Poker fatal – 2007

Poker Fatal

Double or Die est un roman écrit par Charlie Higson qui fut publié au Royaume-Uni le 4 janvier 2007. Il s’agit du troisième roman de la série La Jeunesse de James Bond (Young Bond). Il est sorti en français aux éditions Gallimard (2007), sous le titre Poker fatal, avec une traduction signée Julien Ramel.

Synopsis

James Bond avait décidé d’aborder sagement sa nouvelle année à Eton, mais voilà qu’une lettre codée le met sur la piste de dangereux criminels : le professeur Fairburn a été enlevé, et James n’a que quelques jours pour résoudre des énigmes et le délivrer. Ce n’est pas seulement la vie du professeur qui est en jeu : quelque chose de plus grand se prépare.

– Remarquer quoi ?
– Luc Olivier et Speccy Stevens.
– Eh ben ? demanda James, de plus en plus impatient.
– Aucun d’entre eux n’appartient à la société des cruciverbistes, répondit Pritpal. Et je serais même prêt à parier qu’ils n’existent pas du tout.
– Continu, ça devient intéressant, dit James en dévorant Pritpal des yeux.
– Je crois que cette lettre est chiffrée, dit Pritpal.
– Chiffrée ?
– Un message codé. Pour un quidam, tout ça peut sembler normal. En revanche, quiconque connaît Eton remarquerait immédiatement les erreurs, même si à mon avis, ce ne sont pas erreurs, mais bien des clefs.
– C’est très élaboré comme puzzle. Une lettre entière.
– C’est exactement le genre de chose que ferrait Fairburn. Il a toujours fait montre d’un singulier sens de l’humour.
– Irait-il aussi loin que démissionner ? Car, si effectivement c’est une blague, je n’ai pas l’impression qu’elle soit du goût du proviseur et de Codrose.
– Fairburn n’est pas comme tout le monde. Je ne serais pas étonné qu’il ait écrit cette lettre comme une sorte de test. Peut-être même qu’elle nous est directement destinée, comme une énigme : « le mystère du professeur disparu ».
– Tu crois vraiment qu’il serait capable de faire une chose pareille ? demanda James avec un sourire.
– J’en suis persuadé. Comme je te l’ai dit, Fairburn est un excentrique notoire avec un faible prononcé pour les messages codés, les puzzles ou les problèmes mathématiques.
– Mmh, bourgeonna Bond en croisant les jambes et en tirant son pied vers la hanche. Supposons que ce soit bien une sorte de charade, par quoi commence-t-on ?
– Par Luc Olivier et Speccy Stevens, à l’évidence. C’est l’indice le plus clair, celui qui a le plus de chance de me sauter aux yeux. Nous devons donc commencer par là.

Charlie Higson
Poker fatal

Résumé

Poker fatal commence par un prologue au cours duquel un professeur de mathématique d’Eton, Alexis Fairburn est enlevé aux alentours de décembre après avoir reçu une lettre de son ami Perterson mentionnant un certain « projet Nemesis ».

Quelques semaines plus tard, Nandra Priptal reçoit à Eton une lettre de ce dernier que le proviseur lui demande de lire, car il ne comprend pas la raison de son départ. James Bond est présent et la lettre est un au revoir à Priptal, un membre de la société des cruciverbistes (Crossword Society en VO), un club de mots croisés dirigé par Fairburn. La lettre lui parait bizarre, mais il n’en parle pas au proviseur. Avec Bond, ils tentent de comprendre et ils aboutissent à un indice : « Résolvez les sept énigmes codées » (de la lettre). Cependant c’est Codrose, le recteur d’internat, qui a gardé la lettre en sa possession. Aidé de ses amis, Bond s’introduit dans les appartements de ce dernier et prend une série de photos de celle-ci. Ensemble, ils commencent à tenter de résoudre les énigmes.

Priptal reçoit une lettre d’un certain Gordius, un confrère de Fairburn qui vient à Eton s’adresser le soir même à la société des cruciverbistes. Un indice de la lettre mène aussi au nom de Gordius. Lorsqu’il arrive, Gordius ne leur fait pas faire des mots croisés mais des jeux de cartes. Bond pense que Gordius n’aime pas trop les enfants et plus étrangement les mots croisés non plus. Gordius propose de rendre le jeu plus intéressant en misant de l’argent, Bond joue et gagne. Avant de partir, Gordius révèle son vrai nom : le professeur Ivar Peterson.

En sortant du club, Bond manque de peu de se faire écraser par une voiture conduite par un homme à l’allure d’un squelette. James Bond a remarqué que Gordius le prenait pour Luc Olivier, un membre du club n’existant pas mais inventé par Fairburn dans sa lettre pour faire une anagramme ; or Gordius ne devrait pas être au courant du contenu de la lettre. Bond décide alors de se rendre au Trinity College à Cambridge pour voir le vrai professeur Peterson, car il pense que Gordius n’est pas celui qu’il prétend. Alors qu’il cherche une excuse pour s’absenter d’Eton, son internat prend feu après qu’un homme squelettique a cambriolé les appartements de Codrose. Bond va partir en voiture avec Perry et dit à son recteur qu’il va soi-disant être hébergé chez le père de ce dernier.

L’un des indices de la lettre mène à l’œuvre de Robert Louis Stevenson, intitulé Enlevé ! et Bond comprend que c’est ce qui est arrivé à Fairburn ; un autre indice indique qu’il ne lui reste que peu de temps avant que ses ravisseurs ne l’amènent à l’étranger.

Arrivé à Cambridge, Bond se rend à Trinity College. Ivar Peterson n’a pas l’air d’être dans son bureau et Bond décide de s’y introduire discrètement pour trouver des indices. À l’intérieur, il trouve le corps de ce dernier : il est mort et ne ressemble pas à Gordius. Bond s’enfuit en volant au passage une lettre, une feuille avec un code en binaire et une photo. Dans la rue, il revoit Alan Turing, la personne qui l’avait accompagnée jusqu’au bureau de Peterson et il lui demande sur quoi le professeur travaillait. Ce dernier lui répond une « machine à différences » et Bond remarque qu’un grand homme squelettique s’approche d’eux. Il dit à Turing de prévenir la police pour le corps et se met à courir. Après avoir semé son poursuivant, il décide de regarder les indices pris dans le bureau de Peterson. La photo montre trois amis : Fairburn, Perterson et un certain John Charnage, aussi destinataire de la lettre.

Bond a été suivi par l’homme squelettique, et s’engage une course-poursuite en voiture. Bond sort de la route avec fracas et ses poursuivants, les frères Wolfgang et Ludwig (l’homme squelettique) Smith, le laissent pour mort. Après s’être évanoui Bond se réveille dans un hôpital où il décide de fuir avant l’arrivée de la police. À peine est-il sorti de l’hôpital qu’il remarque qu’il est suivi par quatre hommes ; il parvient à leur échapper en prenant un taxi et se rend chez Perry.

Les garçons décident de trouver John Charnage et de le rencontrer chez lui. L’homme qui se présente comme Charnage est Gordius, qui dit qu’il était à Eton pour enquêter sur la disparition de son ami. Lorsqu’il s’absente pour téléphoner, Bond trouve la lettre volée à Codrose chez Charnage et ils décident de s’enfuir de la maison. De justesse ils y parviennent, et partent rejoindre Priptal.

Une fois réuni à l’église avec les autres garçons de Eton, des policiers font leurs apparitions pour mener leur enquête sur les récents événements. N’ayant rien trouvé ils repartent et Bond donne la feuille avec le code binaire à Priptal qui la décode. Cette dernière est en réalité un message de Fairburn à Peterson disant qu’il veut se retirer de Nemesis car John aurait « pactisé avec le diable » (en parlant de ses employeurs). Quelque chose au collège royal de chirurgie serait également à l’origine de tout cela.

Bond se rend au collège royal de chirurgie avec Perry et y trouve le cerveau conservé d’un célèbre mathématicien-inventeur : Charles Babbage, un nom qu’il avait déjà entendu de la bouche de Turing quand celui-ci lui avait dit que Perterson poursuivait les travaux de Babbage. James téléphone à Priptal qui lui explique sommairement qui était ce mathématicien et les machines qu’il avait imaginé, dont celle à différence. Bond et Perry partent maintenant pour le cimetière de Highgate qu’un indice de la lettre mentionnait.

Dans une crypte les garçons tombent sur un clochard nommé Théo qui y a élu domicile ; ils sont surpris car il pensait que c’était un mort avant qu’il ne se mette à bouger. Théo les aide à trouver l’endroit du cimetière qu’ils cherchent et ils y trouvent une lettre que Fairburn avait jetée par terre lors de son enlèvement. Cependant Wolfgang et Ludwig avec ses revolvers Apache font leurs apparitions. Théo intervient et le paye au prix de sa vie, mais son action donne aux garçons l’occasion de fuir.

Repérant la voiture des bandits durant sa fuite, Bond décide de s’introduire dans le coffre pour qu’il le mène droit à Fairburn. La lettre trouvée au cimetière raconte que Peterson a déjà commencé à travailler sur la machine de John et qu’il est lui aussi réticent vis-à-vis du destinataire de la machine. La voiture arrive à destination, une ex-usine nommée The Charnage Chemical Compagny. Après un rapide tour des environs, Bond retourne à la voiture et y met le feu. Quelques hommes sortent de l’usine : Les frères Smith, quelques cuisiniers chinois, Charnage et son major d’homme Deighton. Profitant de la diversion, Bond s’introduit dans le bâtiment.

Après avoir passé quelques portes, Bond se rend compte que l’usine dissimule en réalité un casino clandestin : le Paradice Club. À l’intérieur, James se fait appréhender par un homme qui veut qu’il mise pour lui à la roulette et gagne. Après sa victoire, Ludwig lui remet la main dessus et l’emmène voir Charnage à son bureau, où ils forcent Bond à boire du gin en grande quantité pour le faire mourir. Lorsque Charnage dit à Bond qu’il n’est pas une menace puisqu’il n’a même pas idée de pour qui il travaille, James se rappelant les énigmes de la lettre lui répond : les Russes. À cette dernière réplique, une femme assise dans un coin du bureau réagit et Bond comprend qu’elle est l’employeur de Charnage.

À demi-inconscient à cause de l’alcool, les frères Smith transportent Bond sur le pont d’un bateau afin de le larguer par-dessus bord une fois loin du rivage. Grâce à un flacon de potassium subtilisé dans l’usine, Bond parvient à fuir en blessant ses agresseurs. Une fois à terre, il décide se rendre chez un vieil ami : Kelly le Rouge (voir Opération SilverFin).

Encore sous l’effet du gin, Bond perd connaissance sur la route et se réveille entouré par un gang de filles voulant le passer à tabac. Il est frappé jusqu’à ce que le Rouge n’arrive et demande à sa petite sœur Kelly Kelly d’arrêter. Après avoir fait les présentations, Bond raconte toute l’histoire depuis le début et prend un peu de repos.

Pendant ce temps Perry et Priptal retournent à Eton pour y résoudre une des énigmes. Le Rouge suggère que les malfrats risquent d’utiliser la voie maritime pour sortir la machine du pays, et Bond décide de se rendre aux Royal Docks où un cargo du nom de Amoras y est amarré, nom également évoqué par les énigmes des Fairburn. Bond et Kelly y vont par wagon via un ancien souterrain désaffecté et destiné à la base à la distribution du courrier ; le Rouge reste en arrière.

Les deux compères réussissent à s’introduire furtivement sur le bateau et James part l’explorer en détail seul. Dans une cale il trouve N.E.M.E.S.I.S. (Numerical Evaluating Mathematical Engine and Serial Intelligence), la machine à différence : elle fonctionne. Il y a aussi Alexis Fairburn. Bond parvient à le libérer et à sortir du navire avec Kelly et lui.

Peu de temps après leurs évasions, l’alerte est donnée dans le port et celui-ci est vite bouclé, ils décident alors de se cacher sur un paquebot désaffecté. Pendant ce temps sur l’Amoras, le colonel Irina Sedova, surnommée Babouchka (Babushka en VO), la femme qui était plus tôt dans le bureau de Charnage, fait tuer ce dernier par Ludwig.

Sur le paquebot, Fairburn apprend à Bond que Charnage, en échange de la machine, voulait refaire sa vie en Russie, loin de ses dettes de jeu (bien qu’il ait eu idée de se servir du calculateur pour tricher aux jeux de hasard) et que les Russes, eux, comptent s’en servir dans le cryptage et le décodage dans le domaine du renseignement militaire.

Dans leurs recherches, les hommes de Sedova investissent le bateau où les protagonistes ont trouvé refuge et les capturent. Cependant un groupe d’homme mené par le Rouge arrive dans le port et les libère. Bond décide de se rendre sur l’Amoras avec d’autres hommes pour détruire la machine.

Arrivés dans la cale du cargo, ils tombent sur Charnage, mourant, et qui a pour idée de faire exploser le bateau via la salle des machines. Sur son chemin, Bond croise Wolfgang et Ludwig qui décident d’engager le combat sur le navire en perdition. Bond parvient de justesse à s’enfuir vivant du bateau contrairement aux frères Smith et Charnage ; cependant, à terre, Kelly l’informe que Sedova a capturé Fairburn et Perry. Elle se trouverait dans le souterrain qui leur a servi pour entrer dans le port.

Bond s’engouffre alors dans le tunnel du « Pneumatique » avec le Rouge et sa sœur et retrouve Perry, seul, à une bifurcation. Les garçons décident de se séparer, et c’est alors que Kelly Kelly dépose un baiser sur les lèvres de James Bond. Avec Perry, Bond tombe sur Sedova et parvient à maitriser la situation, décidant cependant de la laisser partir.

Le roman s’achève sur un bref passage se déroulant 12 ans plus tard et où Bond est dans sa Bentley 4½ Litre (achetée grâce à l’argent du Paradice Club) et est chargé de ramener un analyste à Londres dans le cadre de son emploi dans le domaine de la défense. L’analyste n’est autre que Fairburn, et il y a aussi Alan Turing. Le premier ordinateur semi-programmable vient d’être construit.

Personnages principaux

  • James Bond
  • Alexis Fairburn (Alexei Fyodorov)
  • Nandra Priptal
  • Perry Mandeville
  • John Charnage
  • Wolfgang Smith
  • Ludwig Smith
  • Ivar Peterson
  • Kelly le Rouge
  • Kelly Kelly
  • Irina Sedova (Babouchka)
  • Alan Turing

Anecdotes

Poker fatal se déroule à Londres. Pour mieux comprendre les destinations du livre, un livret de 64 pages intitulé The Young Bond Rough Guide to London fut offert avec le numéro du 7 avril 2007 de The Guardian. Ce livret contient une petite vue d’ensemble sur Fleming et son personnage de James Bond, une interview de Higson, ainsi qu’une guide et des informations sur les lieux qui apparaissant dans le roman (et sur d’autres endroits de Londres).

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Le manuscrit orignal incluait le retour du docteur Perseus Friend (l’ancien scientifique de Lord Hellebore), qui travaillait avec les Russes pour mettre la main sur le dispositif informatique. Mais comme le livre était déjà assez rempli comme cela, Higson a décidé de le retirer de l’histoire.

Le titre définitif du roman a été choisi par les fans. Trois titres furent ont été proposés sur le site officiel de La Jeunesse de James Bond : Double or Die ; N.E.M.E.S.I.S. et The Deadlock Cipher. C’est finalement Double or Die qui à reçu le plus de votes de la part des internautes. Le titre fut retenu n’a annoncé au public qu’à la veille de la publication du livre (soit le 4 janvier 2007) à la librairie Waterstone (Piccadilly). Pour préserver le suspens du titre jusqu’au bout, les 80 000 exemplaires qui avaient été envoyés en avance aux librairies étaient emballés dans un emballage opaque et bien fermé.

Les personnes ayant acheté le roman à Waterstone ont eu la surprise de découvrir une lettre codée de Charlie Higson à l’intérieur de leur exemplaire. Un prix était à gagner pour ceux qui parviendrait à la déchiffrer.

L’auteur : Charlie Higson

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Titres envisagés : N.E.M.E.S.I.S. ; The Deadlock Cipher ; Shoot the Moon ; The Big Smoke ; Six Days in December ; The Infernal Machine

Véhicule : Bamford and Martin 1.5 Litre, (Bentley 4½ Litre)

Pays principaux : Angleterre


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