007 Legends

007 Legends est un FPS (jeu de tir à la première personne) sorti le 16 octobre 2012 sur Xbox 360, Playstation 3, PC et Wii U, à l’occasion des 50 ans de la saga cinématographique. Le scénario s’inspire de six films : Goldfinger, Au service secret de Sa Majesté, Moonraker, Permis de tuer, Meurs un autre Jour et Skyfall. Bien que dans chacun de ces films Bond soit joué par un acteur différent, seul Daniel Craig apparaît dans le jeu.

Il s’agit du dernier jeu de James Bond a avoir été édité par Activison, qui, suite au très mauvais accueil critique du jeu, retira notamment tout son catalogue 007 de Steam sans la moindre explication. Des actions similaires ont aussi eu lieu sur le Xbox Live et le PlayStation Network.

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Développeur : Eurocom
Éditeur : Activision

Campagne solo

Le jeu commence par une cinématique de Skyfall (assez mal faite) durant laquelle nous voyons la scène où Bond chute du train, ce qui le fait tomber dans un état secondaire où il revoit sa vie, du moins une partie, défiler devant ses yeux (pas très original).

Ceci sera, ou du moins tentera d’être, le fil conducteur du jeu, car il faut bien se le dire : les transitions entres les films sont inexistantes… et parfois même lorsque l’on en fini un « film », il en manque la fin. Exemples : 1. James Bond est en plein crash aérien dans l’avion de Pussy Galore et arrive au cockpit : tableau de score fin de mission ; 2. James Bond allume l’essence sous Sanchez : tableau des scores. Tout ceci est assez rageant car on ressent clairement qu’il manque un bout de jeu.

Pire encore, n’espérez pas rejouer entièrement les films proposés, il n’y a que quelques missions par films (exemple : Moonraker ne contient qu’une mission dans la base de lancement brésilienne et une autre dans l’espace ; il n’y a donc pas de mission à l’usine de Drax, ni à Venise, ni à Rio, ni de séquence en bateau). Cependant on peut noter une certaine volonté scénaristique dans les missions et celles-ci prennent quelques libertés par rapport aux films afin de les moderniser, ce qui est plutôt bien vu.

Nous commençons donc le jeu par Goldfinger, se réveillant dans une chambre de Miami et découvrant Jill peinte en or. Il faut bien l’avouer : tout au long du jeu, le côté fan-service est très respecté. Du coup on retrouve pas mal de scènes mémorables, dialogues et élément des films, parfois reproduit à l’identique (laser de Goldfinger, broyeur de Permis de tuer, statue dorée du colonel Moon, poursuite en moto à Istanbul). Sur ce point, 007 Legends est vraiment bon !

La direction artistique des décors est bonne, même si le level-design fait vraiment trop couloir. Par ailleurs, la plupart des personnages des films sont très bien modélisés, à l’identique (à l’exception de Jinx, mais pour une fois les absents n’ont pas tort) ou certains faisant un peu plus jeune dans leurs costumes. Blofeld est quant à lui un mélange entre Donald Pleasence et Telly Savalas, ce qui lui va plutôt bien. En revanche, Holy Goodhead a été massacrée comparée aux images promotionnelles : ils lui ont mis les cheveux très courts (à croire qu’ils ont inversé Jinx et Holy dans le jeu). Maintenant leurs voix en VF ne rend pas trop mal, mention spéciale pour Goldfinger qui fait très capitaine Haddock. Nous avons même droit à quelques voix officielles comme celle de Tanner. En revanche, ils ont massacré M, mais nous savons que la VO a été très soignée.

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Enfin, la mission Skyfall est disponible qu’en DLC ! En DLC gratuit, certes, mais DLC tout même ! Et (comme sur la plupart des autres films) celle-ci ne contient que deux missions : le prégénérique et Shanghai (et c’est tout) !

Liste des missions :

  • Goldfinger : Auric Entreprises
  • Goldfinger : Fort Knox
  • Au service secret de Sa Majesté : Vallée alpine
  • Au service secret de Sa Majesté : Repaire de Blofeld
  • Permis de tuer : Raffinerie
  • Permis de tuer : Routes de montagne
  • Meurs un autre jour : Hôtel de glace
  • Meurs un autre jour : Lac gelé
  • Meurs un autre jour : Avion-cargo de Graves
  • Moonraker : Spatioport
  • Moonraker : Station spatiale
  • Skyfall : Vieil Istanbul
  • Skyfall : Shanghai

Gameplay et graphismes

La gameplay reste très classique, mais pas forcément ce que l’on attend d’un James Bond.

Par film, il n’y a que trois types d’ennemis différents (et 4 modèles de voitures dans tout le jeu). Du coup, vous avez l’impression de jouer à l’attaque des clones et de tuer toujours les mêmes personnes. Et ce n’est pas juste une impression, de plus le jeu souffre d’un gros défaut : le nombre d’ennemis. Il vous en arrive tellement dessus que l’on se demande si cela va s’arrêter… il y a quand même des cas dans la vie où tuer n’est pas jouer.

En conséquence vous avez l’impression de jouer à un Call of Duty. Sans doute est-ce pour combler l’intelligence artificielle des ennemis qui est vraiment au ras des pâquerettes car oui, l’IA est complètement nulle, temps de réaction hyper lent, ; vous avez beau être à côté d’eux, ils ne vous voient pas, alors que parfois ils vous repèrent à travers les murs. Dès que vous êtes accroupis et que vous avez un silencieux : vous êtes l’homme invisible.

En revanche, comme le veut la logique, si un garde tombe sur le corps de l’un de ses collèges, il va donner l’alerte. Le truc c’est qu’il n’est pas possible de déplacer les corps pour les cacher ! Du coup, on se fait souvent repérer dans les quelques phases d’infiltrations qui en deviennent très dures et l’on préfère foncer dans le tas. L’arsenal mis à notre disposition nous encourage d’ailleurs à jouer dans ce style puisqu’il y a des fusils d’assaut à profusion. Point de vue arme de poing, en dehors de notre P99 avec un silencieux (pré-vissé) il n’y a pas grand grand choix dans cette catégorie. Et pas moyen de choisir le PPK (sauf en bonus de précommande) pour un jeu qui fête les 50 ans de Bond, dommage ! Dernier détail sur l’arsenal du jeu : il existe des kits de personnalisations des armes dans les niveaux. Plutôt bien vu.

Les gadgets sont quant à eux assez peu présents (montre, stylo, téléphone), on en aurait peut-être aimé plus.

Le jeu suit toujours le même schéma : foncer dans le tas, rencontre avec la James Bond girl, infiltration, enquête avec le téléphone de Bond, foncer dans le tas et combat de boss en QTE. Certains pourraient trouver ça trop répétitif, certain autre ne seront pas dérangé par cette routine.

Le système de QTE est ridicule et est d’une facilité déconcertante. Là ou dans Goldeneye 2010 on avait du spectacle et de la difficulté, ici on assiste juste à un combat de boxe ennuyeux à souhait.

On évolue dans des décors variés, la mise n’est en revanche en scène pas assez poussée, manque de grand spectacle. Les checkpoints sont trop éloignés, le gameplay est parfois injouable (voir le niveau en ski qui est un calvaire) et il y a même eu un bug qui empêchait la progression dans Moonraker. Il n’y a pas vraiment de détails dans les scores lorsque l’on fini une mission. En revanche, bon point : on peut choisir si l’on veut que sa santé se régénère automatiquement, ou avec des médikits.

Graphiquement le jeu est en retard de plusieurs années et est plutôt moche. Toutefois cela permet aux PC les plus vieux de le faire tourner. C’est surtout au point de vue des animations que ça coince vraiment : parfois incohérente, problèmes de collision… moches et on a l’impression que les cadavres ennemis sont encore vivants !

Phases en véhicules

Au nombres de trois. Il n’y en a même pas dans Goldfinger, la DB5 a été remplacée par une DBS… ce qui relève de l’hérésie !

On va conduire un Hummer dans Permis de tuer au lieu d’un camion-citerne, tentant d’éviter les 15 000 roquettes qui nous foncent dessus durant cette phase ennuyante.

Meurs un autres jour oblige un combat sur la glace. Ici, pas de V12 Vanquish, mais une DBS qui se comporte comme une savonnette dans un niveau couloir comme pas possible. Pas de possibilité d’être invisible, il y a juste à lancer quelques missiles et esquiver les explosions de Zao, qui de toute façon ne nous font rien. On peut faire demi-tour, prendre tout notre temps, il n’est pas possible d’échouer la mission. Plat et ennuyeux.

On se rappelle des niveaux sur la glace de BloodStone et Nightfire très dynamiques avec plein de gadgets. Ici c’est le néant. D’ailleurs ces niveaux durent généralement 4 minutes (montre en main) alors que certaines missions durent parfois trop longtemps (exemple : le premier niveau de Permis de tuer en difficulté facile qui peut prendre jusqu’à 1h49). Pourtant la campagne n’a pas une durée de vie très longue : environ 5h, ce qui a toujours été le problème des jeux James Bond.

Les scènes choisies pour les niveaux du jeu sont presque toujours situées à la fin des films. Jamais de scènes intermédiaires et on ne débloque pas de bonus comme dans Goldeneye premier du nom. Les seuls bonus que l’on va gagner sont des dessins et des croquis du jeu, si toutefois on y arrive, car ils sont très durs à débloquer. On a par contre quelques biographies assez bien faites des personnages que l’on rencontre. Dommage qu’ils n’aient pas poussé jusqu’à faire une salle de musée comme dans Quantum of Solace. Pour les 50 ans, ça aurait été bien vu.

Mode défi

Le mode défi de Goldeneye 2010 fait son retour dans 007 Legends et il est toujours aussi difficile. On peut incarner le méchant ce qui est plutôt cool même si cela n’apporte strictement rien.

Multijoueur

Le multi de 007 Legends est quelque chose de fade où on retrouve le système d’XP de Goldeneye 2010. De plus, on ne peut pas configurer les parties à l’extrême comme dans les titres d’EA et puis… il n’y a pas moyen de mettre des bots ! Point de vue skins de personnages c’est plutôt bon, on retrouve ceux des six films ainsi que quelques autres. Mais on ne peut pas incarner James Bond ! Bon point en revanche, il y a la possibilité de jouer en écran scindé sur console (rare sont les jeux à le proposer de nos jours) et les personnages dans certains modes de jeu ont chacun une aptitude particulière : Requin et Grant sont plus résistants au corps à corps, Scaramanga a un pistolet d’or, Goldfinger des grenades en or faisant plus de dégâts …

Seulement 8 maps à nouveau en provenance du solo et (trop) de modes de jeux.

On est donc très loin de l’âge d’or du multi de James Bond.

007 Legends sur PC : l’espion qui merdait

Le jeu manque d’anticrénelage. Mais le plus honteux c’est que l’on ne peut pas changer les options graphiques à part la résolution ! Pour un jeu de 2012, c’est un choix assez étrange ! Pas de possibilité d’activer les sous-titres ni de naviguer dans les menus avec la souris… on est obligé de prendre le clavier ! En parlant de la souris, c’est très vite injouable. L’accélération de la souris n’est pas prise en compte et la visée devient pénible surtout que la sensibilité est soit vraiment trop lente ou vraiment trop rapide ! Le jeu ne prend pas en compte les manettes !

On peut éditer les touches, mais pas toutes ! Ainsi on n’envoie pas des grenades avec G comme dans tous jeux mais avec A (comme absurde), l’utilisation des gadgets et QTE se fait avec UJTH. Du coup, on cherche sans cesse la bonne touche ! Ajoutez à cela quelques bugs de son, l’impossibilité d’enlever l’ATH, des bordures noires parsemées de taches graphiques arc-en-ciel infâmes…

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Personnage Film(s) Apparence Voix (VO)
James Bond Multiples acteurs Daniel Craig Timothy Watson
Auric Goldfinger Gert Fröbe Gert Fröbe Timothy Watson
Pussy Galore Honor Blackman Honor Blackman Natasha Little
Oddjob Harold Sakata Harold Sakata /
Felix Leiter Multiples acteurs Demetri Goritsas Demetri Goritsas
Tracy Diana Rigg Diana Rigg Nicola Walker
Marc Ange Draco Gabriele Ferzetti ? Anthony Edridge
Ernest Stravo Blofeld Telly Savalas ? Glenn Wrage
Hugo Drax Michael Lonsdale Michael Lonsdale Michael Lonsdale
Holly Goodhead Lois Chiles Jane Perry Jane Perry
Requin Richard Kiel Richard Kiel /
Franz Sanchez Robert Davi Robert Davi Robert Davide
Pam Bouvier Carey Lowell Carey Lowell Carey Lowell
Dario Benicio del Toro Benicio del Toro /
Gustav Graves Toby Stephens Toby Stephens Toby Stephens
Jinx Halle Berry Gabriela Montaraz Madalena Alberto
Zao Rick Yune Rick Yune Jason Wong
Patrice Ola Rapace Ola Rapace /
Eve Naomie Harris Naomie Harris Naomie Harris
Bill Tanner Multiples acteurs / Judi Dench
M Multiples acteurs / Rory Kinnear

Trailer des missions Goldfinger :

Trailer des missions Au service secret de Sa Majesté :

Trailer des missions Permis de tuer et Meurs un autre jour :

Trailer des missions Moonraker :

Trailer des missions Skyfall :

Trailer multijoueur :

Making of avec Michael Lonsdale :

Making of avec Naomie Harris :

Trailer annonce du jeu :

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C’est Kevin Kiner, compositeur de Goldeneye 2010, qui s’attelle à la tache de créer la bande-son de 007 Legends :

Pour la chanson du générique, c’est David Arnold qui livre un remix de la bande son du film Goldfinger composée par John Barry :

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« RIEN NE PEUT TUER JAMES BOND »

Michael Lonsdale, acteur et ancien méchant a participé à un jeu dédié au cinquantenaire de l’agent 007. Une expérience « nouvelle » pour celui qui « n’avait jamais vu un jeu vidéo ».

2012, James Bond fête ses 50 ans de cinéma. L’occasion pour l’éditeur Activision de lancer le jeu vidéo 007 Legends qui reprend six passages cultes de différents films. Pour ravir les fans, certains des personnages du jeu sont doublés par les acteurs d’origine. Une expérience à laquelle s’est prêtée Michael Lonsdale, le méchant Hugo Drax de Moonraker, pourtant peu concerné par les jeux vidéo. Rencontre avec l’acteur de 81 ans qui « n’aime pas les histoires de vampires », mais « adore expérimenter des choses nouvelles ».

Comment s’est mise en place cette participation dans 007 Legends ?

Très simplement : on a fait une proposition à mon agent, et j’ai accepté. Il s’agissait d’une aventure tout à fait nouvelle pour moi. Or j’aime faire des choses que je n’ai jamais faites. Là, c’était quelque chose de complètement inconnu… Je n’avais jamais vu de jeu vidéo. Je n’ai pas d’appareil comme cela, et mes amis non plus. Je suis tout à fait innocent pour l’instant. Je découvre.

Avez-vous pu jouer au jeu ?

J’ai observé, mais je n’ai pas voulu aller plus loin. Ça a l’air très compliqué. C’est une sorte de piano, avec cinq ou six boutons qui ont des fonctions différentes… Et puis, c’est très violent. Ça n’arrête pas de tirer, de tuer, d’exploser, etc.

Et ça rapporte de travailler pour le jeu vidéo ?

Financièrement s’entend, oui. Mais je l’ai fait surtout pour essayer une chose nouvelle. Donc voilà, j’ai expérimenté.

L’actrice américaine Ellen Page prêtera sa voix mais aussi son visage et ses expressions au prochain Beyond, franchissant un cap dans l’intégration des acteurs dans un jeu vidéo. Seriez-vous prêt à aller jusque-là ?

Je ne sais pas, il faudra voir ce que ça donne. Si la démarche est artistique, pourquoi pas. Mais si c’est uniquement violent, non.

Au-delà du jeu vidéo, quel est votre meilleur souvenir de James Bond ?

Quand on a présenté Moonraker [en 1979] à New York en grande première, c’était hallucinant. Il y avait 2.000 personnes dans la salle, dont Frank Sinatra. Avant que le film ne commence tout le monde sifflait, applaudissait, chantait, alors qu’il n’y avait encore rien sur l’écran ! Et quand le film a commencé, ça a été un délire de hurlements… J’ai compris que James Bond avait remplacé ce qu’était Tarzan et Zorro : c’est un héros qui peut tout faire et qui ne sera jamais battu. Rien ne peut le tuer.

Seul un James Bond peut susciter un tel engouement ?

Non. En ce moment, il y a ces séries pour les jeunes avec des fantômes et des vampires…

Les films Twilight ?

Je ne me souviens plus du nom. De toute façon, je ne regarde pas ça. Je n’aime pas les histoires de vampires.

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Que pensez-vous de la politique entreprise par le gouvernement en matière de rapprochement de la Culture et du numérique ?

Ce sont des choses que je ne connais pas, donc c’est difficile d’avoir un avis. Les journaux font des pages entières sur des appareils bizarres, moi je préfère tourner la page. Je n’ai d’ailleurs pas d’internet, ni de téléphone portable.

Est-ce par manque d’intérêt ?

Non, mais je n’aime pas que l’on m’appelle. Je préfère que les gens m’écrivent. Quant à internet, il faudra bien que j’y vienne un jour… Mais tous ces appareils ne m’attirent pas.

Êtes-vous mobilisé sur les questions de droit d’auteur qui se posent ?

Oh, ça… Ça ne m’intéresse pas du tout, parce que c’est inextricable. Même les gens dont c’est le métier ne savent pas comment faire. Malgré leurs efforts, ils ne peuvent pas tout contrôler, ce qui se fait à la télé, sur internet… Je suis conscient que cela pose toute sorte de problèmes, mais je préfère rester dans la création, dans l’art. Ce qui est technique n’est pas tellement mon propos.

 

Interview de l’acteur Michael Lonsdale, par Boris Manenti, réalisée le 27 septembre 2012.

Le site officiel du jeu était www.007legends.com

Dans les trailers, Holy Goodhead avait de long cheveux… or dans le jeu, elle a inexplicablement des cheveux court.

Le bonus de précommande Amazon était intitulé le Nemesis Pack et donnait accès a deux skins multijoueur : Requin en combinaison spatial et un costume squelette pour le Baron Samedi. Le bonus de précommande GameStop était intitulé The 007 Pack et donnait accès à une tenue pour Bond, le Walther PPK et un changement d’arme plus rapide de 50%.

Il s’agit du dernier jeu du studio Eurocom qui entamera une vague de licenciement avant de fermer ses portes le 7 décembre 2012.


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