et laisser mourir – 1954

Ian Fleming

Live and Let Die est le second roman de Ian Fleming, il a été publié au Royaume-Uni le 5 avril 1954. La traduction française est d’abord parue sous le titre de Requins et Services Secrets, avant de prendre son titre définitif, Vivre et laisser mourir.

Synopsis

James Bond s’envole pour New York où il doit rencontrer son ami de la CIA Felix Leiter et des agents du FBI. Cette nouvelle mission en collaboration avec les services américains a pour objet l’enquête sur un certain Mister Big, à la fois leader d’une secte vaudou mais aussi agent du SMERSH aux États-Unis. Il semblerait que cet homme ait découvert un trésor pirate en Jamaïque et qu’il l’écoulerait afin de financer des opérations soviétiques. À la suite des événements de Casino Royale, 007 y voit l’occasion de contrer le SMERSH et prendre sa revanche.

Néanmoins Mr Big a eu connaissance de l’opération du FBI, et s’arrange pour rencontrer Bond et Leiter. Il leur explique qu’il ne souhaite pas leur mort, et qu’il les laissera vivre s’ils promettent de laisser tomber l’affaire. À cette occasion, Bond rencontre la belle Solitaire, une voyante à la solde de Mister Big.

Cependant il n’est pas dans l’habitude de Bond de lâcher l’affaire…

– Tâchez de ne pas nous attirer d’ennuis. Cette affaire n’est pas encore mûre. Jusque-là, notre politique avec M. Big est « vivons et laissons vivre ».
Bond regarda le capitaine Dexter d’un air interrogatif.
– Dans mon métier, dit-il, quand j’affronte un homme comme celui-là, j’ai un autre slogan, c’est « vivons et laissons mourir ».

Ian Fleming
Vivre et laisser mourir

Personnages principaux

  • James Bond
  • Buonapart Ignace Gallia, alias Mister Big
  • Simone Latrelle, alias Solitaire
  • Felix Leiter : agent de la CIA
  • Le capitaine Dexter : membre du FBI
  • Quarrel : nageur et pêcheur des Caraïbes.
  • Tee Hee (VO) ou Ti-Hi (VF) Johnson : un homme de main de Big
  • John Strangways : le chef du Service Secret anglais des Caraïbes

Anecdotes

En 1953, Fleming a voyagé (notamment à bord du Silver Meteor) jusqu’en Floride pour trouver une « usine » à vers/asticots. Il a également passé une nuit entière à Harlem avec un détective pour vérifier les emplacements.

Fleming fait référence à certains de ses amis dans le roman. Bond se fait passer pour un certain John Bryce, un clin d’oeil à son ami de longue date Ivar Bryce. Felix Leiter qui apparaissait déjà dans Casino Royale, est un mélange entre le second prénom de Ivar Felix Bryce et d’un autre ami, Tommy Leiter. Le personnage de John Strangways s’inspire d’un autre ami de Fleming, John Fox-Strangways. Enfin, un oiseau siffleur jamaïcain a servi d’inspiration pour Solitaire.

Dans le manuscrit original, après que Solitaire ait prononcée la phrase finale (« Et pour mon dos ? »), il y avait une phrase supplémentaire : « à cela Bond sourit en la regardant. Il se pencha en avant et glissa sa main dans son pyjama [celui de Solitaire]. Elle la pressa de ses deux mains entre ses seins fermes. Il devrait bientôt faire en sorte de se rétablir. Tu ne sais jamais quand tu pourrais avoir besoin ! ».

Un autre passage a été supprimé du chapitre 13 :

« Solitaire parla de la légende de la moss, comment un conquistador espagnol avait pourchassé une belle fille noire quand elle a plongé dans une rivière. Il a voulu plongé après elle, mais sa barbe s’est prise dans les branches d’un arbre, et la fille fut sauvé. L’Espagnol a dû couper sa barbe pour se libérer et elle a grandit par elle-même, jusqu’à finalement se répartir sur tout l’état de Floride ». (la légende en question).

Enfin dans le manuscrit original, Bond consommait plus d’oeufs brouillés, Felix ne survivait pas à l’attaque du requin et Bond le retrouvait mort dans la chambre du cottage. Naomi Burton, l’agent Américaine de Fleming, a notamment protesté contre cette fin horrible pour Leiter. Peut-être est-ce cela qui a fait changer d’avis Fleming ?

Fleming a écrit : « Les chapitres sous-marins sont basés sur l’île Cabarita, Port Marcie, la Jamaïque, où Bloody Morgan a caréné ses navires et qui est encore censée contenir son trésor. Les choses sur la pêche sont basées sur mes propres expériences et sur les découvertes du Ministère de la Marine des États-Unis. St. Petersburg est exactement comme je l’ai décrite ».

Jusqu’en 2002, aux États-Unis, le titre du cinquième chapitre a été changé de « Nigger Heaven » à « Seventh Avenue ».

À nouveau, Fleming lui-même design la couverture de la premiére édition.

La traduction des Presses internationales du roman, paru sous le titre de Requins et Services Secrets, est moins catastrophique que celle de Casino Royale. De nombreux passages ont cependant été coupés, et autre bizarrerie : des noms de personnage changent, ainsi Murmure devient « Sam L’essouflé » et Tee-Hee devient « Hi-Hi ».

Vivre et laisser mourir a été « adapté » en film en 1973. Cependant le scénario de la première aventure de Roger Moore diffère énormément du roman. Certaines scènes-clés de l’œuvre littéraire absentes du film seront toutefois utilisées dans d’autres films de la saga : Permis de tuer (mutilation de Leiter) et Rien que pour vos yeux (traction de Bond et de la fille derrière le bateau du méchant).

L’auteur : Ian Fleming

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Titre de travail : The Undertaker’s Wind

Arme de service principale : Beretta .25

Véhicule : Bentley 4½ Litre (avec compresseur Amberst Villiers).

Pays principaux : États-Unis (New York, la Floride), Jamaïque.


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