Les comics James Bond

comicsDepuis plus de 50 ans, James Bond fascine le monde. L’intérêt du public des années 60 s’est naturellement d’abord porté sur les films (explosion d’exotisme, de sexe et d’aventures orchestrées par un héros invincible armé de ses gadgets). Assez vite les fans ont voulu en savoir plus sur ce personnage extraordinaire. Ils ont ainsi découvert les livres… Les éditions Plon ont ainsi vendu 4,6 millions d’exemplaires des aventures de notre héros entre 1964 et 1966.

Cependant, les films et les livres ne permettaient pas de couvrir, à eux seuls, la soif d’aventures du public des années 60. En effet, à cette époque les films ne pouvaient se voir… et se revoir, qu’en salle (le DVD n’existait pas !) et selon une programmation toujours imprévisible (les « James Bond sessions »). Les livres, eux, n’étaient pas assez « visuels » pour suffire à un public avide d’images. La BD, sous forme de « comic strips » puis « comics », est donc apparue comme « Le » complément naturel à ces médias. Mais avant même que les films n’existent, c’est dans le Daily Express que les Anglais on plus découvrir le visage de Bond pour la première fois, dessiné dans les comic strips, quelques années avant que le personnage ne soit incarné par Sean Connery dans Dr. No.

  • Des Strips rien que pour nos yeux

    Octopussy previewLes « Strips » sont des petites bandes dessinées faisant habituellement 3 ou 4 images. Ces mini-BD sont le plus souvent diffusées quotidiennement dans les journaux. Ceux de James Bond ont été publiés à l’origine et pour l’essentiel dans le Daily Express, en Grande-Bretagne.

    Dès 1957, Ian Fleming avait senti tout l’intérêt que pouvait présenter ce mode de communication mais était réticent quand le Daily Express l’a approché :

    L’Express est désespérément désireux de tourner James Bond en strips. J’ai de sérieux doutes sur cette opportunité… À moins que le niveau de ces livres ne soit maintenu, ils perdront leur piquant, et, je pense, que je suis là en grave danger car cela va non seulement « spoiler » le lectorat, mais cela va aussi devenir quelque chose ressemblant à une horloge de la mort pour moi. Une tendance à écrire des choses encore plus basses pourrait en résulter. L’auteur verrait ce qui se passe, et le dégoût de l’opération pourrait se glisser.

    Fleming, à qui l’on a promis que l’adaptation de ses livres serait la « Rolls Royce » du strip et un droit de regard, a finalement accepté. En 1958 « Casino Royale » sortait en strips en Angleterre et tenait les lecteurs de l’Express en haleine, au quotidien. Cela faisait aussi l’affaire du journal qui fidélisait ainsi sa clientèle.

    007 par Fleming

    007 par Fleming

    Pour aider le Daily Express à illustrer James Bond, Ian Fleming a demandé à un artiste d’esquisser sa vision du personnage (voir l’image à droite, Fleming aurait eu en tête le golfeur Henry Cotton pour le visage de son héros). John McLusky, l’illustrateur de Casino Royale, a cependant estimé que l’image du 007 que lui avait présenté Fleming semblait trop « obsolète » et trop « avant-guerre » ; il a donc changé l’apparence de James Bond en quelque chose de plus robuste et masculin. McLusky avait choisit d’illustrer le combat dans l’Orient Express lorsque lui avait demander de fournir des échantillons pour décrocher le job.

    Le succès des strips de Bond fut tel que tous les livres de Fleming furent (fidèlement) mis en BD entre 1958 et 1968, puis ce fut au tour du roman Colonel Sun de Kingsley Amis, et des histoires originales furent même créées un peu avant et au-delà, entre 1968 et 1984. En tout, on dénombre une cinquantaine de strips.

    Tout n’a cependant pas été rose, Ian Fleming et Lord Beaverbrook (le propriétaire du Daily Express) se sont disputé en 1962 à propos des droits sur la nouvelle Bons baisers de Berlin (The Living Daylights). Lord Beaverbrook a abruptement annulé ses accords avec l’auteur et Fleming s’est alors vengé en les vendant a un journal rival de l’Express, le Sunday Times. Les accords annulés, le Daily Express n’est pas allé jusqu’au bout de la publication d’Opération Tonnerre (Thunderball) et d’autres journaux ont terminé à la va vite le strip abandonné en cours de route par l’Express (l’histoire a toutefois été charcuté au tel point que Domino n’apparaît pas dans le strip et Largo y est à peine mentionné). Ian Fleming et Lord Beaverbrook se sont ultimement réconciliés et la publication des strips a repris dans le Daily Express avec Au service secret de Sa Majesté.

    On regrettera aussi que les scènes sanglantes, de sexe et de torture ne sont pas assez appuyées, la faute probablement à la censure.

    La liste de tous les Strips de James Bond figure dans les rééditions réalisées par Titan Books. On peut aussi se reporter utilement à l’ouvrage The Bond Files pour avoir un certain détail sur les BD. La liste des Comics Strip est la suivante :

    Titre Dessinateur Auteur(s)

    Dates de parution

    Numéros de parution

    Parus dans le Daily Express
    Casino Royale John McLusky Ian Fleming
    Anthony Hearn
    7 juillet 1958
    13 décembre 1958
    1-138
    Live And Let Die John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    15 décembre 1958
    28 mars 1959
    139-225
    Moonraker John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    30 mars 1959
    8 août 1959
    226-339
    Diamonds Are Forever John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    10 aout 1959
    30 janvier 1960
    340-487
    From Russia With Love John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    03 février 1960
    21 mai 1960
    488-583
    Dr. No John McLusky Ian Fleming
    Peter O’Donnell
    23 mai 1960
    1 octobre 1960
    584-697
    Goldfinger John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    3 octobre 1960
    1 avril 1961
    698-849
    Risico John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    3 avril 1961
    24 juin 1961
    850-921
    From A View To A Kill John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    25 juin 1961
    9 septembre 1961
    922-987
    For Your Eyes Only John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    11 septembre 1+61
    9 décembre 1961
    988-1065
    Thunderball John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    11 décembre 1961
    10 février 1962
    1066-1128
    Titre Dessinateur Auteur(s)

    Dates de parution

    Numéros de parution

    Parus dans le Daily Express
    On Her Majesty’s Secret Service John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    29 juin 1964
    17 mai 1965
    1-274
    You Only Live Twice John McLusky Ian Fleming
    Henry Gammidge
    18 mai 1965
    8 janvier 1966
    275-475
    Titre Dessinateur Auteur(s)

    Dates de parution

    Numéros de parution

    Parus dans le Daily Express
    The Man With The Golden Gun Yaroslav Horak Ian Fleming
    Jim Lawrence
    10 janvier 1966
    10 septembre 1966
    1-209
    The Living Daylights Yaroslav Horak Ian Fleming
    Jim Lawrence
    12 septembre 1966
    12 novembre 1966
    210-263
    Octopussy Yaroslav Horak Ian Fleming
    Jim Lawrence
    14 novembre 1966
    27 mai 1967
    264-428
    The Hildebrand Rarity Yaroslav Horak Ian Fleming
    Jim Lawrence
    29 mai 1967
    16 décembre 1967
    429-602
    The Spy Who Loved Me Yaroslav Horak Ian Fleming
    Jim Lawrence
    18 décembre 1967
    3 octobre 1968
    603-815
    The Harpies Yaroslav Horak Jim Lawrence 4 octobre 1968
    23 juin 1969
    816-1037
    River Of Death Yaroslav Horak Jim Lawrence 24 juin 1969
    29 novembre 1969
    1038-1174
    Colonel Sun Yaroslav Horak Kingsley Amis
    Jim Lawrence
    1 décembre 1969
    20 août 1970
    1175-1393
    The Golden Ghost Yaroslav Horak Jim Lawrence 21 août 1970
    16 janvier 1971
    1394-1519
    Fear Face Yaroslav Horak Jim Lawrence 18 janvier 1971
    20 avril 1971
    1520-1596
    Double Jeopardy Yaroslav Horak Jim Lawrence 21 avril 1971
    28 août 1971
    1597-1708
    Star Fire Yaroslav Horak Jim Lawrence 30 août 1971
    24 décembre 1971
    1709-1809
    Trouble Spot Yaroslav Horak Jim Lawrence 28 décembre 1971
    10 juin 1972
    1810-1951
    Isle Of Condors Yaroslav Horak Jim Lawrence 12 juin 1972
    21 octobre 1972
    1952-2065
    The League Of Vampires Yaroslav Horak Jim Lawrence 25 octobre 1972
    28 février 73
    2066-2172
    Die With My Boots On Yaroslav Horak Jim Lawrence 1 mars 1973
    18 juin 1973
    2173-2256
    The Girl Machine Yaroslav Horak Jim Lawrence 19 juin 1973
    03 décembre 1973
    2257-2407
    Beware Of Butterflies Yaroslav Horak Jim Lawrence 4 décembre 1973
    11 mai 1974
    2408-2541
    The Nevsky Nude Yaroslav Horak Jim Lawrence 13 mai 1974
    21 septembre 1974
    2542-2655
    The Phoenix Project Yaroslav Horak Jim Lawrence 23 septembre 1974
    18 février 1975
    2656-2780
    The Black Ruby Caper Yaroslav Horak Jim Lawrence 19 février 1975
    15 juillet 1975
    2781-2897
    Till Death Do Us Apart Yaroslav Horak Jim Lawrence 07 juillet 1975
    14 octobre 1975
    2898-2983
    The Torch-Time Affair Yaroslav Horak Jim Lawrence 15 octobre 1975
    15 janvier 1976
    2984-3060
    Hot-Shot Yaroslav Horak Jim Lawrence 16 janvier 1976
    1 juin 1976
    3061-3178
    Nightbird Yaroslav Horak Jim Lawrence 2 juin 1976
    4 novembre 1976
    3179-3312
    Ape Of Diamonds Yaroslav Horak
    Neville Colvin
    Jim Lawrence 5 novembre 1976
    22 janvier 1977
    3313-3437
    Titre Dessinateur Auteur(s)

    Dates de parution

    Numéros de parution

    Parue dans le Sunday Express
    When The Wizard Awakes Yaroslav Horak Jim Lawrence 30 janvier 1977
    22 mai 1977
    1-54

    Les strips suivant cette série sont connus comme étant dessinés, mais jamais publié dans les journaux du Royaume Uni.

    Série 4 – Suite:

    Sea Dragon Yaroslav Horak Jim Lawrence N/A 55-192
    Death Wing Yaroslav Horak Jim Lawrence N/A 193-354
    The Xanadu Connection Yaroslav Horak Jim Lawrence N/A 355-468
    Shark Bait Yaroslav Horak Jim Lawrence N/A 469-636
    Titre Dessinateur Auteur(s)

    Dates de parution

    Numéros de parution

    Parue dans le Daily Star
    Doomcrack Harry North Jim Lawrence 2 février 1981
    19 août 1981
    1-174
    The Paradise Plot John McLusky Jim Lawrence 20 août 1981
    4 juin 1982
    175-378
    Deathmask John McLusky Jim Lawrence 7 juin 1982
    8 février 1983
    379-552
    Flittermouse John McLusky Jim Lawrence 9 février 1983
    20 mai 1983
    553-624
    Polestar John McLusky Jim Lawrence 23 mai 1983
    15 juillet 1983
    625-719

    Les strips suivant cette série sont connus comme étant dessinés, mais jamais publié dans les journaux du Royaume Uni.

    The Scent Of Danger John McLusky Jim Lawrence N/A 720-821
    Snake Goddess Yaroslav Horak Jim Lawrence N/A 822-893
    Double Eagle Yaroslav Horak Jim Lawrence N/A 894-965

    Adapté de MI6 -HQ

     

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    La « Rolls Royce » du strip ! (Si vous avez des problèmes d’affichage, actualisez la page).

    De 2009 à 2014, Titan Books a réédité tous ces strips en six volumes :

    • The James Bond Omnibus: Volume 001 (septembre 2009) — Casino Royale, Live and Let Die, Moonraker, Diamonds Are Forever, From Russia with Love, Dr. No, Goldfinger, Risico, From a View to a Kill, For Your Eyes Only et Thunderball
    • The James Bond Omnibus: Volume 002 (février 2011) — On Her Majesty’s Secret Service, You Only Live Twice, The Man with the Golden Gun, The Living Daylights, Octopussy, The Hildebrand Rarity et The Spy Who Loved Me
    • The James Bond Omnibus: Volume 003 (mars 2012) — Colonel Sun, The Harpies, River of Death, The Golden Ghost, Fear Face, Double Jeopardy et Starfire
    • The James Bond Omnibus: Volume 004 (octobre 2012) — Trouble Spot, Isle of Condors, The League of Vampires, Die With My Boots On, The Girl Machine, Beware of Butterflies, The Nevsky Nude, The Phoenix Project et The Black Ruby Caper
    • The James Bond Omnibus: Volume 005 (novembre 2013) — Till Death Do Us Part, The Torch-Time Affair, Hot-Shot, Nightbird, Ape of Diamonds, When The Wizard Awakes, Sea Dragon, Death Wing et The Xanadu Connection
    • The James Bond Omnibus: Volume 006 (novembre 2014) — Shark Bait, Doomcrack, The Paradise Plot, Deathmask, Flittermouse, Polestar, The Scent Of Danger, Snake Goddess et Double Eagle

    Ces livres n’ont malheureusement pas été traduits en français.

    Le saviez-vous ?

    Il était prévu que les romans Opération Brise-glace (Icebreaker) et Une question d’honneur (Role of Honor) de John Gardner soient adaptés en comic strips mais ces adaptations n’ont jamais été publiés. En voici les deux seules images connues :

    Les principaux artistes

    20John McLusky

    Né en 1923 à Glasgow et décédé en 2006, il est le premier dessinateur à avoir adapté James Bond en Strips. Il a ainsi réalisé 13 histoires de 1958 à 1966, puis 4 de 1982 à 1983. Le succès foudroyant du démarrage des Strips outre-Manche doit beaucoup à la qualité de son dessin.

    21Yaroslav Horak

    Né en 1927 de parents russes et Tchécoslovaque, installé à Londres puis en Australie, il est le second dessinateur des Strips de James Bond de 1966 à 1984. Il a travaillé sur 33 histoires. Par son trait incisif, il a vraiment su donner tout son caractère au James Bond des Strips.

     
     
     
     
     

    À suivre dans l’onglet à côté : les Strips en France
  • Made in France

    Par Alain Bonny

    Certains Strips anglo-saxons ont été repris en France, mais pas tous. Seules quelques histoires sont sorties dans des journaux ou revues entre 1964 et 1971, et notamment dans le Courrier de l’Ouest, le Parisien Libéré et le quotidien à fort tirage de l’époque, France Soir (voir liste ci-dessous).

    mcclusky-bond

    • Au Service Secret de Sa Majesté : du 17 octobre 1964 (1) au 16 juillet 1965 (233)
    • Opération Tonnerre : du 15 octobre 1965 (1) au 23 décembre 1965 (62)
    • Risico : du 24 décembre 1965 (63) au 17 mars 1966 (134)
    • Top Secret : du 18 mars 1966 (135) au 31 mai 1966 (197)
    • Vivre et Laisser Mourir : du 1 juin 1966 (198) au 7 septembre 1966 (282)
    • Les diamants sont éternels : du 8 septembre 1966 (283) au 24 février 1967 (428)
    • Bons Baisers de Russie : du 25 février 1967 (429) au 16 juin 1967 (522)
    • Dr No : du 17 juin 1967 (523) au 28 octobre 1967 (637)
    • On Ne Vit Que Deux Fois : du 29 octobre 1967 (638) au 21 juin 1968 (829 pour moitié)
    • L’Homme Au Pistolet d’Or : du 21 juin 1968 (829 pour moitié) au 16 février 1969 (1034)
    • Octopussy : du 18 février 1969 (1035) au 31 août 1969 (1199)
    • Le Spécimen Rare de Hildebrand : du 2 septembre 1969 (1200) au 1er mars 1970 (1355)
    • Motel 007 : du 3 mars 1970 (1356) au 22 octobre 1970 (1553)
    • Colonel Sun : du 23 octobre 1970 (1554) au 24 avril 1971 (1731)

     

    En fonction de l’actualité des romans ou des films, la diffusion des Strips était parfois suspendue. Ainsi, après avoir terminé la parution en BD de « Au Service Secret de Sa Majesté », le journal France Soir édita le roman « L’Homme au pistolet d’or » entre le 10 juillet 1965 et le 12 septembre 1965. Les Strips reprirent ensuite.

    021

    Les Strips éditées dans les quotidiens français (près de 2000 bandes au total !) ne suivent pas toujours l’ordre chronologique des livres.

    Pourtant, une revue Franco-Belge nommée Music Magazine, avait dès 1964, et avant les journaux français, commencé une diffusion de Strips, suivant l’ordre chronologique de Fleming : « Casino Royale », du n° 3 de mars 1964 au n° 9 de septembre 1964 ; « Question de vie ou de Mort », du n° 10 d’octobre 1964 au n° 3 de mars 1965, puis « La fusée Moonraker », à partir du n° 4 d’avril 1965.

    05

    À chaque numéro, cette revue consacrait quatre ou cinq pleines pages aux strips de James Bond. Ceux de « Casino Royale » et « Moonraker » n’ont été édités en français que par cette revue. Pour ce que j’en sais, ce magazine disparut hélas en 1965, mettant ainsi un terme à cette diffusion.

    06Il faut ensuite attendre novembre 1988 pour voir l’éditeur Gilou-Glénat mettre en vente le Volume 1 de ce qui devait au départ être une collection « STARS & STRIPS » (à la manière de ce que Titan Book a réalisé plus récemment outre-Manche). Ce livre de 108 pages, d’une qualité remarquable, avec des dessins superbes de Yaroslav Horak, présente « L’homme au pistolet d’or » et « Tuer n’est pas jouer ». Bien que n’ayant été tirés qu’à 4.080 copies, très peu d’exemplaires se sont vendus. Cela sonna hélas le glas de cette superbe collection.

    07

    Peu de temps après, du 1er novembre 1989 au 1er mars 1990, le mensuel « ATEMI », appartenant au groupe « Mon journal », a à son tour édité des Strips. Ceux-ci n’avaient jamais été publiés auparavant en langue française. Les histoires font bien partie des strips parues précédemment en Grande-Bretagne, mais concernent des aventures dont Ian Fleming n’est plus le père.

    Nous trouvons dans cette série : Atemi 266 « Jusqu’à la mort » (« Till death us do part ») sur des textes de Lawrence et des dessins de Horak paru le 1er novembre 1989 ; Atemi 267 « Attention au piège » (suite de « Till death us do part ») paru le 1er décembre 1989 ; Atemi 268 « L’inconnue de la plage » (fin de « Till death us do part » et du début de « The torch-time affair ») paru le 1er janvier 1990 ; Atemi 269 « Le temps de la torche » (suite de « The torch-time affair ») le 1er février 1990.

    Le dernier numéro (270) d’ATEMI fut « Un coup fumant » (suite de « The torch-time affair ») le 1er mars 1990. L’histoire fut interrompue à cette date. Ces différents numéros d’ATEMI se retrouvent également dans des Albums édités par « Mon Journal » et regroupant, au début, les numéros de façon cohérente : ainsi l’Album ATEMI n° 71 regroupe les numéros d’ATEMI individuels n°265 (sans James Bond) à 267 et l’Album ATEMI n° 72 contient les n° 268 à 270. On peut aussi trouver les numéros intéressant (266 à 270) dans les Albums suivants, mais ceci de façon totalement aléatoire.

    Le seul but pour l’éditeur était alors d’épuiser les invendus. On peut donc trouver des mêmes numéros d’Album avec des contenus tout à fait différents… dont des numéros autres qu’ATEMI (Tipi, Sunny Sun, …)

    À suivre dans l’onglets à côté : les bandes dessinées James Bond
  •  

    Après le succès des films et des strips, un certain nombre de comics sont sorties. Si les premiers reprenaient les scénarios des films (tout en les abrégeant), Bond a connu son essors en bandes dessinées dans les années 1990 avec des histoires originales. Après un hiatus de près de vingt ans depuis 1996, Dynamite Entertainment a commencé à faire revivre 007 sous la forme de BD en 2015.

    Malheureusement, les comics de James Bond ont du mal à surpasser la qualité des strips, peut-être cela est-ce dû à leurs scénarios, qui pour la plupart, incluent des technologies ou modifications du corps humain trop futuristes ou trop irréaliste ?

    Les comics en langue anglaise et française

    Doctor No (Classics Illustrated, 1962)

    Dr No comics (1)

    Dr. No, premier film de la franchise EON, a le droit à son adaptation en bande dessinée dès décembre 1962 par Classics Illustrated (numéro 158A, comics non traduit en français). L’histoire reprend fidèlement celle du film (vous ne verrez toutefois pas le personnage de Sylvia Trench) et est illustré par Norman J. Nodel.

    Lorsqu’il est publié aux États-Unis par DC Comics (Batman, Superman, Green Lantern, etc…) en 1963, le comics est édité/censuré de manière à supprimer toutes les remarques racistes et se voit notamment doter d’une nouvelle couverture et d’une galerie photo du film.

    For Your Eyes Only (Marvel, 1981)

    moore feyo

    Après un long hiatus de près de vingt ans, James Bond revient sous la forme de comics pour une adaptation du film Rien que vous yeux. Écrit par Larry Hama et illustré par Howard Chaykin, Vince Coletta et Janice Chiang, il s’agit de la première bande dessinée bondienne de Marvel (Hulk, Thor, X-men, Spider-man, etc…).

    For Your Eyes Only a d’abord été publié en deux parties avant d’être plus tard réédité en une seule. Après le comics, quatorze pages sont consacrées à un dossier making-of du film illustré d’images. Le comics a été traduit en français par Dynamisme Presse.

    Octopussy (Marvel, 1983)

    octo

    Après Rien que vous yeux, Marvel s’attaque au Bond suivant : Octopussy. Cette fois c’est l’auteur Steve Moore qui est chargé d’écrire le comics et l’illustrateur Paul Neary qui fournit les dessins. Après la bande dessinée, une dizaine de pages sont consacrée à un dossier making-of du film illustré d’images.

    Licence to Kill (Eclipse, 1989)

    strip_grell

    À l’occasion de la sortie du film Licence To Kill en 1989, Eclipse sort une bande dessine du même nom, écrite par Richard Ashford et dessiné par Mike Grell. Celle-ci a été traduite en français aux éditions Loempia, collection « Himalaya ».

    Bien que ce comics reprenne l’histoire du film, le Bond des dessins n’est pas Timothy Dalton ; il se dit que l’acteur aurait refusé que son physique soit utilisé.

    Permission to Die (Eclipse, 1989-1991)

    bond_grell

    De 1989 à 1991, Mike Grell, qui s’était déjà attelé à Permis de tuer, dessine et écrit Permission to Die (comics non traduit en français). Dans cette histoire, divisé en trois volumes, M donne pour mission à 007 de pénétrer derrière le rideau de fer pour trouver Edaine Gayla. Edaine est la nièce d’un scientifique qui a immigré aux États-Unis, le docteur Erik Wiziadio. Celui-ci vient d’inventer un système permettant de lancer des satellites en orbite pour un moindre coût, et il a promis aux Anglais de leur donner sa nouvelle technologie s’ils ramènent Gayla à l’Ouest…

    Pour le perssonage de James Bond, Mike Grell s’inspire directement du chanteur Hoagy Carmichael. L’histoire fait notamment figurer la fille de Kerim Bey ainsi qu’une scène inspirée des romans de John Gardner où Bond reçoit une nouvelle arme de service : un ASP 9mm avec des balles Glaser Safety Slug.

    James Bond Jr. (Marvel, 1992)

    Tout au long de l’année 1992, Marvel a sorti douze comics James Bond Jr. Certaines de ces bandes dessinées reprennent les scénarios de quelques épisodes de la série animée du même nom, d’autres sont des histoires originales fidèles à l’esprit de l’animée. Ces comics font environ 36 pages chacun (mais dans chacun on retrouve environ 14 pages qui sont occupées que par des publicités pour des produits qui n’ont rien avoir avec Bond !) et certains ont été traduits en français.

    Titre (VO) Date (US) Auteur Illustrateurs Note
    The Beginning Janvier 1992 Cal Hamilton Mario Capaldi, Elian Peters et Colin Fawcett Basé sur l’épisode 1 de la série TV : En route vers sa nouvelle école, James Bond Junior est poursuivi par S.C.U.M. qui souhaite voler son Aston Martin DB5.
    The Eiffel Missile Février 1992 Cal Hamilton Mario Capaldi, Elian Peters et Adolfo Buylla Basé sur l’épisode 9 de la série TV : Après avoir rencontré Skullcap dans un aéroport, James Bond Jr. interfère avec les plans du Dr. Dérangé qui souhaite lancer un missile de depuis la tour Eiffel.
    Earthcracker Mars 1992 Cal Hamilton Mario Capaldi, Elian Peters et Adolfo Buylla Basé sur l’épisode 2 de la série TV : Bond, I.Q. et Tracy voyagent pour trouver l’El Dorado, la cité perdue de l’or. Ils sont accueillis par Odd Job, Goldfinger et leur arme mortelle, le Earth Cracker.
    Plunder Down Under Avril 1992 Cal Hamilton Mario Capaldi, Elian Peters et Bambos Georgioli Basé sur l’épisode 5 de la série TV : Lorsque l’oncle marin de Tracy disparaît avec son navire au large de la côte de la Grèce, une expédition de plongée révèle un complot diabolique de Walker D. Plank visant à créer une flotte de pirate mortel.
    Dance of the Toreadors Mai 1992 Dan Abnett Mario Capaldi, Elian Peters et Bambos Georgioli Basé sur l’épisode 26 de la série TV : Lorsque I.Q. tombe amoureux de la danseuse Dulce Nada et la suit à Pampelune, il ne sait pas qu’elle est involontairement impliquée dans un complot du Baron von Skarin visant à provoquer une fusion nucléaire en Grande-Bretagne.
    The Gilt Complex Juin 1992 Dan Abnett Mario Capaldi, Elian Peters et Bambos Georgioli Comics original : Bond et I.Q. se rendent à Venise pour rencontrer l’oncle Max d’I.Q. qui vient de découvrir la pierre philosophale. Cependant ce dernier a été kidnappé par Goldfinger et Odd Job.
    Sure as Eggs Is Eggs Juillet 1992 Dan Abnett Mario Capaldi, Sophie Heath et Bambos Georgioli Comics original : Bond et ses amis assistent à exposition d’œufs Fabergé mais Scumlord charge Tiara Hotstones de les voler pour créer un incident diplomatique avec la Russie.
    Wave Goodbye to the USA Août 1992 Dan Abnett Mario Capaldi, Sophie Heath et Colin Fawcett Comics original : Goldfinger s’allie avec le capitaine Plank pour récupérer de l’or Aztec grâce à un dispositif permettant de faire bouger les plaques tectoniques, ce qui devrait engloutir les USA sous une vague géante.
    Absolute Zero Septembre 1992 Dan Abnett Mario Capaldi, Sophie Heath et Bambos Georgioli Comics original : Bond et ses amis participent à une compétition de ski en Suisse, mais le Dr No menace d’anéantir des villes du pays avec des glaciers artificiels si on ne lui donne pas tout l’argent des banques suisses.
    Friends Like These Octobre 1992 Dan Abnett Mario Capaldi, Sophie Heath et Bambos Georgioli Comics original : Evan Moore, nouvel élève débarqué des USA, rend James Bond Junior jaloux. Cependant Junior va vite découvrir que Evan est en réalité un androïde envoyé à son école par le Dr. Dérangé.
    Indian Summer Novembre 1992 Dan Abnett Mario Capaldi, Sophie Heath et Bambos Georgioli Comics original : Bond et ses amis se rendent en Inde pour enquêter sur une malédiction et tombent sur Ms. Fortune et le Baron Van Skining qui tentent de mettre la main sur le plus gros diamant du monde.
    Homeward Bound Décembre 1992 Dan Abnett Mario Capaldi, Sophie Heath et Bambos Georgioli Comics original : Scumlord a mis la tête de James Bond Junior à prix. En conséquence, Nick-Nack, le Capitaine Plank, Ms. Fortune, Odd Job, Goldfinger, Van Skining, le Dr. Dérangé, le Dr. No et Requin essayent de l’éliminer.

    Serpent’s Tooth (Dark Horse, 1992-1993)

    Serpent

    Serpent’s Tooth est une bande dessinée sortie en trois volumes d’août 1992 à février 1993 (elle sera regroupée en un seul volume en 1994) ; il s’agit donc du premier comics bondien (hors Junior) post guerre froide. Nous retrouvons Doug Moench à l’écriture et Paul Gulacy et Steve Oliff pour les illustrations. En France, cette aventure de James bond est sortie sous le titre La dent du serpent aux éditions Dark Horse France.

    Qui enlève des jeunes femmes en pleine jungle amazonienne ? Qui a détourné les missiles nucléaires d’un sous-marin britannique, capturé des scientifiques, et détruit une base militaire dans l’antarctique ? Les services secrets de Sa Majesté sont sur les dents et James Bond reprend du service. Cette fois il est envoyé au Pérou où il devra affronter le mystérieux Indigo : un homme-reptile dont les activités de biogénétique industrielle servent de couverture à un projet effrayant… Il pourra toutefois compté sur l’aide la belle Sunny Vasquez et Enrique Cruzado.

    Et pour ce comics, l’écrivain Doug Moench s’est lâchée ! Sans un doute un peu trop puisque Bond affrontera des soucoupes volantes et même un dinosaure dans la base du méchant qui est d’ailleurs abracadabrantesque !

    Éditions françaises :

    A Silent Armageddon (Dark Horse, 1993)

    ASA

    Dans A Silent Armageddon (comics non traduit en français), Bond affronte pour la première fois l’organisation criminelle Cerberus. L’auteur de la bande dessinée, Simon Jowett, avait à l’origine prévu d’avoir le SPECTRE mais Glidrose a refusé ; c’est ainsi que Cerberus est née. Dessiné par John M. Burns, cette série devait comporter quatre volumes : les deux premiers ont été publiés en mars et avril 1993. Cependant les deux derniers derniers volumes n’ont jamais été publiés, laissant cette aventure de James Bond incomplète. Dark Horse a en effet décidé d’annuler cette série car les dessins du troisième volume sont arrivés six mois après la date de publication prévue (août 1993) et le quatrième volume (prévue pour octobre 1993) ne fut jamais terminé.

    Le synopsis est le suivant : Cerberus est prêt à tuer n’importe qui pour mettre la main sur Omega, un programme d’ordinateur qui a une conscience. Bond doit cependant jouer la babysiter d’une fille de treize ans, développeuse d’Omega, que Cerberus a essayé d’enlever ou tuer.

    Dans les troisième et quatrième volumes qui ont été annulés, l’action devait bougé de l’attaque à New York en Europe, puis dans les rues de Hong Kong et finalement au lieu de naissance de Terri Li. La confrontation finale aurait eu lieu dans le « cyberspace » dans lequel Terri aurait prit l’apparence d’une Bond Girl typique.

    Light of My Death (Dark Horse, 1993)

    LOMD-4-6

    Light of My Death est un mini-comics (non traduit en français) publié en quatre volumes (contenant chacun six pages du comics). Écrit par Das Petrou et illustré par John Watkiss, cette aventure se déroule dans les années 1960 : un membre du Secret Service a été assassiné dans les Alpes françaises et M charge Bond de l’enquête. Pendant celle-ci, 007 va croiser la route de Tatiana Romanova…

    Shattered Helix (Dark Horse, 1994)

    Helix

    Shattered Helix (non traduit en français) a été publié en deux volumes en juin et juillet 1994. Écrite par Simon Jowett et illustrée par David Jackson et David Lloyd, cette histoire confronte de nouveau Bond à Cerberus (pour la dernière fois). Cette fois l’organisation criminelle tente de mettre la main sur un gaz mortel enfui dans une base secrète américaine abandonné dans l’Antarctique. Bond se joint à un groupe de militaire et la fille d’un célèbre explorateur, Serena Mountjoy, pour une expédition au pôle Sud qui se transforme en course contre le temps…

    Minute of Midnight (Dark Horse, 1994)

    Mom

    Minute of Midnight est une courte aventure de James Bond (24 pages) écrite par Doug Moench et illustrée par Russ Heath ; elle est sortie en septembre 1994. 007 doit déjouer les plans d’un conglomérat de terroriste menaçant des centrales nucléaires et doit pour cela se rendre des États-Unis à l’Angleterre avec une valise attachée à son poigné.

    Il s’agit de l’avant-dernière bande dessinée bondienne publiée par Dark Horse, Topps Comics allant reprendre la licence de Bond. Pourtant il est assez est clair que l’histoire de Moench était initialement conçue pour être un autre série de Dark Horse. En raison de la perte imminente des droits sur 007, la bande dessinée a été réduite à la va-vite d’une histoire en trois parties à une seule. Le résultat donne une histoire quelque peu charcuté et qui reste surtout sans conclusion.

    The Quasimodo Gambit (Dark Horse, 1995)

    Quasimodo

    The Quasimodo Gambit (non traduit en français) est le dernier comics bondien édité par Dark Horse. Divisé en trois volumes, l’histoire signée Don McGregor amène Bond en Jamaïque où il a pour mission de stopper un trafiquant d’arme avec l’aide de la belle Nebula Valentine. Cependant James Bond va intéresser aux clients du trafiquant et découvrir qu’un groupe de fanatiques religieux chrétien a acquis des explosifs C4 et qu’ils comptent pulvériser quelqu’un, ou quelque chose, surnommé « The Beast » (la bête) au nom de Dieu.

    Il est donc à noter qu’il s’agit de l’un des rares comics original qui ne fait pas figurer de la technologie ou des modifications génétiques futuristes ou impossibles (contrairement à ce que veulent nous faire croire les couvertures). Don McGregor ponctue son histoire avec quelques références aux romans de Fleming bien vues et une scène de torture réussite et frissonnante ; du coup cela en est presque dommage que les illustrations signées Gary Caldwell soient d’une qualité inégale…

    GoldenEye (Topps, 1996)

    Goldeneye

    Le premier Bond de Brosnan a eu le droit à une adaptation graphique… ou du moins partiellement. Écrit par Don McGregor et illustré par Claude St. Aubin et Rick Macgyar, seul un des trois volumes de prévu est sortie (et il n’a jamais été traduit en français) ! Le second volume fut délayé à cause de sa couverture jugée un peu trop osée (voir la dernière image), et ultimement, Topps (l’éditeur) a choisi d’annuler cette série. Du coup le comics GoldenEye se termine au moment où Boris hack le ministère de la Justice américain depuis Severnaya…

    Topps devait aussi lancer une autre série de James Bond après l’annulation de GoldenEye, mais celle-ci n’a jamais vue le jour.

    SilverFin (Puffin Books, 2008)

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    Opération SilverFin (SilverFin), sorti en 2005, est le tout premier roman de la série La Jeunesse de James Bond (Young Bond). Celui-ci a fait une l’objet d’une adaptation graphique sur plus de 150 pages en 2008 par l’illustrateur habituel des Young Bond, Kev Walker, et l’écrivain Charlie Higson (qui est l’auteur du roman). Sortie chez Puffin Books en Angleterre, cette adaptation graphique a été traduite en français sous le titre de James Bond les origines : Silverfin aux éditions Casterman (2009).

    L’histoire repend fidèlement celle du roman : 1933, avant de devenir l’espion mondialement connu, James Bond fut un garçon de treize ans comme les autres. Après la mort de ses parents dans un accident de montagne, il intègre le prestigieux collège d’Eton où il devient l’ennemi juré de George Hellebore, un jeune Américain arrogant dont le père, richissime marchand d’armes, est fasciné par la science. De retour en Écosse, chez sa tante et son oncle, pour les vacances, James fait la connaissance de Kelly, un gamin débrouillard à la recherche de son cousin qui a mystérieusement disparu près du sinistre château de lord Hellebore, le père de George…

    VARGR (Dynamite, 2015-2016)

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    Plus récemment, c’est Dynamite Comics qui a commencé une nouvelle série de comics avec des aventures originales de Bond. La première, nommé VARGR, est écrite par Warren Ellis et est illustrée par Jason Masters et Guy Major. VARGR fut publié sous la forme de six volumes de novembre 2015 à avril 2016 avant d’être réuni dans un seul volume (juillet 2016) ; cette aventure a été traduite en français aux éditions Delcourt.

    James Bond est de retour à Londres après une mission teintée de vengeance à Helsinki, afin de reprendre une affaire qui a laissé un autre agent 00 sur le carreau. Quelque chose de terrible en train de se produire dans les rues de la capitale britannique va entraîner Bond à Berlin. Pris au piège, isolé, il va devoir percer le secret qui entoure quelqu’un, ou quelque chose, baptisé VARGR…

    Eidolon (Dynamite, 2016)

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    Le trio Warren Ellis, Jason Masters et Guy Major reprend du service pour Eidolon, série en six volumes (juin à décembre 2016) qui marque l’arrivée du SPECTRE dans l’univers des comics. Cette aventure sera réunie en un seul volume en mars 2017 et traduite en français aux éditions Delcourt en avril 2017.

    James Bond est pris au piège à Los Angeles avec une agent du MI6 dont la couverture a été grillée tandis que, au Royaume-Uni, des tensions se font sentir entre le MI5 et le MI6. Alors que l’on essaye de les tuer, Eidolon, une cellule stay-behind de SPECTRE visant à faire renaître l’organisation, semble s’être réveillé…

    Eidolon : la critique de CJB

    Hammerhead (Dynamite, 2016-2017)

    Hammerhead se déroule avant la série écrite par Warren Ellis (VARGR et Eidolon). Il se compose de six volumes écrits par Andy Diggle et illustrés par Luca Casalanguida.

    Bond a pour mission d’assassiner Kraken, un anticapitaliste radical qui a des plans pour l’arsenal nucléaire nouvellement mis à jour de Grande-Bretagne. 007 sera confronté à des dilemmes envers sa loyauté à la couronne britannique et devra déterminer s’il est utilisé pour protéger l’Angleterre ou créer une superpuissance terrifiante.

    Black Box (Dynamite, 2017)

    Écrite par Benjamin Percy et illustrée par Rapha Lobosco, cette aventure de 007 débute dans les Alpes françaises enneigées, où Bond se retrouve dans le viseur d’un assassin qui cible d’autres assassins. Il s’agit de la première pièce du puzzle qui va envoyer Bond à travers le monde pour enquêter sur une brèche informatique qui menace la sécurité mondiale.

    Service (Dynamite, 2017)

    Annoncé par Dynamite pour mai 2017, Service sera un comics spécial de 48 pages écrit par Kieron Gillen et dessiné par Antonio Fuso.

    Le synopsis est le suivant : dans la politique contemporaine, où la position mondiale de la Grande-Bretagne contient souvent plus de zéros que dans 007, un assassin envisage de réduire à néant la « relation spéciale » qu’elle entretient avec les États-Unis, et ainsi conduire ces deux pays dans un endroit très sombre… Surtout lorsqu’il le fait un ancien fusil Enfield ! Bond va devoir poussé ses talents mortelles à leurs limites pour vaincre l’assassin et éviter un désastre géopolitique…

    Casino Royale (Dynamite, 2017)

    Adaptation du roman éponyme. Le comics devait originellement être illustré par Matthew Southworth mais ce dernier a quitté le projet pour cause de « différences créatives » avec Dynamite.

    Les spin-off

    Spynest (Soleil, 2011-2015)

    Spynest est une série de comics d’origine française en trois volumes et un peu particulière puisqu’elle ne met pas en scène James Bond… mais son créateur Ian Fleming. Écrit par Jean-Luc Sala et illustrée par Christophe Alliel, le synopsis est le suivant : et si, pendant la guerre, lorsqu’il était lui-même un espion de la couronne britannique, Ian Fleming avait rencontré un espion extraordinaire… Le plus intrépide, le plus cynique et le plus féroce de tous… Et si cet espion était une femme ? 1940, le plus improbable duo d’espions va déterminer, dans l’ombre, l’issue du plus grand et du plus meurtrier de tous les conflits.

    Felix Leiter (Dynamite, 2017)

    Felix Leiter : le comics

    Bons baisers d’Amérique du Sud

    Six ans après la sortie du film Dr No, l’éditeur chilien Zig Zag a obtenu en 1968 les droits pour publier des bandes dessinées de James Bond en Argentine, au Chili, au Paraguay et au Pérou. Parce qu’il comprend bien l’anglais, c’est l’écrivain Germán Gabler qui a été choisi pour cette tâche, les illustrations sont crées par divers artistes chiliens ou Gabler lui-même. Utilisant le visage de Sean Connery, les premiers comics de Zig Zag sont des adaptations fidèles des romans de Fleming, des comics originaux seront par la suite publiés.

    Les publications bondienne de Zig Zag (qui s’élèvent au nombre de 59) ont été couronnée de succès en Amérique du Sud, mais lorsque le marxiste Salvador Allende a été élu président en 1970, le climat politique a radicalement changé au Chili et James Bond est passé de célèbre héros à un symbole du fascisme occidental ; de ce fait Zig Zag a arrêté de publier des comics de Bond.

    La liste complète des comics de Zig Zag est trouvable ici.

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    D’autres éditeurs comme Columba D’Artagnan (Argentine) ont adapté quelques films en comics et compilés les strips du Daily Express en les traduisant en langue espagnole (ces comics ne font toutefois qu’une quinzaine de pages chacun).

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    Meilleurs voeux de Scandinavie

    Au Danemark, en Norvège et en Suède, des comics de James Bond reprenant les strips du Daily Express sont sortie en 1965. L’éditeur principal était suédois : Semic Press, tandis que les versions norvégienne et danoise ont été publiées par Semic Nordic et Interpresse. Après la mort de la veuve de Ian Fleming, Ann, en 1981, Semic fut autorisé à créer ses propres histoires originales (ce qu’ils ont fait jusqu’en 1996). Semic a aussi adapté les films d’EON qui sortaient en comics.

    La liste complète des comics de Semics est trouvable ici.

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  • Casino Royale, la première aventure de Bond rééditée en Comics par Titan

    Par Kevin Collette

    Cours de rattrapage pour les non-initiés : en 1953, Ian Lancaster Fleming signe son tout premier roman d’espionnage, Casino Royale. Retitré façon Mickey Spillane à sa sortie US : You Asked For It! , le roman introduit donc le personnage de James Bond, assassin patenté au service de Sa Majesté.

    Cinq ans plus tard, sous la direction de Ian Fleming lui-même, les scénaristes Henry Gammidge et Anthony Herne découpent le roman ‘à la machette’ (dixit le créateur de l’agent 007), obligés qu’ils sont de rythmer chaque semaine par un coup de théâtre la dernière case de la bd hebdomadaire du Daily Express.

    Titan_Casino_Royale

    C’est l’illustrateur John McLusky qui est choisi pour enfin visualiser James Bond. Sa version reste très fidèle à la version littéraire, jusqu’à la boucle de cheveux qui rebique au milieu du front (un détail capillaire qu’aucun acteur n’a jusqu’ici réussi à s’approprier !).

    Du 7 juillet au 13 décembre 1958, le strip tiendra en haleine les lecteurs du quotidien. Détail piquant, c’est le Daily Express le premier qui lancera ensuite un sondage parmi ses lecteurs pour qu’ils désignent plus tard le premier acteur idéal pour incarner le personnage de Bond au cinéma. Sondage dont les résultats influenceront grandement le choix d’Albert Broccoli et de Harry Saltzman en 1962 !

    S’il faut bien reconnaître le caractère très minimaliste de l’intrigue de Casino Royale, et son côté ‘anti Rouge’ très désuet (pour mémoire, 007 est chargé de réussir à faire dilapider les fonds d’un trésorier soviétique, Le Chiffre, afin de court-circuiter la mise en place de son réseau…). Hormis une poursuite en voiture, où 007 finit dans le décor, aucun élément d’exotisme ou de personnages à l’ego démesuré comme Fleming s’appliquera ensuite à mettre sur la route de l’agent secret…

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    En revanche, on trouve déjà dans ce ‘roman prototype’ un méchant haut en couleur, l’insondable Le Chiffre, un sadisme latent (la scène de torture via carpette de tapis est particulièrement salée), une héroïne tout à fait désirable et un goût pour les situations extrêmes. Paradoxalement, on en apprend très peu sur le personnage central de l’intrigue, plus sur son environnement…

    C’est donc avec intérêt que l’on se penchera sur cette version, en gardant à l’esprit les possibilités de script offertes à Neal Purvis et Robert Wade, censés adapter le roman en question pour le vingt et unième film de la série… Un remake à la puissance trois si l’on remonte à la première adaptation télévisée du Climax Mystery Theatre de 1954.

    En bonus de cette nouvelle édition, la version de Vivre et Laisser Mourir (‘le plus sadique des romans de Fleming’ dixit le critique littéraire du Times !) également illustrée par McLusky. Ultime Cerise sur le gâteau : une intro exclusive signée de la plume – toujours acerbe – de Sir Roger Moore !

    Dans sa (très courte) préface, l’acteur livre quelques anecdotes savoureuses sur douze années passées dans la peau de 007 et, surprise, l’acteur y fait montre d’une réelle connaissance de l’œuvre de Ian Fleming. Il se livre en effet à une analyse rapide des romans, Vivre et Laisser Mourir et même Moonraker (bonus inédit rajouté à la dernière minute par l’éditeur Titan).

    « …Par chance, j’ai réussi à survivre au tournage de Live and Let Die sans trop de bobos, et j’ai dû réussir quelque chose de passable pour qu’on me demande de revenir à six reprises (!)… Moonraker n’aurait pas dû être mon quatrième James Bond, mais à cause des succès rencontrés par les Star Wars et autres Rencontres du 3ème Type, Cubby décida de reléguer en cinquième position Rien Que Pour Vos Yeux, pourtant annoncé à la fin de L’Espion qui m’aimait pour s’atteler à Moonraker.

    Forcément, l’intrigue un peu faiblarde du roman fût mise au goût du jour avec une bonne injection de «Gadgeto virus», et l’aiguille du compteur «Action» monta de pas mal de degrés…

    Bond constitue une part importante de ma vie, douze années et sept films constitueraient une somme dans la vie de n’importe qui, et je reste profondément reconnaissant à l’homme qui, il y a plus de cinquante ans, décida de s’asseoir à son bureau dans sa villa de GoldenEye à la Jamaïque pour commencer à écrire les premières lignes de Casino Royale ».

    Remerciements : Sophie Mitchell – TITAN Books


Sources du dossier :

James Bond, opération comics de BDzoom par Philippe Tomblaine (2)
MI6-HQ (2) (3)
Wikipédia (2)
Harnby
Just Johnny’s James Bond Comics website
The Secret Agent Lair
Commanderbond.net

 



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