Solo – 2013

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Solo est un roman écrit par William Boyd qui fut publié au Royaume-Uni le 26 septembre 2013. Il s’agit de la seule aventure de James Bond écrite par l’auteur. Le roman est sorti en français aux éditions du Seuil (2014) et Points (2015), également sous le titre Solo, avec une traduction signée Christiane Besse.

  • Synopsis

    Nous sommes en 1969 et, alors qu’il vient juste de célébrer son 45e anniversaire, l’agent britannique James Bond 007 est convoqué au quartier général pour une nouvelle mission : le Zanzarim, une nation perturbée d’Afrique de l’ouest, est ravagé par une terrible guerre civile. Bond est donc envoyé par M pour mettre un terme aux actions des rebelles qui menacent le régime établi.

    L’arrivée de Bond en Afrique marque le début d’une mission trépidante pour découvrir les forces derrière cette guerre civile cruelle. 007 découvre bientôt que la situation est loin d’être évidente. Pas à pas, Bond met à jour les causes réelles de la violence au Zanzarim, révélant une conspiration machiavélique s’étendant bien au-delà de ce qu’il avait imaginé.

    Passant des territoires rebelles en guerre de l’Afrique de l’ouest aux portes hermétiquement fermées des agences d’espionnages de Londres et de Washington, et aidé par une belle complice, 007 s’engage dans de nouvelles actions qui l’obligent à ignorer M pour faire appliquer sa propre justice.

     Ces gîtes d’étape étaient une autre relique du passé colonial du Zanzarim. Le Bon Compagnon, construit dans les années trente – une maison solide en brique avec véranda spacieuse, salon, salle à manger, cuisine au rez-de-chaussée et huit chambres à coucher à l’étage -, avait été créé pour les administrateurs et les fonctionnaires itinérants qui dirigeaient la colonie à l’époque. L’endroit montrait clairement des signes d’age : la peinture s’écaillait et les sols en béton avaient besoin d’une couche de cire, mais c’était propre et efficace. La chambre de Bond offrait un lit avec une moustiquaire drapée au-dessus, et sur une table en bois, une cuvette et un pichet d’émail. Les commodités se trouvaient au bout du couloir.
     Bond et Blessing s’installèrent sur la véranda – ils étaient les seuls occupants – et regardèrent les chauves-souris descendre en piqué et virer brusquement dans le bref crépuscule africain, tandis que le soleil s’effondrait soudainement dans une explosion d’un orange sanglant. Ils burent un whisky à l’eau et fumèrent abondamment afin de garder les moustiques à distance. Blessing montra à Bond sur la carte le trajet qu’ils avaient parcouru, il comptait trois cent vingt kilomètres de petites routes. Le lendemain ils arriveraient aux abords du delta du Zanza, où ils devaient s’attendre à des barrages et d’inévitables délais. Les soldats imposaient souvent de longues attentes aux voitures, histoire de faire monter le tarif du passage.
     Bond savoura pleinement ce moment de repos et de bavardage sur la véranda. Il tenait un bon verre dans sa main et la chaleur abandonnait l’atmosphère à mesure que venait la fraîcheur de la nuit tropicale. Il se sentait détendu , appréciant aussi la compagnie d’une ravissante jeune femme. Blessing s’était changé et portait une robe brodée de plusieurs nuances de vermillon et de rose qui lui donnait un air encore plus exotique, plus africain. Ou bien était-ce tout simplement le résultat de leur voyage à l’intérieur du Zanzarim, se demanda-t-il, se rappelant la beauté froide très futuriste de la soirée précédente. Il devinait de surcroît qu’elle ne portait pas de soutien-gorge sous sa robe. Il avait vu ses petits seins fermes frissonner alors qu’elle chassait un papillon de nuit affolé du revers de la main. Il se surprit à l’imaginer nue. Comment son jeune corps se comporterait sous… Arrête-moi cela tout de suite, Bond, s’ordonna-t-il sévèrement. Ne t’engage pas par là !

    William Boyd
    Solo
  • Résumé détaillé

    L’histoire commence à l’hôtel Dorchester de Londres, en 1969, où James Bond y fête seul ses 45 ans. Il se remémore sa jeunesse durant la Seconde Guerre mondiale où il était dans une section de la 30 Assault Unit, il avait alors 19 ans. Au lendemain du Débarquement de Normandie, l’objectif de sa section était de mettre la main sur une machine à coder se trouvant dans un château Normand. C’est durant cette mission que Bond a pour la première fois vu la mort de près face à un soldat allemand.

    À l’hôtel Dorchester, Bond rencontre par hasard une femme, Bryce Fitzjohn, qui l’invite à une fête chez elle. Il s’y rend en Jensen FF grise (voiture qu’il essaye afin de remplacer son ancienne Bentley). Ne trouvant personne et se demandant s’il ne s’agit pas d’un traquenard, il décide d’entrer par effraction avant de repartir une fois Bryce revenue chez elle.

    Quelques jours plus tard, il est convoqué dans le bureau de M. Le Zanzarim, un pays d’Afrique Occidentale, est déchiré depuis deux ans par une terrible guerre civile qui a pour principale origine la séparation (pour une histoire de pétrole) d’une région du Zanzarim qui désire se séparer du reste du pays et qui s’autoproclame la « République démocratique du Dahum » (tous deux sont des pays fictifs inspirés du Nigeria et la république du Biafra). Le gouvernement de sa Majesté soutient le Zanzarim et la mission de Bond, sous une couverture de journaliste, est de « rendre moins efficace » l’architecte de la résistance Dahumienne, le général Solomon Adeka, dit « Le Scorpion ». Cela afin que la République démocratique du Dahum perde face à l’armée du Zanzarim qui essaye de reconquérir son ancien territoire, pour que la guerre puisse s’achever.

    Avant de partir, Bond rend visite à Gabriel Adeka, le frère de Solomon, pour qu’il l’aide à le rencontrer ; mais Gabriel lui dit ne pas pouvoir car il n’a plus de contact avec son frère.

    L’avion de Bond atterrit à Sinsikrou, la capitale du Zanzarim, et après être allé à son hôtel et à une conférence de presse, Bond prend contact avec la chef de poste des services secrets britanniques au Zanzarim, Efua Grâce Ogilvy-Grant (Efua Blessing Ogilvy-Grant en VO). L’idée est de gagner la frontière avec la République démocratique du Dahum en passant d’abord par la route, puis par bateau, accompagné de Ogilvy-Grant.

    Sur le trajet, avant le départ en bateau, ils couchent ensemble. Cependant, au réveil, des soldats du Dahum dirigé par un certain Jakobus Breed (un homme au visage défiguré) les embarquent : ils pensent que Bond est un membre des forces spéciales britanniques.

    Pendant la nuit, le groupe est pris dans une fusillade avec les forces du Zanzarim. Bond profite de ce moment pour s’échapper, mais Grâce disparaît lors de l’échange de tirs. Bond, de nouveau seul et sans provisions, progresse dans les terres du Dahum constituées de forêts tropicales et de savanes. Durant son périple, il tombe sur un village ravagé et jonché de cadavres. Il parvient à rejoindre un autre village en stop où il y revoit Kobus qui le fait monter dans sa voiture en direction de Port Dunbar (la capitale du Dahum). Kobus lui explique qu’il est désolé et que les gens de son gouvernement seraient très heureux de rencontrer un journaliste de l’« agence de presse libre ».

    On propose à Bond un assistant, Dimanche, celui-ci lui fait visiter la ville et l’emmène interviewer la ministre de l’Intérieur. Il apprend que Solomon Adeka ne veut participer à aucune interview de la presse étrangère. Bond se rend à l’aérodrome de Janjaville, un endroit apparemment d’une importance stratégique pour la guerre. Sur place il y rencontre Hulbert Linck, un millionnaire ayant investi pour la survie du Dahum. 007 est témoin du ravitaillement du pays en vivres et en munitions par un avion Super Constellation.

    Le lendemain Bond retrouve Breed à un village et assiste à la pendaison par la mâchoire avec un hameçon des corps de soldats Zanzari. Il assiste également à la bénédiction des troupes par un « sorcier » censé les rendre invincibles. Une bataille pour l’aérodrome se prépare et Bond se propose d’y accompagner Breed. Les forces dahumienne sont en mauvaise posture et 007 propose un plan à Kobus pour faire face à la situation désespérée en échange d’une entrevue avec Adeka. Breed accepte, le plan de Bond fonctionne et l’armée dahumienne sort victorieuse de cette bataille.

    Plus tard, Bond est présenté à Adeka. Celui-ci se trouve dans un lit d’hôpital et est de toute évidence très malade. Solomon lui remet « L’étoile d’or du Dahum », la plus haute distinction militaire du pays. 007 laisse Adeka peu après. Trois jours plus tard, Bond assiste aux funérailles d’Adeka ; le colonel Denga prend sa place. Malgré sa mort, rien ne semble changer au Dahum. M suggère à son agent de rester à Port Dunbar jusqu’à la fin des hostilités.

    Bond apprend plus tard de Linck qu’un bateau cargo doit bientôt arriver avec du matériel. 007 décide rendre une petite visite à Tony Msour, le « sorcier ». Celle-ci se termine par l’enlèvement de ce dernier avant que Bond ne l’abandonne dans le coffre d’une voiture avec un puissant produit censé le rendre inconscient pour deux jours.

    L’armée Zanzari intensifie ses offensives et gagne de nombreuses batailles ; le moral et la résistance des troupes dahumiennes semble disparaître et des membres du gouvernement fuient le pays. Alors que Bond est aussi sur le point de quitter le Dahum via le Super Constellation, il remarque le logo d’AfricaKIN (une association caritative créée par Gabriel Adeka) sur celui-ci et est amenée par des hommes armés à Kobus. Ce dernier a découvert les intentions de Bond et se prépare à le tuer lorsque Grâce apparaît également aux côtés de Breed. Bond se prend une balle dans la cuisse droite par Kobus et une autre par Grâce dans la poitrine avant d’être laissé pour mort.

    Bond, trouvé par l’armée Zanzari est rapatrié au sud d’Édimbourg où il est hospitalisé plusieurs semaines. Pendant ce temps la guerre a pris fin et le Dahum a été dissous. À l’hôpital, Bond reçoit la visite de M ; ce dernier lui apprend que la personne qui s’est présentée à lui comme E.G. Ogilvy-Grant n’était autre que la secrétaire de ce dernier et qu’elle s’appelle en réalité Aleesha Belem. Tout comme Breed et Linck, elle a disparu. Bond a l’intention de se venger bien que l’éthique du Service interdise de telles initiatives personnelles ; il compte y aller en « solo » en faisant croire qu’il prend des vacances. Ainsi il quitte l’hôpital pour se rendre à Londres.

    De retour à son appartement à Chelsea, il y découvre sa gouvernante, Donalda, blessée et décide d’appeler May pour qu’elle prenne soin d’elle. Bond se rend aux locaux d’AfricaKIN ; tout est vide mais un jeune homme lui apprend que l’association a déménagé à Washington DC sous le nom de AfricaKIN Inc. Bond se rend au studio de cinéma où Bryce Fitzjohn (ou Astrid Ostergard, de son autre nom) tourne un film. Après l’avoir retrouvé chez elle, il lui subtilise son passeport avant de se rendre chez un faussaire afin de pouvoir l’utiliser.

    007 arrive à Washington par avion. Après avoir rencontré par hasard à l’aéroport un ancien camarade de Fettes : Turnbull « Bouffi » McHarg, il loue un local en face des bureaux d’AfricaKIN Inc. avant de s’équiper dans une armurerie. Durant sa surveillance, Bond aperçoit le colonel Denga et décide de se rendre aux luxueux bureaux de AfricaKIN Inc. pour y demander sans succès un rendez-vous avec Gabriel Adeka. Il sort en voyant Breed s’approcher.

    Bond repère Aleesha Belem à AfricaKIN Inc. et décide de la prendre en filature. Il se fait volontairement voir afin de semer la panique chez l’ennemi avant de la reprendre en filature. Plus tard, deux agents de la CIA, dont le neveu de Felix Leiter, Brig, surprennent Bond à son poste d’observation avant l’informer qu’Aleesha fait partie des leurs. Bond est mis en communication avec Felix ; ce dernier l’informe que la CIA enquête sur AfricaKIN Inc. et conseille à 007 de rentrer à Londres, ce qu’il feint d’accepter.

    Bond se rend au motel où séjourne Aleesha Belem pour une petite confrontation au cours de laquelle il apprend qu’elle avait pour mission au Dahum de proposer l’asile aux États-Unis à Solomon Adeka. Celui-ci étant mort, elle l’a offert à Kobus et Denga. C’est la CIA qui a contribué au déménagement des locaux de AfricaKIN à Washington, et son objectif semble être de retrouver Hulbert Linck. Aleesha a tiré sur Bond pour lui sauver la vie et gagner la confiance de Breed. Elle informe également à Bond que Gabriel réside avec Kobus dans une maison-hôpital au Comté d’Orange (Virginie) où il accueille les enfants d’AfricaKIN Inc.

    Bond fait une brève observation de la maison du Comté d’Orange et, lorsqu’il retourne à la chambre d’Aleesha, il la retrouve morte, pendue par la mâchoire.

    Après l’avoir signalé à la CIA, Bond décide d’assaillir seul la maison du Comté d’Orange pour accomplir sa vengeance. 007 y tue Breed de manière douloureuse, notamment en lui faisant tomber un boulet de pierre sur l’épaule depuis le haut de la maison, et découvre à l’intérieur que les enfants d’AfricaKIN Inc. venant d’Afrique pour être hospitalisés transportent de l’héroïne. Il découvre également Solomon Adeka drogué, retenu prisonnier par Breed et « déguisé » en Gabriel. Linck se rend à Bond mais est volontairement abattu par la CIA qui intervient, accompagné de Felix Leiter. Le corps de Breed a également disparu.

    Bond et Felix se rendent à Port Dunbar pour vérifier le cercueil de Solomon et ne trouvent que des sacs de ciment à l’intérieur. Felix se décide à informer Bond et lui révèle que Hulbert Linck a offert son aide à Solomon Adeka pour la survie de la République démocratique du Dahum en échange de contrats pétroliers, sur lesquels Solomon toucherait également des pourcentages sur les profits. Cependant Solomon n’avait pas l’autorisation pour émettre de tels contrats, ce qui n’était pas le cas de son frère. Ainsi la fausse mort de Solomon a été organisée pour qu’il prenne la place de Gabriel (une fois celui-ci tué). Breed et Linck, pour ne pas prendre de risque, ont transformé Solomon en drogué ; en parallèle du trafic de stupéfiants via AfricaKIN Inc. La CIA a volontairement éliminé Linck pour qu’il ne fasse pas obstacle à l’exploitation du pétrole Zanzari par les pays occidentaux.

    De retour à Londres, 007 a les félicitations de M qui l’informe qu’aucune sanction ne sera prise pour son acte solitaire. Bond retourne voir Bryce pour lui rendre son passeport. Alors qu’il passe la nuit chez elle, il entend des bruits dans le jardin mais n’y trouve personne. Ayant peur qu’il puisse s’agir de Breed, il décide de partir et de ne plus la revoir afin de la protéger.

  • Personnages principaux

    • James Bond
    • Efua Blessing Ogilvy-Grant (VO), Efua Grâce Ogilvy-Grant (VF)
    • Jakobus Breed
    • Solomon Adeka
    • Gabriel Adeka
    • Hulbert Linck
    • Bryce Fitzjohn
    • Felix Leiter
  • Lancement

    Le lancement de Solo a eu lieu le mercredi 25 septembre 2013, veille de la sortie officielle britannique de l’ouvrage, à l’hôtel Dorchester de Londres (où Bond séjourne dans les premiers chapitres du roman).

    Ceux qui passaient par là ont plus apprécié le spectacle rare d’une lignée de voitures anciennes Jensen garées devant l’hôtel. Celle-ci comprenait la Jensen FF, voiture que James Bond conduit dans le roman, et qui a transporté l’auteur autour de Londres.

    Tout a débuté avec un petit-déjeuner inspiré par Bond à The Grill du Dorchester, où Boyd a signé les 7 premiers exemplaires du livre – Solo 001 à Solo 007 – avant de les confier aux mains d’hôtesses de la British Airways.

    Chacun des exemplaires, placés dans des valises transparentes, ont ensuite été transporté à l’aéroport de Heathrow par un convoi de 007 voitures Jensen.

    Conduits par leurs propriétaires, des membres du Jensen Owners’ Club, au terminal 5 d’Heathrow, les livres ont été réceptionnés sur un tapis rouge par sept capitaines de l’aviation pour un vol en première classe.

    À compter du 25 septembre et jusqu’au 26, les exemplaires Solo 001 à 007 ont voyagé à destination de 007 villes palpitantes de l’univers bondien, chaque livre étant sanglé dans le cockpit pendant toute la durée du vol.

    Lors de l’arrivée à destination, le capitaine de chaque avion a remis en main propre son livre dans les mains d’un interlocuteur soigneusement sélectionné.

    Les 007 destinations ont été choisies pour leur lien avec la promotion internationale du livre ou bien en fonction de leur rapport étroit avec William Boyd ou Ian Fleming :

    Solo 001 – Amsterdam, Pays-Bas

    1377024_10151846535629774_960556445_nAmsterdam fait partie des villes où la littérature anglaise est lue de manière importante et constitue naturellement le premier choix de destination pour Solo 001 en Europe.

    AW Bruna, basé en Hollande, a été le premier éditeur international à traduire les romans originaux de Ian Fleming dans les années 1950.

    La société poursuit ses activités d’édition aujourd’hui.

    Solo a été publié par Random House Europe le 26 septembre.

    Lors de son arrivée à Amsterdam le 26 septembre à 15:45, Solo 001 a été filmé par Schiphol TV traversant l’aéroport et arrivant à la boutique de Livres AKO.

    Le roman sera de nouveau présenté le samedi 28 septembre, dans le cadre d’un événement d’ampleur considérable, à la librairie AKO de La Haye, arrivée prévue en Jensen puis sur un tapis rouge.

    Solo 002 – Édimbourg, Ecosse

    image003L’héritage écossais de James Bond est bien connu. Son père, Andrew Bond était originaire de Glencoe.

    Après avoir été exclu d’Eton, le jeune Bond entre à l’école Fettes d’Édimbourg où il apprend plusieurs techniques de combat qu’il utilisera plus tard au cours de sa carrière d’espion :

    Au moment où il a quitté l’école, à l’âge de dix-sept ans, il avait déjà lutté deux fois pour l’école dans la catégorie poids légers et avait, en outre, fondé le premier cours sérieux de judo dans une école publique britannique.

    On ne vit que deux fois.

    Bien que William Boyd soit né au Ghana, il partage du sang écossais avec Bond et a fait ses études à l’école écossaise Gordonstoun.
    Fleming avait lui-même des racines écossaises et avait confié une fois à un ami qu’il souhaitait finalement retourner en Écosse pour y vivre ses dernières années.

    Dans Solo, Bond passe un bref séjour à Édimbourg, où il fête sa sortie de l’hôpital avec du champagne et des huîtres, du saumon fumé et des œufs brouillés dans un bar à huîtres à côté de Princes Street.

    Dès son arrivée à Édimbourg a 17 heures, Solo 002 a été récupéré à l’aéroport par Alex McGowan, directeur exécutif du Lyceum Theatre.

    William Boyd se rendra au lyceum pour parler de Solo le lundi 30 Septembre.

    Solo 002 sera alors l’occasion d’une visite des lieux du roman, dont Princes Street, George Street et la gare de Waverley.

    Puis, dans la soirée, Solo 002 sera remporté par à un membre du public, lors d’un tirage au sort.

    Solo 003 – Zurich, Suisse

    1277991_10151846536059774_1314690066_oLa Suisse a une signification particulière pour James Bond. Sa mère, Monique Delacroix, était née dans ce pays. Dans Goldfinger, Zurich est l’un des endroits où Auric Goldfinger stocke son or.

    Solo a été publié par Random House Europe le 26 septembre.

    À l’arrivée à Zurich le 26 septembre à 18h50, Solo 003 a été transporté à Orell Füssli « The Bookshop », la plus grande librairie en langue anglaise sur le continent européen.

    Là, il a été mis sous clé jusqu’à la période de Noël.

    À cette période il sera exposé dans la vitrine du magasin, en compagnie d’objets liés au lancement publicitaire du livre.

    Cette édition spéciale constituera alors un cadeau de Noël exceptionnel pour un heureux gagnant.

    Solo 004 – Los Angeles, États-Unis

    554904_10151847895564774_1613253063_n« Bienvenue aux États-Unis, M. Fitzjohn » déclara l’agent d’immigration en tamponnant le passeport. « Pour affaires ou pour le plaisir ? ». « Un peu des deux » répondit Bond », peut-on lire dans Solo.

    Le Bond cinématographique a une longue association avec Hollywood, mais le Bond littéraire a aussi ses propres liens avec Los Angeles.

    Dans son livre de récits de voyage Des villes pour James Bond, Ian Fleming écrit: « […] Hollywood aime avoir la primeur de tout nouveau venu un peu connu. Dès midi 30, je déjeunais au Brown Derby avec un producteur qui voulait faire de l’or grâce à moi en échange d’un verre d’eau et d’une croûte de pain ».

    Lors de son arrivée son arrivée à Los Angeles hier à 19h15, Solo 004 a été récupéré par le capitaine Robert Laycock, petit-neveu de Fleming, qui y vit.

    Il fera alors cadeau du Solo 004 à la Fondation Ian Fleming, constitué de l’édition américaine de Solo (publié par HarperCollins le 8 octobre), pour leurs archives.

    Le président de la Fondation est l’ancien agent littéraire de Ian Fleming, Peter Janson-Smith, et ​​son président en est Mike VanBlaricum, l’un des plus grands collectionneurs de « Bond » dans le monde.

    Solo 005 – Delhi, Inde

    1377342_10151846535314774_1352797885_nDurant l’hiver 1944, en septembre, le travail de Fleming pendant la guerre l’amena en Inde.

    Il fut chargé d’examiner l’infrastructure de la toute nouvelle flotte britannique dans le Pacifique et alla visiter son frère Peter, qui séjournait à New Delhi.

    Solo sera publié par Random House en Inde le 26 septembre.

    Arrivé à Delhi ce matin à 6h20, Solo 005 a été réceptionné par une automobile spéciale aux couleurs du livre et a fait le tour de la ville où il a été photographié dans les sites clés, dont le Fort Rouge, le Qutub Minar et la Porte de l’Inde.

    Plus tard, Solo 005 sera remis à la librairie Landmark où il sera gagné lors d’un concours.

    Solo 006 – Le Cap, Afrique du Sud

    Alors que l’avion roulait vers les bâtiments du terminal, Bond observa par la fenêtre, l’Afrique, éclairé par le soleil du matin

    Solo

    1274950_10151846538669774_1648436847_oLa moitié de l’action de Solo se déroule au Zanzarim, un pays africain imaginaire.

    William Boyd est lié depuis longtemps avec le continent et il n’est sans doute pas surprenant qu’il ait choisi l’Afrique comme un des décors du livre.

    Solo a été publié par Random House Struik le 26 septembre.

    Dès son arrivée en Afrique du Sud, Solo 006 a été filmé et recueilli par TV Expresso.

    Aujourd’hui, vendredi 27 septembre, Solo 006 arrivera par moto sur le plateau de l’Express TV Breakfast Show, où le PDG de Random House Struik, Steve Connolly, annoncera le gagnant d’un concours d’une semaine à la radio.

    Solo 007 – Sydney, Australie

    1377266_10151847895584774_1214269531_nIan Fleming s’est rendu à Sydney durant l’hiver 1944 (à la suite de son escale pour rencontrer Peter Fleming à Delhi).

    Il y a fait connaissance d’un jeune Capitaine de corvette qui était désespéré de ne pouvoir obtenir un congé pour pouvoir se marier.

    Ian Fleming avait tout arrangé au bénéfice du jeune homme. Solo a été publié par Random House Australia le 26 septembre.

    Lors de son arrivée à Sydney, Solo 007, toujours en vol actuellement, sera récupéré et emmené pour une visite des principaux sites de Sydney par Booktopia, avant d’être offert à un gagnant du concours Solo.

     

  • Anecdotes

    En 1941, lorsque les alliés ont perdu l’île de Crète, Fleming (qui travaillait pour la marine britannique), a remarqué que certains soldats allemands n’avaient pas prit part aux combats principal mais qu’ils avaient pour objectifs de piller les quartiers généraux britanniques. Fleming a alors eu l’idée de mettre sur pied un commando de soldat britannique qui évoluerait en tête des premières lignes et qui aurait pour objectifs de se rendre dans les QG ennemis afin d’y saisir renseignement, codes, nouvelles armes, rapports, et autres trésors de guerre, avant qu’ils ne soient détruits par l’ennemi. Ce groupe de pilleurs fut nommé Special Intelligence Unit, puis No. 30 Commando et enfin 30 Assault Unit. Fleming, son créateur, surnommera ce commando : « mes Peaux-Rouges ». Le commando eut ses sucées sur le terrain et en 1994, juste avant le débarquement de Normandie, Fleming est venu donné des instructions au 30 Assault Unit : atteindre une station radar allemande à Douvres-la-Delivrande avant que l’ennemi n’ai la chance de la détruire. Dans Solo, William Boyd a fait de Bond un soldat de 30 Assault Unit (bien que l’objectif du D-Day dans le roman ne soit pas une station radar). Après le débarquement, le 30 AU semblera abandonner son rôle pour devenir un commando plus classique, rejoignant les Américains pour capturer Cherbourg ou encore rejoignant le général Leclerc lors de son avancée vers Paris.

    Dans la préface du livre, William Boyd dit clairement que Bond est né en 1924, cependant il existe des divergence sur l’année de naissance de ce dernier.

    Boyd a choisit d’envoyer Bond en Afrique car 007 ne s’y était que très peu rendu dans les romans de Fleming. Le roman s’inspire de la guerre du Biafra (1967-1970) qui opposait le Nigeria et la république du Biafra (région riche en pétrole du Nigeria qui s’était autoproclamé indépendante du reste du pays).

    Selon l’auteur, le choix du titre s’explique notamment par le fait qu’il soit dans le thème du roman, instantanément reconnaissable à l’international et par le fait que les deux O rappellent les 00 de 007.

    William Boyd parle très bien le français et a d’ailleurs donné quelques interviews dans notre langue :

L’auteur : William Boyd

William Boyd


Arme de service principale : Walther PPK

Véhicule: Jensen FF (grise)

Pays principaux : Zanzarim (pays fictif), République démocratique du Dahum (pays fictif), États-Unis (Washington DC, Virginie), Angleterre (Londres), Écosse (Édimbourg)

Sites officiels : http://jamesbondthenewmission.co.uk (mort)
www.jamesbondsolo.co.uk (mort)


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Première édition, Jonathan Cape, 26 septembre 2013

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Commentaires (1)

  1. Clément

    Il est très dur de passer après Ian Fleming. Au premier abord, ses romans ont l’air faciles : prenez un agent secret britannique cynique, donnez lui une mission face à un ennemi malsain et vraiment méchant, choisissez un cadre exotique sur lequel Bond portera un regard désabusé, et laissée la mission se dérouler, d’aéroports en bureaux du MI6, de méchants en James Bond girls, de restaurants luxueux en tortures perverses.

    Tous ces éléments sont là dans le nouveau roman proposé par William Boyd, et pourtant, l’alchimie a du mal à fonctionner.

    […] Suite de la critique : http://www.commander007.net/2013/10/critique-le-solo-de-bond/

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