Les romans de continuation

Depuis la mort de Ian Fleming, un certain nombre d’auteurs ont écrit pour poursuivre son travail. Ils ont rédigé des romans de continuations, des novélisations de certain des films de la saga produits par Eon Productions, et des nouvelles. La plupart de ces livres ont été traduit en français, mais pas tous. Le « premier » auteur à avoir été publié était Kingsley Amis, qui a sorti un unique roman, publié sous le pseudonyme de « Robert Markham ». Le romancier et scénariste Christopher Wood a écrit deux novélisations dans la fin des années 70. Ian Fleming Publications, anciennement nommée Glidrose Publications et détenteurs des droits de la série, a ensuite demandé à John Gardner de prendre le relais. Entre 1981 et 1996, il a rédigé quatorze romans et deux novélisations. Gardner prend sa retraite après la publication de COLD à cause de problèmes de santé, et Raymond Benson le remplace alors. De 1996 à 2002, Benson publie six romans, trois novélisations et trois nouvelles.

Après un hiatus de six ans sans romans avec un Bond adulte ou comme personnage principal, Sebastian Faulks a été chargé d’écrire un nouveau roman qui a été publié le 28 mai 2008 pour le 100e anniversaire de la naissance de Ian Fleming. Il sera suivi en 2011 de l’auteur américain Jeffery Deaver puis William Boyd en 2013, tous deux ont écrit un seul roman. Anthony Horowitz a publié un nouveau roman en septembre 2015 et s’apprête à en publier un nouveau en 2018.

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    Kingsley Amis

    Amis

    KINGSLEY AMIS

    Kingsley Amis (alias Robert Markham)

    Statistiques bondiennes : 1 roman, 2 ouvrages


    Kingsley Amis est né le le 16 avril 1922 à Londres. Très tôt sujet à des crises d’angoisses incontrôlables il jure à dix ans de ne plus jamais prendre l’avion. Et il s’y tiendra toute sa vie durant. Enfant doué, il se lance à onze ans dans l’écriture d’un long poème en prose et poursuit de brillantes études littéraires. Il apprécie le jazz, les virées nocturnes et l’alcool et abuse allègrement des uns et des autres.

    Si son premier roman, The Legacy, n’arrive pas à se faire publié, il n’en est pas de même pour son deuxième, Lucky Jim (1954), qui obtient un succès instantané et se voit adapté au cinéma (1957). Il intègre alors un mouvement artistique, Angry young men, qui fait parler de lui et lui permet de devenir écrivain à plein temps.

    Grand amateur de l’œuvre de Ian Fleming il publie en 1965 The James Bond dossier (Le dossier James Bond) ainsi que Book of Bond or, Everyman His Own 007 (le second, sous le pseudonyme de Lt-Col. William « Bill » Tanner), une étude approfondie du personnage de James Bond et une approche humoristique qui font de lui à l’époque, l’expert incontournable de l’agent 007. Amis a par ailleurs rencontré Fleming à quelques occasions.

    Glidrose, la société qui détient les droits du personnage lui demande un avis critique sur le dernier roman de Fleming : L’homme au pistolet d’or, non terminé par l’auteur. Ceci lui ouvrira les portes de la succession de l’écrivain comme auteur de romans de James Bond.

    On lui propose alors de rédiger sous le pseudonyme de Robert Markham de nouvelles aventures de James Bond, Ce nom de plume devait servir pour divers auteurs successifs qui auraient repris le personnage de 007. Malgré les réticences de la veuve de Fleming, Colonel Sun voit le jour en mars 1968 et se vend apparemment très bien.

    Dépendant à l’alcool, il voit sa situation familiale se dégrader et connaît plusieurs séparations ainsi qu’une tentative de vie communautaire avec ses enfants, son ex-épouse et le nouveau mari de cette dernière. Il a en tout écrit plus d’une vingtaines de romans, diverses recueils de poèmes, d’essais, critique et a été couronné par plusieurs récompenses littéraires ainsi que des titres honorifiques, dont celui de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique (CBE) en 1981.

    Anciennement communiste, il devient très conservateur vers la fin de sa vie. Il décède le 22 octobre 1995 à 73 ans, des suites d’une chute. Son fils, Martin Amis s’avère également être un écrivain réputé.

    Les autres livres bondiens de Amis :

    Kinglsey amis

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    Christopher Wood

    Statistiques bondiennes : 2 novélisations, 2 scripts de films, 1 ouvrage


    Christopher Wood est né le 5 novembre 1935 à Lambeth, dans le Grand Londres. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est envoyé par ses parents hors de Londres dans une institution de Northwich, mais un bombardement allemand détruit une école adjacente. Il fait ses études supérieures à l’Université de Cambridge où il obtient des diplômes d’économie et de droit en 1960. Il fait son service militaire en participant à une mission à Chypre, une expérience dont il s’inspire pour le cadre de son roman Terrible Hard, Says Alice (1970).

    Devant les ventes modestes de ses publications, il décide de travailler comme consultant en publicité pour la firme Masius Wynne-Williams. En parallèle, il continue d’écrire plusieurs romans, dont, sous le pseudonyme de Timothy Lea, une série de livres érotiques et humoristiques intitulée Confessions. Il a aussi utilisé plusieurs autres pseudonymes : James Montague, Frank Clegg, etc… Il se tourne alors vers le cinéma, adaptant ses romans Confessions en scénarios et produit aussi plusieurs scénarios originaux.

    En 1977, Lewis Gilbert, pour qui il avait déjà travaillé sur Seven Nights in Japan, fait appel à lui afin de participer au scénario du film L’Espion qui m’aimait (The Spy Who Loved Me) avec Richard Maibaum (même si de son dire, lui et Maibaum ne se sont croisé que très rarement). Le travail de Wood ayant obtenu un grand succès, il est de nouveau embauché pour écrire, seul cette fois, le scénario du film suivant : Moonraker, que Lewis Gilbert réalise également.

    Wood a aussi écrit la novélisation de ces deux films :
    « J’ai relu plusieurs fois les romans de Fleming afin d’essayer d’appliquer le même style. J’ai voulu faire la justice de cet homme. J’écrivais un livre, pas un manuscrit de film et j’espère que cela s’est ressenti ».

    Il écrira par la suite plusieurs romans et scenarios originaux de films. En 2006, il écrit ses mémoires de sa période 007 sous le titre James Bond, The Spy I Loved.

    Christopher Wood s’est éteint le 9 mai 2015.

  • John gardner

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    John Gardner

    Statistiques bondiennes : 14 romans, 2 novélisations


    John Edmund Gardner est né le 20 novembre 1926 dans la petite ville de Seaton Delavel, au nord de l’Angleterre. Dés sa plus tendre enfance, il souhaite devenir écrivain. À l’âge de huit ans il rédige un carnet, Les travaux complets de John Gardner, inspiré de l’observation des gens qui l’entoure. À neuf ans, il reçoit une boîte de magie et deviendra, quelque temps plus tard, magicien.

    Lorsque la Guerre éclate, il ment à propos de son âge et rejoint la Home Guard puis se porte volontaire pour rejoindre la Fleet Air Arm en 1943. Durant cette époque, il utilise aussi ses talents de magicien dans une troupe d’animation de la Croix-Rouge américaine. Fin 1944, il rejoint les Royal Marines et sert notamment au Moyen-Orient dans le 42 Commando.

    Après la guerre, il étudie à Cambridge puis Oxford et obtient, en 1950, un diplôme d’art en théologie. En 1952, il rencontre Margaret et se marie. Son épouse lui donnera un fils et une fille. Son père l’encourage alors à devenir, comme lui, pasteur de l’Église Anglicane et Gardner commence à prêcher dans le village de Frome, Somerset.
    Mais le doute le prend, il sent qu’il a fait une erreur, après 9 ans il renonce et commence à boire.

    À 31 ans, il est alcoolique. Comme lui dit le Dr Lincoln, s’il continue à boire, il ne lui restera seulement que six mois à vivre. Il entreprend une thérapie.

    Décidé à repartir à zéro, il veut devenir acteur mais ne trouve aucun engagement. Par hasard, il obtient un poste de critique dans un journal local le Stratford Upon Avon. Il y reste huit ans, années pendant lesquelles il écrit 8 pièces de théâtres qui seront toutes refusées par les éditeurs.

    En 1964, il écrit son autobiographie, Spin The Bottle, où il parle sincèrement de son problème avec l’alcool. Son premier roman The Liquidator paraît la même année, et devient aussitôt un succès. Son personnage principal est l’agent Boysie Oakes qui est en fait une parodie de James Bond. Fan de Fleming, il tente de rencontrer l’écrivain mais celui-ci décède deux semaines avant la date de leur entretien. Viendront ensuite sept romans avec le même agent comme personnage principal et d’autres avec le Professeur Moriarty (un personnage de l’univers de Sherlock Holmes).
    En 1977, l’écrivain s’installe en Irlande, pour des raisons de fiscalité, aux alentours de Dublin à la « Glammore Farm », dans les montagnes Wicklau.

    Lorsque Gardner est contacté par Glidrose, en 1980, pour écrire la suite des aventures de Bond, il est en tête d’une liste de six auteurs possible. Finalement, avec l’aide de son agent, un contrat est conclu, et il commence à travailler, non sans avoir reçu des directives précises de la part des héritiers de Fleming. Tout comme eux, Gardner souhaite amener Bond dans les années 1980 (puis plus tard dans les années 1990) tout en lui donnant le même age que chez Fleming ; et c’est ce qu’il ferra.

    À l’origine, son contrat porte sur une série de trois livres. Le premier doit s’appeler Meltdow, mais deviendra License Renewed (Permis renouvelé). Glidrose accepte le premier manuscrit, en proposant quelques modifications (Gardner voulait utiliser Century House, véritable quartier général du MI6, mais ce fut refusé), et le donne alors à la maison d´édition Jonathan Cape qui le publie avec Putnam et Hodder & Stoughton.

    Après le succès des trois premiers livres, il s’engage pour trois de plus. L’ancien alcoolique ne boit plus maintenant que du café, aime bien les interviews, au moins de temps en temps, mais ne lit aucune critique de ses livres. Il s’impose une discipline de fer en commençant le matin à 9 heures 30, fait une pause pour le déjeuner, et écrit alors jusqu’à 19 heures, en chassant Connery, Lazenby, Moore et les films de sa pensée. Il écrit la plupart du temps en écoutant du Wagner et des musiques de films, mais jamais celles des Bond. Gardner explique que son expérience d’ex-Royal Marines lui est utile pour l’écriture des romans de Bond, notamment pour tout ce qui concerne l’armement.
    1985, quatre ans après la parution du nouveau James Bond sur la scène littéraire, John Gardner a vendu 5 millions d’exemplaires des trois premiers titres.

    Au début de l’année 1989, il s’établit aux USA et vit deux ans a Charlottesville, Virginie. Il se remarie en 1991 avant son retour en Angleterre, dans le Surrey.
    En 1993, paraît un article, dans le Publishing News, écrit par Peter Janson-Smith, directeur de Glidrose Publications Ltd. Plusieurs millions de livres de son onzième Bond se sont vendus aux USA.

    John Gardner continue d’écrire pour Glidrose jusqu’en 1996 et décide de ne pas renouveler son contrat après avoir livré 14 romans et deux novélisations des aventures de James Bond. Il aura ainsi écrit au minimum un roman de James Bond par an depuis 1981 (excepté en 1985), faisant de lui l’auteur qui a écrit le plus de romans de l’agent 007.

    À la suite du décès de sa seconde épouse, Margaret, en 1997, John Gardner s’installe dans le Hampshire. Il a deux filles et un fils et écrit d’autres romans, ayant notamment pour cadre la Seconde Guerre Mondiale.
    John Gardner est décédé le 3 août 2007 des suites d’une présumée insuffisance cardiaque.

    Site web : www.john-gardner.com

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    Raymond Benson à Canne durant ses recherches pour Ne rêve jamais de mourir, 2000.

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    Raymond Benson

    Statistiques bondiennes : 6 romans, 4 nouvelles (dont une non publiée), 3 novélisations, 3 ouvrages (dont un non publié)


    Après quatorze livres écrits par Ian Fleming, une histoire écrite par R.D. Mascott, une autre par Kingsley Amis, encore une autre par John Pearson et seize romans écrits par John Gardner, Zero Minus Ten marque l’arrivée, en 1997, de Raymond Benson dans le cercle très fermé des auteurs d’aventures de James Bond en littérature.

    Raymond Benson est né le 6 septembre 1955 au Texas et devient fan de James Bond à neuf ans (son roman et film préféré sont Bons baisers de Russie). Après avoir reçu un diplôme et une licence de théâtre à l’université du Texas vers la fin des années 70, il a dirigé des pièces au Ally Theater à Houston. En 1979, il part pour New York où il compose des musiques et met en scène des spectacles à Broadway.

    En 1981, Permis renouvelé et Rien que pour vos yeux sortent et Benson pense alors à écrire un ouvrage de référence sur James Bond. Le théâtre à Broadway ne lui rapportant que peu et vu l’absence d’ouvrage récent sur le James Bond littéraire, il commence en octobre 1981 la rédaction de The James Bond Bedside Companion. Ce livre contiendra une biographie de Ian Fleming, une autre de son héros James Bond, ainsi qu’une critique et analyse de tous les films et romans sortis. Pour cela Benson contacte diverses personnes comme Ernest Cuneo, Ivar Bryce, Kingsley Amis, John Pearson, Kevin McClory, etc… mais n’obtient pas la coopération de Glidrose et d’EON.

    Raymond Benson a pourtant besoin de l’accord de Glidrose pour citer des passages des romans de Fleming dans son livre et, finalement, Peter Janson-Smith décide de le rencontrer. Janson-Smith lit quelques passages du livre de Benson et donne son vert. The James Bond Bedside Companion a été un monstre a écrire, il aura pris trois ans à l’auteur et sortira en 1984. Les efforts seront toutefois payants car l’ouvrage fut considéré par les fans de James Bond comme le livre définitif sur le sujet et été nominé aux Edgar Allan Poe Awards pour le meilleur travail de recherche biographique en 1984.

    Raymond Benson, qui était fan des livres de jeu rôle de James Bond publiés par Victory Games en 1983, rencontre leurs créateurs Gerry Klug et Robert Kern. Ils seraient heureux que l’auteur de The James Bond Bedside Companion écrive peur eux. En décembre 1984, Benson commence à écrire You Only Live Twice II – Back Of Beyond pour Victory Games ; le livre sera publié en 1986.

    En 1985, Benson est approché par Angelsoft qui voulait un auteur pour écrire des jeux vidéos d’aventures textuels basés sur The Mist de Stephen King et le film A View to a Kill (Dangereusement vôtre). Benson rejoindra Angelsoft en février 1985 et écrira les deux jeux ainsi qu’un troisième : Goldfinger en 1986.

    Fin 1985, Glidrose demandera à Raymond Benson d’écrire une pièce de théâtre James Bond (sur une idée de Benson). À cause de question de droit d’auteur et d’histoire, ce sera Casino Royale qui sera choisit. Benson écrira la pièce en deux ou trois mois et fit une première lecture sur scène en compagnie d’acteurs professionnels à New York en février 1986. La chose s’est bien passée et il y a eu des discussions avec le public pour savoir ce qui allait et ce qui n’allait pas. Glidrose paya Benson et soumettra la pièce à une agent de théâtre britannique qui a pensé que cela ne le ferrait pas ; elle a recommandé à ce que la pièce ne soit pas produite. Glidrose décide finalement de se ranger de son avis et la pièce théâtrale de Casino Royale écrite par Benson ne voit pas le jour.

    Raymond Benson travaillera par la suite sur d’autres jeux vidéo comme Dark Seed II, Return Of The Phantom ou Ultima VII dans les années 1990 et contribua à écrire certains articles des magazines Bondage et 007 Magazine (il fut aussi le vice-président du club américain James Bond pendant six ans, jusqu’en 1990). Glidrose lui aurait aussi envoyé des manuscrits de Gardner pour qu’il y repère les éventuelles erreurs de continuité dans l’univers Bond.

    Alors qu’il se trouve à Chicago en novembre 1995, le téléphone sonne : Peter Janson-Smith demande à Raymond Benson s’il souhaite écrire des romans de James Bond dans la mesure où John Gardner allait prendre sa retraite après COLD ; ils ont pensé à lui car il connaissait bien l’univers littéraire de 007. Benson accepte l’offre et il y a ensuite des discussions pour savoir que faire de James. Les livres devraient-ils se dérouler à l’époque la guerre froide ? Il fut décidé que le 007 littéraire devrait être synchronisé avec les films et évolué dans son temps. Tant que la continuité était respectée et que M était une femme, Raymond était libre de faire ce qu’il voulait dans la mesure du raisonnable ; il pouvait également suivre ou ignorer les précédents romans de continuation. Ainsi certains aspects des romans de Gardner comme Q’ute ou le grade de captain disparaissent des romans écrits par Benson, tandis que d’autres éléments comme les cigarettes H. Simmons persistent avec quelques références comme à l’ASP ou à Fredericka von Grüsse. Benson souhaite en fait mélanger le Bond de Fleming avec des éléments des films d’EON.

    Comme Gardner, Benson a du écrire les quatre premiers chapitres et un résumé du livre avant de décrocher le contrat, ceux-ci devraient êtres approuver par Glidrose, l’éditeur britannique et l’éditeur américain. Ce qui fut le cas (pour les romans suivants, Benson devait aussi écrire un résumé).

    Raymond Benson commence à écrire son premier roman de James Bond, Zero Minus Ten, début 1996, il s’agit de son tout premier roman de fiction (bien qu’il ait écrit déjà de la fiction pour le théâtre ou Victory). Il travaille l’histoire et décide de se rendre à Hong Kong pour faire un voyage de recherches. Le voyage n’étant prévue que pour le mois mai, il a un quelques mois à tuer. Étant un fan de Playboy depuis les les années 1970 et ayant rencontré son fondateur, Hugh Hefner, en 1994, Benson suggère à Glidrose de contacter Playboy pour leur écrire une nouvelle de James bond afin de renouer les liens entre le magazine et 007. Benson écrit ainsi le Le Spectre du passé en avril 1996, la nouvelle sera publié dans le numéro de janvier 1997 de Playboy.

    À Hong Kong, Benson visite les docks et se fait faire une visite guidée de la Hong Kong and Shanghai Bank. Il contacte la Royal Hong Kong Police et obtient un rendez-vous avec leurs experts de la Triade qui lui donne une transcription d’une ancienne cérémonie d’initiation secrète. Benson prend des notes, des photos, visite Guangzhou (Chine) et le casino de Macao. Il ne peut cependant pas se rendre en Australie. Après ce voyage, Benson modifie le roman en conséquence et le délivre à Glidrose en septembre. La femme de Benson qui a lu le manuscrit dira : « c’est notre voyage à Hong Kong, avec du danger en plus ». Glidrose et les éditeurs sont contents du roman et Benson décroche un contrat pour plus de livres.

    Dès octobre 1996, Benson travaille sur l’intrigue de son second roman, Le Visage de la mort. Il fait à nouveau un voyage de recherche qui l’amène d’abord en Angleterre puis à Athènes où il retrouve Panos Sambrakos du site Mr. Kiss Kiss Bang Bang qui lui sert notamment de guide. Benson séjourne à l’hôtel que Bond fréquentera dans le roman, manger dans les mêmes restaurants, joue au même casino et visite tous les endroits du roman sauf Santorini (qui était fermé pour l’hiver). Benson s’envole ensuite pour Chypre où il fait le tour de quelques bases militaires britannique et parle de la situation politique avec l’ambassadeur américain de Chypre. Pour finir l’auteur se rend dans la partie turque de Chypre (voir en détail le voyage de Benson).

    Benson a aussi des discutions avec Peter Janson-Smith sur la voiture que Bond devrait utiliser. Benson préfère la Jaguar XK8 à la nouvelle Aston Martin et contacte la marque qui l’aide pour les gadgets. De même, Benson écrit la novélisation de Demain ne meurt jamais.

    Après avoir lu le livre Tragédie à l’Everest (Into Thin Air) de Jon Krakauer, Benson a l’idée de placer James Bond dans Himalaya pour son troisième roman, Crime sur les cimes. Il entreprend son voyage de recherches qui commence par la Belgique où il visite le commissariat, l’hôtel, etc… et même l’hôpital où il a plus observé une chirurgie à cœur ouvert depuis la salle d’opération. Il se rend ensuite à Londres et au Népal mais ne peut y rester que peu de temps à cause d’un problème de visa. Puis il va à Aldershot ou il passe quelques jours avec le régiment de Gurkha.

    Alors qu’il est en train d’écrire Crime sur les cimes en été 1998, Playboy demande à Benson d’écrire une nouvelle de Bond pour les 45 ans du magazine. Il termine le premier jet de cette histoire intitulé Drame d’une nuit d’été en juillet mais a besoin de la remplir d’authenticité. Il est alors invité avec sa femme à une soirée pyjama Playboy.

    En avril-mai 1999, Benson part en voyage de recherche pour Doubleshoot, il commence par l’Angleterre où il a déjà des recherches à faire pour la novélisation de La monde ne suffit pas et visite notamment Soho et New Scotland Yard. Puis il va en Espagne où il visite notamment Ronda et Marbella et se renseigne sur la tauromachie. De là il va à Gibraltar puis au Maroc où il explore Tanger et Marrakech en pensant faire figurer cette dernière dans le livre (mais il choisira Casablanca à la place).

    À la fin de l’année 1999, TV Guide contacte Glidrose pour un numéro spécial James Bond qu’ils préparent en raison de la sortie du film Le monde ne suffit pas. TV Guide demande à Glidrose et Benson une très courte nouvelle qui aurait quelque chose à voir avec le monde de la télévision. Raymond Benson décide de situer l’action durant la guerre froide et Chicago (où il habite). La nouvelle sera publiée sous le titre Live at Five et inclura Janet Davies.

    En avril-mai 2000, Benson retourne en voyage en Angleterre et prend l’Eurostar pour Paris afin de mener des recherches pour Ne rêve jamais de mourir. Ici le journaliste Kevin Colette lui sert de guide, Benson parle notamment avec des démineurs de la police française puis ils se rendent à Cannes et son festival. Pierre Rodiac du Club James Bond France prend la relève et guide Benson à travers le casino Monte-Carlo, les rues de Nice et la Corse. À un moment ils se rendent à Bonifaccio, mais cet endroit ne sera finalement pas utilisé dans le livre.

    En automne 2000, Benson commence The Man with the Red Tattoo. Un ami à lui de Chicago, James McMahon, est un grand fan du Japon et c’est avec lui qu’il part au pays du soleil levant pour effectuer ses recherches (et c’est d’ailleurs McMahon qui est venu avec la légende du Kappa). Sur place le journaliste Yoshi Nakayama l’aide à visiter un Soapland (et y interviewer une fille qui y travaille) et l’aide même rencontrer Mie Hama et Akiko Wakabayashi (On ne vit que deux fois). Benson a aussi l’occasion d’explorer à pied le tunnel du Seikan. Pendant qu’il est au Japon, Benson se rend aussi à Benesse House et est interviewé par Reiko Ishizaki pour NHK (cette journaliste servira d’inspiration pour le personnage de Reiko) (voir en détail le voyage de Benson).

    En pleine écriture du roman durant l’été 2001, Benson songe à demander une période de vacance d’un an à Glidrose. Avant d’avoir plus demandé, le nouveau conseil de Glidrose décide de suspendre les romans de continuation pendant un moment. The Man with the Red Tattoo sera le dernier roman bondien de Raymond Benson, mais il publiera tout de même la novélisation de Meurs un autre jour en 2002.

    Après six romans, trois nouvelles et trois novélisations, Raymond Benson prend donc sa retraite. En 2003 il écrira toutefois ses mémoires à propos de 007, l’expérience qu’il a partagée avec ce personnage tout au long de sa vie, mais l’ouvrage ne sera jamais publié.

    Depuis Raymond Benson a écrit divers romans ou nouvelles de sa propre imagination comme la série The Black Stiletto ou encore des romans inspirés de jeux vidéos comme Splinter Cell, Metal Gear Solid, Dying Light, etc…

    En tant que membre du corps enseignant pendant deux années à la New School for Social Research, Raymond a donné des cours de théorie sur le tournage des films. Il a également enseigné à l’université de Chicago. Raymond est un membre actif des auteurs de mystères aux États Unis. Il vit actuellement dans la région de Chicago.

    Site web : http://raymondbenson.com

  • Sebastian Faulks

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    Sebastian Faulks

    Statistiques bondiennes : 1 roman, 1 nouvelle (parodie non-officielle)


    Sebastian Faulks est né le 20 avril 1953 à Donnington en Angleterre. Sa mère l’initie très tôt à la littérature, à la peinture, au théâtre et à la musique classique. Il fait ses études à l’école d’Elstree puis au Wellington College.

    Il part ensuite vivre en France et étudier la langue avant d’entrer à l’université puis se lance dans l’écriture de romans.

    En parallèle, il devient chroniqueur littéraire au Daily Telegraph, puis au Sunday Times ainsi que pour le Spectator et Book and bookmen.

    Il publie son premier roman, Trick of The light en 1984 tout en continuant à travailler pour des journaux et magazines tels que le Sunday Telegraph, The Independent ou The Guardian comme rédacteur littéraire.

    Il continue à publier divers ouvrages mais ne connaît le succès qu’en 1993 avec Birdsong où il devient alors écrivain à temps plein.

    Entre temps, il a épousé son ancienne assistante Veronica Youlten qui lui donnera deux enfants, William et Arthur. Ils partent vivre dans le sud-ouest de la France, près d’Agen entre 1995 et 1996 puis retournent vivre à Londres.

    En 2002 il devient Commander de l’ordre de l’Empire Britannique (Order of the British Empire).

    À l’été 2006 il est choisi par les héritiers de Ian Fleming qui siègent au sein du Conseil d’administration de Ian Fleming Publications pour écrire le nouveau roman de James Bond destiné à célébrer le centenaire du créateur de l’agent 007.

    Le livre, Le Diable l’emporte, sort le 28 mai 2008 à la date anniversaire de la naissance de Ian Fleming, appuyée par une importante campagne publicitaire. Il entre aussitôt dans la liste des meilleurs ventes en Grande-Bretagne, demeure cinq semaines numéro un des ventes et douze semaines dans le top ten. Il a été traduit dans plus de vingt-cinq pays avec plus de trois cent mille exemplaires vendus.

    Depuis, Sebastian Faulks a publié en 2009 A week in december ainsi que d’autres romans.

    Site web : www.sebastianfaulks.com

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    Jeffery Deaver

    Statistiques bondiennes : 1 roman


    Jeffery Deaver est né en 1950 à Glen Ellyn, près de Chicago, et vit actuellement en Caroline du Nord. Avant de se consacrer à l’écriture, il a d’abord été journaliste – tout comme Fleming – puis chanteur de folk et juriste. Il a commencé à écrire ses premiers polars au cours des longs trajets entre chez lui et son cabinet de Wall Street.

    Il est l’auteur à succès de deux recueils de nouvelles et de vingt-huit romans. Ses livres sont vendus dans cent cinquante pays, traduits en vingt-cinq langues et sont vendus dans le monde entier à plus de vingt millions d’exemplaires.

    On le connaît surtout pour ses séries mettant en scène les personnages récurrents de Kathryn Dance et Lincoln Rhyme et notamment pour son roman Le Désosseur, adapté au cinéma en 1999 sous le titre Bone Collector, avec Denzel Washington et Angelina Jolie. Son roman The Bodies Left Behind a été nominé pour le prix international du thriller en 2009.

    En 2004, Jeffery Deaver a remporté le prix Ian Fleming de l’Association des écrivains de romans policiers pour son livre Le rectificateur. Lors de son discours de remerciement, il a rendu hommage à Ian Fleming et à l’influence que ses livres avaient eus sur sa carrière. Corinne Turner, directrice de Ian Fleming Publications, Ltd., était présente dans le public : « À ce moment-là, j’ai pensé que James Bond pouvait connaître des aventures intéressantes entre les mains de Jeffery Deaver ».

    Deaver, quant à lui, confie : « Je ne peux pas décrire l’excitation que j’ai ressentie quand les ayants droit de Fleming m’ont demandé si j’étais intéressé par la rédaction du prochain volume de la série James Bond. Mon histoire avec Bond a commencé il y a une cinquantaine d’années. J’avais huit ou neuf ans quand j’ai lu un James Bond pour la. première fois. J’étais un lecteur précoce, grâce à mes parents. Ils m’interdisaient de voir certains films, mais j’avais le droit de lire tout ce que je voulais. Ce qui est ironique quand on pense que dans les années 50 et 60, on ne voyait jamais de violence ou de sexe à la télévision. J’étais donc autorisé à lire tous les James Bond que mon père rapportait à la maison ou que je pouvais m’acheter avec mon argent de poche ».

    Il précise : « J’ai ressenti assez tôt l’influence de Ian Fleming. Mon premier récit de fiction, écrit quand j’avais onze ans, était inspiré de Bond. C’était l’histoire d’un espion qui avait volé un avion top secret aux Russes. L’agent était américain, mais il avait des liens avec l’Angleterre car il avait été posté, comme mon père, dans le comté d’East Anglia durant la Seconde Guerre mondiale ».

    Avec Carte blanche, il signe un James Bond sur l’actualité brûlante de notre époque.

    Site web : www.jefferydeaver.com

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    William Boyd

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    William Boyd

    Statistiques bondiennes : 1 roman

    • 2013 : Solo (Solo)

    C’est par un communiqué conjoint des éditions Jonathan Cape et de Ian Fleming Publications que la nouvelle avait été annoncée en février 2013 : la suite des aventures littéraires de James Bond Solo sera l’oeuvre de William Boyd.

    William Boyd est né le 7 mars 1952 à Accra, Ghana (Afrique). Il fait ses études à l’université de Glasgow, à l’université de Nice, au Gordonstoun School de Moray, Écosse, et à Oxford, au Jesus College. Après ses études, il enseigne la littérature à Oxford. C’est à cette époque qu’il publie son premier roman : Un Anglais sous les Tropiques (A Good Man In Africa).

    Il fut critique télé pour le magazine New Statesman, de 1981 à 1983, et il a également écrit de nombreux scénarios de téléfilms. Il est depuis 1983 membre de la Société Royale de Littérature.

    En tant que scénariste, on peut en particulier signaler Chaplin de Richard Attenborough (1992), l’adaptation de son propre roman Un Anglais sous les tropiques (1994), et aussi l’adaptation du roman de Mario Vargas Llosa Tante Julia et le scribouillard. Il a aussi réalisé le film La Tranchée (The trench) en 1999, avec Daniel Craig bien avant James Bond, et a également travaillé avec Sean Connery et Pierce Brosnan.

    En 2002, il publie avec la complicité de David Bowie une biographie imaginaire d’un artiste américain héroïque, Nat Tate, apparenté à l’expressionnisme abstrait new-yorkais. La leçon inaugurale sur ce peintre fictif, donnée dans le musée avec photo, biographie et analyse de l’oeuvre, se voulait une plaisanterie, mais fut mal reçue : prise au sérieux, la mystification provoqua un scandale qui dépassait de loin l’intention de l’auteur.

    En 2003, il reçoit le prix Jean-Monnet des littératures européennes de Cognac pour son ouvrage À livre ouvert (Any Human Heart) dans lequel Ian Fleming apparaît comme un personnage du roman. Ses autres livres recevront également de nombreux prix et Boyd recevra le titre d’Officier de l’ordre de l’Empire britannique (OBE) en 2005.

    En 2012, la famille de Ian Fleming le choisit William Boyd pour écrire la suite des aventures de James Bond :

    « Je voulais que Solo soit un roman réaliste, avec une vraie mission, dans le monde de 1969. Il ne fallait pas qu’il y ait de téléphone cellulaire, ni d’Internet ou de GPS… Les héritiers de Fleming m’ont laissé beaucoup de liberté. J’étais libre de délocaliser Bond en Afrique, un continent absent des romans de Fleming, si ce n’est à la toute fin de Les Diamants sont éternels . On oublie que le Bond littéraire est beaucoup plus intéressant que le Bond du cinéma. Dans les romans, c’est un homme troublé, intelligent et un peu mélancolique. Il fait des erreurs et pleure facilement. C’est quelque chose que l’on ne voit pas au cinéma. C’est vraiment un personnage littéraire intéressant, plus nuancé, plus complexe avec une personnalité plus noire ».

    Le roman, Solo, a toutefois reçu des critiques mitigés. Il a depuis publié un autre roman : Les Vies multiples d’Amory Clay.

    William Boyd est marié et partage sa vie entre le sud-ouest de la France (Dordogne) et Londres.

    Site web : www.williamboyd.co.uk


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    Anthony Horowitz

    Statistiques bondiennes : 2 romans


    Anthony Horowitz est né le 5 avril 1955 à Stanmore, au Royaume-Uni, dans une riche famille juive ; son père est un homme d’affaires important et une sorte d’espion faisant partie de l’entourage du Premier ministre Harold Wilson.

    Enfant en surpoids il ne connaît pas des premières années heureuses, mais Anthony aime lire des livres de la bibliothèque de son père. À l’âge de 8 ans, Horowitz est envoyé à Orley Farm, une école préparatoire à Harrow où il raconte les histoires qu’il a lues à ses camarades de pension. Horowitz décrit son temps à Orley Farm comme « une expérience brutale », se rappelant qu’il était souvent battu par le directeur. À l’âge 13 ans il intègre Rugby School, prestigieuse école publique d’Angleterre, où il se découvre un amour pour l’écriture. Il sort en 1977 de l’université de York avec un diplôme de littérature anglaise et de l’histoire de l’art, avant de se diriger vers Vanbrugh College. L’année suivante, son père meurt d’un cancer, et du fait de mystérieux transferts de fonds qu’il avait réalisés avant sa mort, sa fortune n’est pas retrouvée.

    Anthony Horowitz publie son premier livre dès 1979, Signé Frédéric K. Bower (The Sinister Secret of Frederick K Bower). Depuis il a publié plus d’une trentaine de romans, principalement pour la jeunesse : certains sont des histoires fantastiques comme la série Le Pouvoir des Cinq (Power of Five) ou Les Cinq contre les anciens (Pentagramme), d’autres policiers comme la série Les Frères Diamant (Diamond Brothers).

    Mais Anthony Horowitz est principalement connu pour sa série d’espionnage qui met en scène l’espion adolescent Alex Rider ; celle-ci s’est a plus de 19 millions d’exemplaires dans le monde depuis sa création en 2001 et le premier livre, Stormbreaker, fut adapté en film en 2006.

    Alex Rider contient des parallèles avec le James Bond cinématographique d’une certaine manière : par exemple l’un des principaux antagonistes de la série est l’organisation SCORPIA (acronyme de Sabotage, Corruption, Intelligence and Assassination), similaire à SPECTRE, et Alex est souvent équipé de nombreux gadgets fournis par le MI6 (comme une montre avec un mouchard GPS pour le retrouver où qu’il soit, des pièces de monnaie explosives, ou encore un vélo avec une selle éjectable).

    Ceci n’est d’ailleurs pas par hasard puisque l’idée remonte aux années 1980, pendant lesquels Horowitz avait rencontré les producteurs de Bond et avait essayé de les convaincre de l’engager pour écrire le scénario du prochain film. La rencontre est restée lettre morte mais Horowitz s’est dit « tant pis : s’ils ne me laissent pas faire un film de James Bond, je ferai mon propre espion. Roger Moore venait de passer les 50 ans, j’ai pensé que ce serait amusant d’avoir un James Bond adolescent ».

    En 2011 et 2014, les ayants droit de Conan Doyle lui demandent d’écrire de nouveaux romans de la série Sherlock Holmes : La Maison de Soie (The House of Silk) et Moriarty.

    Selon Charlie Higson, Anthony Horowitz aurait été approché au début des années 2000 pour écrire un roman de La jeunesse de James Bond, mais aurait refusé l’offre. Mais en 2014, lorsque Ian Fleming Publications l’approche pour écrire la suite des aventures du James Bond adulte, Anthony Horowitz accepte :

    « Ce n’est un secret pour personne, le personnage créé par Ian Fleming a eu une profonde influence sur ma vie. Alors, quand j’ai été approché par la famille de Ian Fleming pour écrire le prochain roman, comment aurais-je pu refuser ? »

    Horowitz ne part pas de zéro pour ce projet :

    « Les ayants droit de l’oeuvre de Fleming m’ont proposé de choisir parmi cinq ébauches de l’auteur qui étaient destinées à devenir des épisodes d’une série télévisée. Celle intitulée Murder on Wheels m’a sauté aux yeux. Car dans tous les films et romans, le thème du Grand Prix n’a jamais été exploité. Au départ, je ne connaissais rien au sujet. Mais en me documentant, j’ai appris qu’en 1957 c’était un sport incroyablement périlleux. La vitesse, la violence et le glamour… C’était les ingrédients parfaits pour l’univers de James Bond. »

    Le roman, sortie en 2015 et intitulé Déclic mortel (Trigger Mortis), eu un tel succès d’un point de vue critique que Ian Fleming Publications a décidé de lui confier l’écriture d’un second roman de James Bond.

    Tout sur le second roman  

    Horowitz vit actuellement dans le centre de Londres avec sa femme Jill Green, qu’il a épousée à Hong Kong en 1988 ; ils ont deux fils. Il attribue beaucoup de son succès à sa famille, disant qu’elle l’aide a trouver des idées et pour les recherches. Anthony Horowitz a aussi écrit divers épisodes de séries britanniques (Hercule Poirot, Inspecteur Barnaby, etc…), et a été récompensé par de nombreux prix comme le Prix Polar-Jeunes en 1988, pour Le Faucon malté (The Falcon’s Malteser) ou encore le titre d’Officier de l’ordre de l’Empire britannique (OBE) en 2014 pour sa carrière littéraire. Anthony Horowitz aide également des enfants de l’hospice East Anglia, ainsi que la charité Kidscape pour la protection des enfants.

    Site web : www.anthonyhorowitz.com



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