Déclic mortel – 2015

Trigger Mortis

Trigger Mortis est un roman écrit par Anthony Horowitz qui fut publié au Royaume-Uni le 8 septembre 2015. Il s’agit de la première aventure de James Bond écrite par l’auteur. Le début du roman se base sur un scénario intitulé Murder on Wheels (de sept pages) que Ian Fleming avait écrit dans les années 1950 pour une série télévisée James Bond qui n’a finalement jamais vu le jour.

Le roman est sorti en français aux éditions Hachette Jeunesse, Calmann-Lévy et de La Loupe (2015), sous le titre Déclic mortel, avec une traduction signée Annick Le Goyat.

Synopsis

1957, James Bond vient juste de rentrer victorieux de son affrontement contre Auric Goldfinger. À ses cotés se trouve Pussy Galore qui a joué un grand rôle dans ce succès. Alors qu’ils s’installent à Londres, les deux compères pensent de plus en plus à se séparer.

Pendant ce temps, la lutte pour la supériorité entre l’Union soviétique et l’Ouest s’intensifie. Pour démontrer la force des Soviétiques, SMERSH planifie de saboter un Grand Prix international dans une zone chaude de l’Allemagne de l’Ouest. Au circuit automobile Nürburgring, Bond doit jouer au jeu du chat de la souris à grande vitesse pour les stopper. Mais lorsqu’il observe un meeting secret entre un conducteur du SMERSH et un millionnaire coréen malfamé, il devient clair qu’il ne s’agit là que d’un échauffement pour l’organisation soviétique.

Devenu orphelin durant la guerre de Corée, il a une raison personnelle de vouloir mettre les États-Unis à genoux. Il aide les Soviétique pour la course à l’espace, mais comment ? Avec l’aide d’une agent américaine, Bond découvrira un plan qui le mènera en Floride puis à New York, où un affrontement déterminera le sort de l’Ouest…

Nürburg se trouvait à deux cents kilomètres au sud, entourée de prés et de bois qui se déployaient avec exubérance, indifférents à l’histoire récente. La ville serait restée une petite bourgade anonyme, ni laide ni particulièrement attrayante, avec son assortiment de maisons ordinaires, son épicerie et sa forteresse en ruine perchée sur une colline, sans la décision du Allgemeiner Deutscher Automobil-Club, trente ans auparavant, d’y faire construire un circuit automobile qui avait enfin donné à Nürburg une raison d’exister. Plus qu’une raison. La course automobile était devenue son coeur et son âme. Le hurlement strident des moteurs transperçait la campagne environnante à des kilomètres à la ronde.

Après le long trajet, Bond n’était pas mécontent de ralentir et de rouler paisiblement devant les hôtels et les pensions de famille qui avaient poussé depuis peu, et qui avaient l’air presque gêné devant l’étonnante exhibition de voitures prestigieuses garées devant leurs portes. Magasins et garages faisaient la réclame pour des dizaines de marques de pneus, de lubrifiants, de joints de culasse, de garnitures et autres accessoires de mécanique. Des visiteurs de toutes les nationalités paradaient dans les rues. Bond se plaisait à les identifier : les Italiens élégants et conscients de l’être, les Français sûrs d’eux et désinvoltes, les Allemands isolés dans leur coin, les Anglais hautains et les Russes… Oui. Il les repéra assez vite, marchant ensemble, les traits tirés par une mauvaise alimentation et le regard terne. Ils formaient un quatuor, tous habillés de vêtements bon marché et trop formels. Bond chercha Ivan Dimitrov. Ses coéquipiers savaient-ils qui il était ? Pas seulement un pilote de course, mais un agent à la solde du SMERSH ? Il ne l’aperçut nulle part.

Bond se rendit à son hôtel, où il se changea et enfila une tenue confortable et adéquate pour le circuit : un pull en laine avec des pièces imperméables sur les épaules et les bras, un pantalon muni de poches sur les cuisses et au-dessus des genoux, des chaussures hautes à lacets garnies d’amiante pour protéger ses pieds de la chaleur véhiculée par les pédales, et une ceinture de force élastique pour cuirasser ses reins contre les chocs de la route. Il emporta aussi un casque, des lunettes de protection, des bouchons d’oreilles et, à la perspective des innombrables changements de vitesse qui l’attendaient, une provision de sparadraps pour ses mains. Il était convenu de retrouver Lancy Smith aux stands de ravitaillement. Après un déjeuner rapide de Ahle Wurst, de pain de seigle, et une bouteille de Gerolsteiner, l’eau minérale locale, il alla se présenter au coureur anglais.

Anthony Horowitz
Déclic mortel

Personnages principaux

  • James Bond
  • Jason Sin : de son vrai nom Sin Jai-Seong, est un millionnaire rescapé du massacre de No Gun Ri. Il veut détruire l’Empire State Building tout en faisant croire au monde que sa destruction a été provoquée par une fusée Vanguard afin que les États-Unis allouent moins d’argent à leur programme spatial, et que les Soviétiques gagnent ainsi la course à l’espace.
  • Jeopardy Lane : Agent du Département du Trésor des États-Unis.
  • Logan Fairfax : elle entraîne Bond pour la course au Nürburgring sur une Maserati 250F.
  • Pussy Galore

Lancement

Le + de CJB : Le lancement de Déclic mortel

 

Anecdotes

Selon le site officiel de Ian Fleming Publications, le roman se déroule en 1957, deux semaines après les événements de Goldfinger.

Le titre teaser du roman était Project One.

Le titre définitif du roman a été révélé le 28 mai 2015, ce qui coïncide avec le 107éme anniversaire de Ian Fleming.

Le véritable pilote Stirling Moss était un des personnages principaux de Murder on Wheels. Horowitz a toutefois choisit de ne pas le faire figurer dans Trigger Mortis, préférant notamment créer les perssonages fictifs de Lancy Smith et Logan Fairfax à la place.

C’est l’acteur David Oyelowo qui prête sa voix pour la version audio du roman en anglais.

Il est possible de découpé la sur-couverture de Trigger Mortis (Orion, première édition) pour la transformer en fusée en suivant les instructions suivantes :

L’auteur : Anthony Horowitz

AH-in-race-car


Arme de service principale : Walther PPK

Véhicule: Bentley 4½ Litre, Maserati 250F

Pays principaux : Allemagne, États-Unis, Angleterre

Site officiel : www.triggermortis.co.uk


Articles sur le sujet

Le + de CJB : annonce de Anthony Horowitz en nouvel auteur Le + de CJB : annonce du titre et de la couverture Le + de CJB : Interview n°1 d’Anthony Horowitz Le + de CJB : Interview n°2 d’Anthony Horowitz Le + de CJB : Extrait en français Le + de CJB : Horowitz et le style Fleming

Guide des éditions françaises

Plus d’infos sur les éditions FR

Éditions étrangères notables

L’édition spéciale Waterstone (noire) inclut des scans des sept pages du manuscrit de Murder on Wheels écrites par Fleming. Il s’agit de la seule édition qui le propose.

Couvertures prototypes

Ancienne couverture de Orion (UK) :

declic-mortel-791736

Par Patrick Léger, pour l’édition paparback Harper Collins (US) :

Couvertures teaser

71bWBPASgiL



Commentaires (2)

  1. Clément

    Il y avait un auteur pour prendre la suite de Fleming et raconter les aventures de Bond, et son nom est Anthony Horowitz. Après les différentes tentatives pas vraiment convaincantes de pasticher ou imiter le style du créateur de 007, on avait perdu espoir dans la possibilité de lire un jour une histoire de James Bond digne des romans originaux. L’espoir revient avec Déclic Mortel.

    Dès les premières pages, l’auteur londonien retrouve ce parfait équilibre du style de Fleming avec le sens du détail, de la narration, du rythme, de l’aventure, de l’espionnage et de la description des personnages. 1001 petits détails sautent aux yeux : ce sont des tournures de phrases, des expressions, des façon de caractériser un personnage que l’on ne retrouve que chez Fleming, et que les prédécesseurs d’Horowitz avait essayé d’imiter, sans trop y réussir.

    [….] Suite de la critique : http://www.commander007.net/2015/09/trigger-mortis-declic-mortel-la-critique/

    Répondre
  2. Clément

    Il semblerait que tout le monde ait adoré Déclic Mortel (Trigger Mortis), sauf moi ! Malgré toutes les critiques positives qui annonçaient un très grand cru, voir carrément le meilleur roman depuis Fleming (!), je garde un arrière goût amer de ce livre. Lorsque l’on s’attend à tomber sur quelque chose frôlant la perfection et qu’une fois le livre en main on remarque de gros défauts, on est déçu. Alors aujourd’hui je vous propose d’aller à contre-courant de ces critiques et voir ce qui cloche dans le roman d’Horowitz, et ce qui aurait plus être amélioré. Je ne m’attarderai pas sur les points positifs, mes collègues l’on déjà fait ici, et je ne chercherai pas la petite bête. Pour cet édito, tous les points que nous allons évoquer sont les pénibles défauts qui me reviennent de ma première lecture et qui, après un an, restent toujours dans ma tête comme particulièrement dérangeants.

    [….] Suite de l’article : http://www.commander007.net/2016/11/edito-ce-que-je-nai-pas-aime-dans-trigger-mortis/

    Répondre

Laisser un commentaire