GoldenEye 007 Reloaded

GoldenEye 007 est un FPS (jeu de tir à la première personne) sorti sur Nintendo Wii le 2 novembre 2010 ; il s’agit d’un remake du jeu éponyme sorti en 1997 Nintendo 64. Le jeu a été porté en novembre 2011 sur Xbox 360 et Playstation 3 sous le titre de GoldenEye 007 Reloaded. Une version Nintendo DS, développée par n-Space, est également sortie en 2010.

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Développeur : Eurocom
Éditeur : Activision

Test réalisé sur la version Reloaded.

Goldeneye 007 sur Nintendo 64 a marqué les joueurs que ce soit sur son mode solo ou multijoueur, alors quand en 2008 une version remaster prévue pour le Xbox Live Arcade fuite, les fans se déchaînent. Toutefois, Nintendo et Microsoft n’arrivant pas à trouver un terrain d’entente, le jeu n’est jamais sorti à la grande déception des fans. Mais voila qu’en 2010, une rumeur de remake du jeu de N64 fait son apparition sur le net, vite suivie d’une annonce officielle. Seul problème : il ne sera disponible que sur les consoles de Nintendo : la Wii et la DS.

Il faut attendre 2011, après que les versions Nintendo soient sorties, pour qu’Activison annonce des versions Xbox 360 et PS3 du jeu (mais pas PC) avec au programme : des graphismes améliorés, un jeu plus fluide, l’ajout du mode Missions du MI6, possibilité de jouer jusqu’à 16 en multi (au lieu de 8), ajouts de nouvelles cartes multijoueurs, etc… mais en dehors de cela il s’agit du même jeu.

Scénario

Comme on peut s’y attendre, ce Goldeneye 2010 reprend le scénario du film éponyme, mais ne se contente pas de le copier, en fait il le modernise. L’action ne se passe plus dans les années ’90 mais de nos jours et ce n’est pas Pierce Brosnan qui incarne l’agent 007, mais Daniel Craig. En fait, à l’exception de Judi Dench (M), aucun acteur du film ne revient pour ce jeu. Haute trahison ou bonne idée ? Cela divise les fans. Mais Bruce Feirstein (écrivain du jeu, et aussi l’un des scénaristes du film de 1995) va plus loin en modifiant l’intrigue pour vraiment l’adapter à un jeu vidéo : c’est-à-dire que le joueur (soit Bond) doit être au coeur de celle-ci et non les personnages secondaires. Ainsi Bond va par exemple rencontrer Natalya à l’intérieur de Severnaya. Cette modernisation apporte son lot de surprises que l’on n’aurait pas eu si le jeu avait repris trait pour trait le scénario d’un film que de toute façon tout le connaît déjà ; ainsi le joueur s’étonne lorsqu’il se trouve à Dubaï à la place de Monte-Carlo, le Nigeria à la place de Cuba, ou encore lorsque Zukovsky trouve la mort…

Gros problème scénaristique toutefois : le jeu n’indique jamais clairement qu’il s’est passé un certain nombre d’années entre la fausse mort de Trevelyan et les événements « actuels ». Et d’ailleurs, où est le gunbarrel ?

Gameplay

Dans la peau de Bond il faudra donc enchaîner une quinzaine de missions (et il n’y a pas de missions bonus) dont le leitmotiv pourrait être « seul contre tous ». Rassurez-vous toutefois, GoldenEye Reloaded laisse une grande place à la furtivité, et mises à part quelques phases d’action obligatoires, vous pouvez très bien vous faufiler telle une anguille dans les niveaux pour abattre les ennemis un à un, dans le silence le plus total. À vrai dire, tout a été fait pour vous inciter à rester caché et à ne pas vous faire repérer. Si vous échouez à vous infiltré proprement, ce qui vu la difficulté de ces phases va vous arriver souvent, les ennemis vont appeler magiquement des renforts (et malheureusement il y en a TOUJOURS à proximité quand vous vous loupé) et il faudra sortit l’arsenal.

Une fois les fusils d’assaut de sortis, le jeu devient un Call Of Duty. Véritablement, le jeu rappelle énormément cette franchise (qui est d’ailleurs en partie éditée par Activision) dans sa maniabilité et son gameplay, mais le problème c’est que dans un James Bond on aimerait joué à James Bond et non à un vulgaire Call Of Duty ! C’est notamment gênant dans les phases d’action obligatoire ou l’on vous envoie des dizaines et des dizaines d’ennemis sur la figure, en revanche on appréciera les quelques (rares) passages à la mise en scène spectaculaire (sans non plus faire dans la surenchère) bien que l’on traversera certains niveaux avec indifférence, le jeu étant répétitif (on s’infiltre, on est repéré et on bourrine, on s’infiltre, etc…).

Un mode de couverture est présent : si votre personnage vise alors qu’il est accroupi il va se relever de quelques centimètres afin de pouvoir tirer alors qu’il est caché derrière un obstacle. Si cette option est sympathique derrière les dits obstacles, elle devient tout de suite plus gênante quand le personnage se relève alors que vous n’êtes pas adossé à un objet. Notons aussi que certains de ces objets qui servent de couverture se détruisent au bout de plusieurs rafales des ennemis, un bon point. Par ailleurs si les ennemis peuvent vous lancer des grenades, vous allez très vite regretter que les développeurs n’ont pas pensé à inclure les grenades pour Bond en solo, et pourtant vous auriez été bien heureux d’en posséder à diverses occasions du jeu !

Le jeu propose quatre modes de difficulté. Dans les trois premiers la vie se régénère au bout de quelque temps (le premier mode n’est pas très difficiles comparé aux autres qui sont bien balèzes) tandis que dans le dernier mode de jeu, c’est comme sur la Nintendo 64, la vie de Bond ne se régénère pas automatiquement ; il faut trouver des gilets pare-balles pour essayer de rester en vie. Les missions proposent aussi aux joueurs des objectifs secondaires non obligatoires, mais ceux-ci ne modifie malheureusement en rien le scénario du jeu (alors que Bond et le MI6 sont est censés obtenir des renseignements supplémentaires sur leurs ennemis grâce à eux).

Point de vue gadget on regretta qu’il n’en ait qu’un : le téléphone portable de Bond. Celui-ci fait le café et c’est vraiment dommage qu’il n’y ait pas de gadgets plus exotiques comme une montre laser. La séquence en char d’assaut n’est quant à elle pas mauvais même si l’on plus l’impression de se trouver au beau milieu de la Troisième guerre mondiale que dans Saint-Pétersbourg.

Quelques détails viennent aussi quelque peu gâché le plaisir : pourquoi les ennemis qui n’ont pas encore tirés ne possèdent que quelques balles dans leurs chargeurs quand vous ramassez leurs armes au lieu d’un chargeur plein ? Cela peut parfois mener à votre mort et lorsque vous décédez, vous vous tapez en écran de chargement avec pour image de fond celle de la jaquette où l’on voir la silhouette de Craig tenant un PPK. Or cela est une grosse erreur mensongère qui fait bien tache pour ceux qui aiment cette arme dans la mesure où le jeu ne propose jamais de PPK mais uniquement le P99 ! Et par ailleurs, pourquoi le curseur est par défaut réglé sur « nouvelle partie » au lieu de « continuer » dans le menu lorsque vous lancez le jeu ? Dans votre vie de joueur sur ce jeu n’allez-vous pas plus fréquemment appuyer sur « continuer » dans la mesure où vous ne finirez jamais le jeu en une seule session ?

Au-delà de cela, même si l’on n’aime pas les Call Of Duty pour diverses raisons, il faut bien avouer que lorsque l’on en a un sous la main, on arrive tout de s’amuser dessus et c’est aussi le cas avec le solo de ce Goldeneye 2010 qui dure environ sept heures dans les modes de difficulté pas trop élevée (mais beaucoup plus dans les autres). Par sa difficulté et son coté infiltration, le jeu possède aussi une certaine replay value, bien les codes triches pour solo de N64 soient passés à la trappe.

Graphismes

Si le jeu est beaucoup plus beau que sur la Wii, Reloaded accuse toutefois un petit retard sur la concurrence en terme de graphismes. Cela n’empêche pas le titre d’être dans la norme et d’avoir des décors plutôt réussi. On regrettera certains effets pas terribles comme le manque de reflets dans les miroirs (alors que la version Wii, affichait ces reflets) et surtout des explosions scriptées mal faites dans la mesure où elles ne détruisent pas l’environnement d’un pet.

Bande son

Pour ce remake, le compositeur Kevin Kiner s’inspire du style de David Arnold (et non d’Éric Serra). La musique, bien qu’elle colle à l’action et fasse le travail, ne s’avère pas mémorable, un peu répétitive, et ne possède pas d’identité propre. La musique du générique est quant à elle une bonne reprise de la chanson de Tina Tuner. Au niveau des bruitages des armes le jeu pêche, ceux-ci ne sont pas terribles, ni assez bruyants. Le P99 sans silencieux à un son pas tip top, les autres armes non plus, en particulier les fusils à pompes… Par ailleurs la musique dans le niveau du club de nuit est vraiment mal gérée (trop répétitive et trop forte pour la dernière partie de la mission).

La VO du jeu est très bonne, la VF n’est pas mauvaise mais on regrettera toutefois que la voix française (qui est une imitation de l’officielle) de 007 manque un peu d’âme…

Missions du MI6

Le mode Missions du MI6, exclusif à la version Reloaded, est similaire au mode Spec Ops de Call Of Duty. Le joueur doit accomplir trois types de missions : infiltration sans se faire repérer, éliminer un certain nombre d’adversaires ou protéger des serveurs de vagues d’ennemis. Selon votre performance vous gagnez des étoiles qui débloquent de nouveaux défis. Ces défis sont paramétrables dans les moindres détails jusqu’à la fréquence de jet de grenades des ennemis, en passant par leur santé ou leur précision. Ces modifications influent sur la difficulté, qui influe à son tour sur le nombre d’étoiles gagné, le temps étant aussi pris en compte. Autant vous le dire : débloquer les derniers défis s’avère être une tâche ardue dans la mesure où obtenir des étoiles dans ce mode Missions du MI6 est, comme la campagne solo, balèze en difficulté…

Multijoueur

Impossible de créer un remake de Goldeneye N64 sans un mode multijoueur et Eurocom l’a bien compris. Tout d’abord le mode offline, jouable en écran splitté jusqu’à 4, propose un bon nombre de choix d’options et de paramètres modifiable. On regrettera toutefois l’absence de bot. Au programme de Reloaded : 14 cartes, de nombreux nombre mode de jeu et une pléiade de skins inspirée des divers films de la saga (mais les maps du jeu ne sont quant à elles qu’inspirées du mode solo, sauf Docks).

C’est du côté online que cela pêche puisque le jeu souffre de deux syndromes issus de Call Of Duty : à savoir un système de classe (on ne récupère plus les armes par terre, ce défaut est aussi présent dans le mode offline) et un système d’expérience permettant de débloquer au fil des matchs des armes/atouts pour customiser cesdites classes. Deux choses qui n’ont rien à faire dans un jeu James Bond, surtout dans un multijoueur qui se doit d’être fun (en quoi le fait de créer un déséquilibre entre l’arsenal des joueurs hauts et bas niveaux est fun ?).

Si cependant vous aimez farmer l’XP, Goldeneye 2010 a de quoi vous occuper et si ce n’est pas le cas, vous pourrez vous amuser en offline avec des amis (après que ceux-ci aient mis 3h00 pour créer leurs classes)…

Mise à part Judi Dench (M), aucun acteur du film original ne reprend du service pour ce GoldenEye 2010 :

Perssonage Voix (VO)
James Bond Daniel Craig
Alec Trevelyan Elliot Cowan
Natalya Simonova Kirsty Mitchell
Xenia Onatopp Kate Magowan
M Judi Dench
Bill Tanner Rory Kinnear
Général Ourumov Laurence Possa
Mishkin Ed Stoppard
Valentin Zukovsky Alec Newman

Trailer (Wii) :

Trailer (Wii) :

Reveal trailer :

MI-6 Ops trailer :

Multiplayer trailer :

Journal des développeurs, infiltration :

Journal des développeurs, combat :

Journal des développeurs, histoire :

Journal des développeurs, cascades :

Journal des développeurs :

Journal des développeurs, ennemis, nouveaux choix et armes :

Making-of avec Nicole Scherzinger :

Requin à l’honneur :

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La musique du jeu est signée Kevin Kiner :

La musique du générique est quant à elle une reprise de la chanson du film (originellement chantée par Tina Turner), chantée par Nicole Scherzinger :

La carte multi Docks est reprise d’une mission solo de la version Playstation 2 de Quantum Of Solace.

Goldeneye 2010 a eu le droit à sa propre manette couleur or sur Wii tandis qu’un bundle « Double ‘O’ Edition » existe sur PS3 :

La version PS3 a l’exclusivité sur le perssonage d’Hugo Drax et d’un pistolet laser :

Sur Nintendo DS, le jeu ressemble à cela :


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