Nobody Lives For Ever – 1986

Nobody lives together

Nobody Lives For Ever est le cinquième roman bondien écrit par John Gardner. Il fut publié pour la première fois au Royaume-Uni le 26 juin 1986, mais il n’a jamais été traduit en français.

Synopsis

Parti récupérer sa gouvernante May Maxwell séjournant dans une clinique en Europe, James Bond apprend du MI6 que Tamil Rahani, chef du SPECTRE dans le roman Une question d’honneur, est mourant des suites de son duel avec 007. Rahani, avant de quitter ce monde, a littéralement mis la tête à prix de Bond. Il s’agit d’une compétition de Rahani et du SPECTRE appelée la « Chasse à la tête » ; concours ouvert à tous qui récompenserait quiconque ramènerait Bond au SPECTRE, mort ou vif.

Bond a alors pour ordre de « ne faire confiance à personne ». Un peu plus tard, May et Miss Moneypenny sont portées disparues… 007 se confronte à des assassins alors qu’il rencontre deux mystérieuses jeunes femmes…

‘Herr Direktor ?’ Bond heard the note of anxiety in his own tone.
‘I’m sorry, Mr Bond. It is not good news…’
‘May !’
‘Your patient, Mr Bond. She is vanished. The police are here with me now. I’m sorry not to have made contact sooner. But she is vanished with the friend who visited yesterday, the Moneypenny lady. There has been a telephone call and the police wish to speak to you. She has been, how do you say it ? Napped…’
‘Kidnapped ? May kidnapped, and Moneypenny ?’
A thousand thoughts went through his head, but only one made sense. Someone had done his homework very well. May’s kidnapping could just possibly have been associated with Moneypenny’s, who was always a prime target. What was more probable, however, was that one of the Head Hunt contenders wanted Bond under close observation, and how better than to lead him in a search for May and Moneypenny ?

John Gardner
Nobody Lives For Ever

Résumé détaillé

(UK édition) James Bond est en vacances en Europe au volant de sa Bentley Mulsanne Turbo. Il compte en profiter pour y récupérer May, sa gouvernante, qui se trouve dans une clinique autrichienne à la suite de problèmes de santé. Alors qu’il s’arrête dans une station essence, il repère une jeune femme, Sukie Tempesta, qui se fait agresser par deux voyous qui ont piqué dans la caisse. À l’aide de sa matraque télescopique Bond maitrise les deux hommes, attend la police avec Sukie et reprend sa route. Durant son trajet vers Strasbourg, il assiste à une explosion sur l’autoroute ; il s’agit du troisième incident de la journée (le premier étant deux hommes tombés à la mer pendant la traversé en ferry).

Le lendemain, 007 reçoit un coup de téléphone de Moneypenny qui l’informe qu’elle se trouve également en vacances dans les environs de Salzbourg, là où se trouve la clinique de May. En sortant de son hôtel, Bond croise un certain Paul Cordova, un membre du crime organisé new-yorkais et reprend se route. Plus tard, dans un autre hôtel, Bond entend une femme paniquer et crier à l’assassinat, il tombe sur le corps de Cordova. 007 croise ensuite Sukie Tempesta à la réception de l’hôtel et dine avec elle. Un soudain coup de fil de Bill Tanner l’informe qu’il est en danger et que Steve Quinn, le résident du SIS à Rome, va venir bientôt le rejoindre.

Quinn rencontre Bond à son hôtel et l’informe qu’il y a un contrat sur sa tête. M a appris qu’il y a une compétition, nommée la Head Hunt, et que la personne qui rapporterait la tête de Bond sur plateau d’argent à Tamil Rahani, le chef du SPECTRE recevrait 10 millions de francs suisses. M estime qu’une trentaine de tueurs professionnels, notamment issues des Brigades rouges, de l’ancien SMERSH et de l’Union Corse (qui n’est plus dirigée par Marc-Ange Draco) sont à sa recherche ; ils s’entre-tuent d’ailleurs entre eux (d’où les récents « incidents » dont Bond a été témoin). Le contrat expire dans trois mois car Rahani a reçu un choc à la colonne vertébrale lors de sa précédente fuite en parachute. Ceci a déclenché un cancer affectant la moelle épinière et les spécialistes ne lui donnent que quatre mois à vivre. 007 reçoit un appel du directeur de la clinique, May et Moneypenny ont disparu. Elles ont été enlevées.

Bond décide de se rendre à la clinique et d’amener Sukie avec lui. Vue qu’elle devait retrouver une amie, Nannette « Nannie » Norrich, 007 décide aussi d’amener cette dernière avec lui. Alors qu’il conduit vers Salzbourg avec les deux femmes, la Bentley se fait attaquer par des tueurs. Il s’avère que Nannie a une arme et qu’elle aide 007 à se débarrasser de ses poursuivants. Sukie raconte ensuite à Bond que Nannie est la présidente de NUB (Norrich Universal Bodyguards), une société de protection rapprochée.

M informe Bond que les kidnappeurs de May et Moneypenny ont promis de les relâcher saines et sauve s’il se rendait. 007 continue sa route jusque vers Salzbourg où il rencontre l’inspecteur chargé de l’enquête sur l’enlèvement, Heinrich Osten dit « Le grappin ». Cependant l’inspecteur s’avère être un policier corrompu et, à l’aide de ses hommes, il sépare les filles de Bond, le désarme et l’amène dans un appartement. Osten lui explique qu’il est intéressé par la récompense de la Head Hunt et l’enferme seul dans un chambre en attendant l’arrivée de quelqu’un.

Bond s’attaque rapidement à la serrure grâce à sa ceinture crée par le département Q qui contient un ensemble d’outils miniatures. Une fois la porte ouverte, 007 découvre les corps sans vies de l’inspecteur Osten et de ses hommes… Bond trouve Sukie et Nannie, elles sont encore en vie. Il téléphone au résident du SIS à Vienne qui lui envoie le commissaire Becker. Celui-ci apprend à Bond que, selon certains indices, May et Moneypenny ont été amenées à Francfort puis à Paris. 007 reçoit un coup de téléphone des kidnappeurs : ils lui demandent de se rendre au Goldener Hirsch Hotel de Salzbourg avec Sukie et Nannie.

Alors qu’il est à l’hôtel pour y attendre d’autres instructions, Bond se fait attaquer par une chauve-souris vampire dans la salle de bain. Après qu’il soit parvenu à s’en débarrasser, Bond reçoit un autre coup de téléphone des ravisseurs qui lui demande de se rendre dans un hôtel parisien avec les filles. Cependant, Bond sait que les ravisseurs se trouvent à la Klinik Mozart et qu’ils ont pris le directeur, Kirchtum, en otage. Bond s’y infiltre, seul, et découvre que c’est Steve Quinn qui est derrière les coups de téléphone et que ce dernier travaille pour le Directorat S département huit du KGB, soit le nouveau nom du SMERSH.

Bond le capture, et menaçant sa femme, il obtient des informations : ils veulent qu’ils se rendent à Paris pour que quelqu’un vienne le chercher et l’amène à Tamil Rahani qui se trouve à Key West (Floride).

Bond regagne son hôtel et contact le Service. Il se rend ensuite à l’aéroport où un jet privé l’attend et s’envole vers la Floride avec les filles. Cependant, arrivé à l’aéroport international de Miami, il est accueilli par Steve Quinn et le Docteur Kirchtum… Ces derniers le font monter (sans les filles) dans un avion qui va en direction de Key West. Ils changent de véhicule pour une voiture, puis pour un bateau. En mer, Sukie et Nannie interviennent, tuent Quinn et Kirchtum, et libèrent Bond. 007 fait l’amour avec Nannie et s’achète une combinaison de plongée pour infiltré Shark Island, l’île de Rahani.

Il s’introduit dans la propriété, repère Rahani, et alors qu’il s’apprête à le tuer, il est interrompu par Nannie ; elle pointe une arme vers lui. Celle-ci se révèle être une ennemie, ce qui n’est pas la cas de Sukie (qui n’est pas là). Rahani, à qui le médecin lui estime un ou deux jours à vivre, promet à Bond que May et Moneypenny seront libérées une fois sa tête coupée.

Nannie amène Bond dans une salle d’exécution où se trouve une guillotine et l’enferme dans une cellule. Pour la dernière requête du condamné, Bond demande un plat d’œufs brouillés et une bouteille de Taittinger ’73. Pendant que Nannie part les chercher, 007 en profite pour s’attaquer à la serrure grâce à des gadgets. Il entre dans la salle d’exécution et place des explosifs sous le lit de Tamil Rahani (qui dors dans la salle d’exécution) et regagne sa cellule.

Nannie revient et amène Bond à la salle d’exécution lorsque les explosifs explosent. Rahani meurt et 007 profite de la diversion pour s’enfuir et libérer May et Moneypenny. Ils se frayent un chemin jusqu’à la sortie où ils trouvent Sukie ; ayant compris que Nannie était une traitresse, elle lançait un assaut sur l’île avec l’US Navy.

Personnages principaux

  • James Bond
  • Tamil Rahani : le chef du SPECTRE, condamné par ses blessures, cherche à se venger de Bond avant de mourir en mettant sa tête à prix.
  • Sukie Tempesta : jeune femme que Bond rencontre par hasard.
  • Nannette « Nannie » Norrich : Amie de Sukie et présidente d’une société de protection rapprochée.
  • Miss Moneypenny : la secrétaire de M, enlevée.
  • May Maxwell : la gouvernante de Bond, également enlevée.
  • Steve Quinn : le résident du SIS à Rome.

Anecdotes

Nannie et Sukie sont basés sur des personnes que Gardner connaissait. Par ailleurs, Sukie est la Bond Girl préféré de l’auteur.

Bien qu’il n’y ait malheureusement pas de version française, ce roman possède non une mais deux versions anglophones : l’Anglaise (Nobody Lives For Ever) et l’Américaine (Nobody Lives Forever). Il est étrange de constater qu’outre la différence de titre, l’édition britannique bien que notablement plus courte que l’édition américaine (notez combien de mots sont absents dans les passages ci-dessous), semble plus être un livre plus révisé. D’une part certains des changements de l’édition britannique corrigent beaucoup d’erreurs littéraires et est mieux écrites que l’édition américaine, mais d’un autre côté de nombreux changements cassent inutilement des passages en paragraphes courts et disjoints. Des phrases ont été coupées, réarrangées, ou même réécrites. Des dialogues ont été coupés, modifiés ou ajoutés. Voici un exemple au chapitre 17 :

« Bond began to climb the open zig-zagging stairs to the first level, his feet touching the fretted metal noiselessly, his body held to the left so that his right hand, clutching the ASP, was instantly ready. Standing on the first terrace, he waited, his head cocked. Just ahead of him there was a large sliding picture window, the curtains only partially drawn, and one section open. He crossed to the window and peered in. »

« The room was white, furnished with glass tables, soft white armchairs, and valuable modern paintings. A deep pile white carpet covered the floor. In the centre was a large bed, with electronic controls that could adjust any section to any angle, to improve the comfort of the patient who now lay in it. »

« Tamil Rahani was propped up with silk-covered pillows, his eyes closed, and his head turned to one side. Despite the shrunken face with skin the colour of parchment, Bond recognized him immediately. On their previous meetings, Rahani had been smooth, short, and dapper, attractive in a military kind of way. Now the heir to the Blofeld fortune was reduced to a human doll, dwarfed by the seductive luxury of the high-tech bed. »

« Bond slid open the window, and stepped inside. Moving like a cat to the end of the bed, he gazed down on the man who controlled SPECTRE. » … « As he began to squeeze the trigger, he thought he felt a small gust of air on the back of his head. »

Édition britannique (251 mots)
Nobody Lives For Ever

« With great care, James Bond began to climb the open zigzagging stairs to the first level, his feet noiselessly touching the fretted metal, his body to the left to leave his right hand, and the ASP, ready for instant use. At the top, standing on the first terrace, he waited, head cocked. Just ahead of him there was a large sliding picture window, the curtains only partially drawn and one section of the window open. »

« Moving so that he covered all points of the compass around him, Bond crossed to the window, peering in. he could not believe what he saw, almost speaking his thoughts out loud – « First time lucky. »

« The room was white and splendidly decorated, with glass tables, white soft armchairs, and what appeared to be excellent original paintings on its walls, a deep pile white carpet covering the floor. But the central feature was a large, comfortable, customized bed – a king-sized sickbed, with controls on a panel at the head, switches and buttons that could, obviously, adjust any part of the bed, from head to foot, to suit the patient who now lay in it, propped up with silk pillows, his eyes closed in sleep and his head turned to one side. »
« In spite of the now shrunken face, the skin a parchment pallor, Bond recognized the man immediately. On their previous meetings, Tamil Rahani had been smooth, short, dapper and attractive, in a military fashion. Now he was a shadow of his former self – the heir to the Blofeld fortune, and the organization, SPECTRE, reduced to this human doll, swamped by the seductive luxury of a high-tech bed. »

« Bond slid the window open and stepped inside, moving like a cat to the end of the bed, gazing down on the man who controlled his greatest enemies. » … « He began to squeeze the trigger, and as he did so thought he felt a small gust of air on the back of his head. »

Édition américaine (327 mots)
Nobody Lives Forever

La ligne suivante apparait aussi plus tôt dans l’édition américaine mais pas dans l’édition britannique : « They passed along the wooden walkway running alongside the hotel’s crowded eating places – the pier House Restaurant, the Beach Club Bar and Pete`s Raw bar (Doing a raw-ring trade Sukie said, and they all groaned) ». De même l’édition britannique omet la ligne suivante au chapitre 10 : « A vamPIRE BAT ? Her voice rose to a screech. James! Jee-rusalem! ». Le chapitre 17 de l’édition britannique suggère aussi que Bond a réservé au restaurant, tandis que la version américaine fait clairement savoir que ce n’est pas le cas.

Au chapitre 13 :

« James. James, you`re going the wrong way. You left the Bentley in the car park to the left. Remember? »

« Don`t tell the whole world, Sukie. We`re not using the Bentley. »

Édition britannique
Nobody Lives For Ever

« James? » Sukie sounded almost wheedling, as they left the hotel, lugging their suitcases. « James, you`re going the wrong way. You left the Bentley in the car park to the left. »

« Yes, » Bond spoke quietly. « Don`t tell the whole world, Sukie. We`re not using the Bentley. »

Édition américaine
Nobody Lives Forever

Encore au chapitre 17 :

« They were shown to a corner table in a pleasant white room. Bond took a seat with his back to the wall and a good view of the entrance. The tablecloths were paper, and there were packets of crayons besides each plate. Bond doodled, drawing a skull and crossbones. Nannie had sketched something vaguely obscene, in red. She leaned forward. »

Édition britannique
Nobody Lives For Ever

« The tablecloths were made of paper, and there were packets of crayons besides each plate, so that guests could create their own art – perhaps the restaurant`s owners were still hoping Picasso would arrive and pay the bill with a tablecloth. »

Édition américaine
Nobody Lives Forever

Par ailleurs le premier chapitre chapitre est intitulé « The Road South » dans la version britannique mais c’est sous le titre « No Way to Start a Vacation » qu’on le retrouve outre-Manche. Les autres romans de Gardner contiennent également des différences entre leurs versions britanniques et américaines dont nous reparleront plus tard.

L’auteur : John Gardner

JohnGardner


Autres titres envisagés : You Only Die Once

Arme de service principale : ASP 9mm (avec des balles Glaser Safety Slug)

Voiture : Bentley Mulsanne Turbo

Pays principaux : France, Suisse, Autriche, États-Unis (Key West)


Articles sur le sujet

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Guide des éditions françaises

Non traduit

Éditions étrangères notables

En 2013, Orion publie sous forme de livre électronique un recueil de tous les romans de James Bond écrits par John Gardner (dont ses novélisations). Celui-ci est intitulé James Bond: The John Gardner Years.



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