Le monde ne suffit pas – le jeu vidéo

twinejv2

Le monde ne suffit pas (The World Is Not Enough) est un FPS qui reprend la trame du film éponyme. Le jeu est sorti sur Nintendo 64 le 1 novembre 2000, puis le 6 novembre 2000 sur Playstation 1. Une version Game Boy Color (en TPS) est plus tard sortie en septembre 2001.

monde-ne-suffit-pas-n64-e13675Développeur : Eurocom
Éditeur : Electronic Arts

Après avoir testé le genre TPS avec Demain ne meurt jamais sur PS1, Electronic Arts fait revenir Bond aux FPS et à la Nintendo 64, là où Goldeneye avait su conquérir le cœur des joueurs.

La première chose qui saute aux yeux lorsque l’on se retrouve dans le jeu, c’est qu’il est graphiquement magnifique, notamment avec le Ram Pak ! Il y a eu pas mal d’améliorations de ce côté depuis Goldeneye, mais surtout, que c’est coloré ! Au revoir le gris fade de la Russie de Goldeneye, bienvenue à la couleur.

Le jeu propose trois niveaux de difficulté ce qui ne sera pas de trop pour relever sa durée de vie car c’est là le défaut principal de ce jeu et des autres James Bond en général : les 14 niveaux sont hyper courts et le jeu n’est pas très long (comptez 3 ou 4 heures pour en venir à bout). En mode Agent ce n’est pas la difficulté qui posera problème, car il n’y a presque pas, comparé à la version PS1 on se balade vraiment, la vie ne descend pas si vite. Il faut dire que l’intelligence artificielle des ennemis aide beaucoup : ils se contentent de foncer sur vous et sont très lents à dégainer ; qui plus est, comparé à Goldeneye, ils ne reviennent heureusement pas l’infini. Le jeu possède aussi une visée automatique.

L’une des choses qui aide bien le joueur durant les missions c’est les gadgets, et dans ce jeu il y en a beaucoup ! Montre laser/taser/fléchettes/grappin, ouvreur de coffre-fort, décodeur, désamorceur de bombes, appareil photo, lunettes de vision nocturne/x-ray, etc… mais hélas beaucoup sont justes là pour faire magiquement avancer le scénario (comme l’ouvre coffre fort). D’un autre côté, on a un sacré arsenal à notre disposition, au tel point que l’on ne sait jamais quoi prendre tellement on a l’embarras du choix : P99, Colt Anaconda, TMP, UMP45, P90, AKS-47, SPAS-12, etc… Ou devrais-je dire P2K, Mustang .44, TMP, M45, etc… puisqu’il fait partie de ces jeux qui ne possèdent pas les vrai noms (certains de ces noms seront repris dans Espion pour cible). De plus, ces armes proposent généralement plusieurs modes de tirs différents. Ainsi on ferra usage abusif de toutes les armes que l’on trouvera sur le sol.

Le gameplay reste classique mais efficace : c’est du Goldeneye tout craché, sans l’aspect « infiltration ». Les contrôles ont un peu changé mais la prise en main reste bonne. Le jeu est très fidèle au film, et par exemple, on sait d’instinct dans les sous-sols du Kazakhstan qu’il faut utiliser la montre grappin, pousser le chariot, etc… Si le level-design est très linéaire, la direction artistique est juste parfaite, on reconnaît les décors du film comme si Peter Lamont avait lui-même « designé » le jeu !

Concernant la bande-son, elle est plutôt bonne : les bruitages sont excellents, les doublages sont bien (pas de VF mais une VOSTFR) et la musique reste très sympa… bien que peu mémorable. On regrettera cependant la grande absence du James Bond Theme…

Gros point négatif en revanche pour ce mode solo : pas de phases en véhicule, que ce soir en bateau ou en BMW Z8.

Le monde ne suffit pas possède également un mode multijoueur qui reste très similaire à celui de Goldeneye. La plupart des 14 cartes et des persos sont inspirés du film. Plusieurs modes de jeu sont disponibles (match à mort, survivant, capture de drapeaux, roi de la colline, …) et l’on peut ajouter des bots à la partie. À noter aussi que plusieurs modes, perso et cartes multi ne sont disponibles qu’après avoir accompli des défis spécifiques. Par exemple, si vous finissez la mission solo Masquerade en moins de 3 minutes 15 en difficulté Agent, vous débloquez la carte multi Skyrail (qui est en fait la carte Téléphérique de Nightfire).

project64-2

project64-8

project64-12

project64-16

project64-24

project64-26

project64-31

project64-42

project64-44

007-monde-ne-suffit-pas-ps1-e7853Développeur : Black Ops Entertainment
Éditeur : Electronic Arts

Disons-le d’emblée : la version PS1 est différente de la version N64, et elle est moins beaucoup moins bonne !

Si le jeu est nettement moins coloré que sur N64, les graphismes de cette version restent plutôt beaux. Le gros problème se situe toujours au niveau la durée de vie, seulement 11 missions de proposé (contre 14 sur N64) et toujours aucun niveau de conduite. Si le jeu comporte deux environnements inédits (le casino de Zukovsky et la salle de contrôle du pipeline d’Elektra) on remarquera que certains niveaux sont moins impressionnant que sur N64, comme celui du sous-marin qui se fait à sec et sur un plan horizontale (alors que sur 64 on jouait contre le temps, pendant que l’eau montait et que le décor s’inclinait à 90° alors que le submersible coulait). En revanche, bon point, le niveau du casino propose aux joueurs de jouer au blackjack. Il s’agit ainsi du seul jeu James Bond dans lequel il est possible de jouer aux cartes (chose qui est pourtant un élément important dans l’univers de 007) !

D’un point de vue gameplay, la prise en main n’est pas vraiment instinctive et assez difficile, de plus les mouvements sont plutôt lent. Les interactions avec les éléments peuvent posent également problème dans la mesure où le positionnement est crucial pour bien actionner. Bon point : le jeu donne aux joueurs la possibilité de se pencher à droite et à gauche afin de tirer à couvert. Il est également difficile de choisir l’arme que vous voulez dans l’inventaire (faussement) dit « rapide ».

Concernant l’IA elle n’est pas spécifiquement bonne : les ennemis arrivent à vous repérer on ne sait trop comment quand vous tuer leurs collègues avec un silencieux, et les opposants souffrent d’amnésie instantanée en oubliant de déclencher l’alarme si vous disparaissez derrière une porte ou lorsqu’ils se réveillent après avoir été assommé. Mais le gros problème des ennemis c’est qu’ils peuvent respawn à l’infini et même parfois derrière votre dos ! Les personnages secondaires souffrent quant à eux du symbole du clonage : ils ont presque tous la même tête.

Contrairement à la version N64, le jeu possède une version VF audio, et vu que les jeux PS1 sont sur CD et non sur cartouches, les cinématiques ne sont pas faites avec le moteur graphique du jeu mais sont des extraits du film. Enfin, la version PS1 ne possède pas de mode multijoueur, ce qui réduit très grandement sa durée de vie !

La version PS1 est donc relativement sympathique une fois les contrôle maîtrisés, on enchaîne les niveaux avec plaisir, mais reste inférieur à la version N64.

twine-ps1-2

twine-ps1-1

twine-ps1-7

twine-ps1-9

twine-ps1-6

twine-ps1-5

twine-ps1-4

twine-ps1-3

twine-ps1-8

twine-ps1-1

Une version PS2 et une version PC du jeu étaient prévues mais elle furent annulée :

Les versions PS2 et PC de TWINE

 

La version Game Boy Color, développée par 2n Productions, ressemble à cela :

gameboy




Laisser un commentaire


Laisser un commentaire