2008 – 10e anniversaire du Club


Le 16 décembre 2007, plus d’une centaines d’adhérents du Club et leurs proches, l’ensemble des présidents des fans clubs européens étaient conviés dans le 5e arrondissement de Paris pour fêter dignement le 10e anniversaire de notre club. Une journée riche de retrouvailles, de partage(s) et… de surprises.

Pierre FABRY

Prenez une centaine de fans intrépides, une poignée d’organisateurs affairés, des invités bondiens de marque, humbles, adorables et disponibles, un excellent traiteur libanais, pimentez de condisciples ami(e)s venu(e)s de l’Europe entière, et au-delà… Mêlez le tout dans un endroit choisi de la capitale, un cinéma accueillant et chaleureux où le septième art de qualité règne en maître. Laissez mariner plusieurs mois avant de servir lors d’un dimanche familial : et vous obtiendrez le plus réjouissants et le plus mémorable des cocktails bondiens ! Il y aurait tant à dire sur cette journée. Depuis les retrouvailles du matin dans une salle obscure pour un projet filmique devenu réalité… qui ne l’était plus. Imagination et talent à l’état pur… et des mois de discrets labeurs pour un moyen métrage succulent. Mais chut ! (Bravo Eric et à son équipe de fous géniaux !). Tout commence donc sur la toile par des images, des retrouvailles attendues , l’excitation et le sentiment de vivre un instant rare et d’autant plus précieux. Et nos amis des clubs européens aussi heureux et comblés que nous le sommes de les retrouver, aussi passionnés que nou s . Lorsque Bond est un langage universel.

Vînt ensuite la pause déjeuner. Evoquer un tel buffet serait vain, s’il ne fallait tirer un immense coup de chapeau au concepteur-organisateur-régisseur de la journée, l’homme de l’ombre – et du tiroir-caisse (le nerf de la guerre) -, notre cher et inestimable Olivier. Depuis des jours, en dépit des contretemps, il s’évertue à ce que tout soit parfait, depuis les tables dressées et la boutique du Club, jusqu’aux listings des participants badgés, depuis le convoyage par caisses des photos et magazines jusqu’à la gestion des stocks, depuis la production et la mise sous plis des publications jusqu’à leur livraison en main propre aux adhérents impatients, un cadeau en sus. Le temps de quelques agapes donc, voici nos premières “ guest stars ” prêtes à affronter la foule des questions et la masse des photos à dédicacer. Laurent précède de son imposante stature deux figures de l’aventure bondienne. Rémy Julienne d’abord, homme d’une humilité et d’une discrétion qui n’a d’égal que son talent immense et sa contribution définitive au cinéma français et international. Une légende dans le métier, que rien ne peut ébranler. Surtout dans le coeur des fans, des amateurs de cinéma, des personnes qui connaissent son professionnalisme et la valeur de son travail depuis quarante années… Disponible, attentif, pas avare d’anecdotes captivantes, Rémi est un grand homme, un “ artisan ” comme le cinéma devenue industrie de masse n’en fait plus.

Et puis il y a Blanche Ravalec. Pétillante en diable. Dolly, la “ girlfriend ” de Requin dans Moonraker certes. Mais surtout une personnalité attachante au parcours atypique. Sa voix vous est familière ? Le doublage est aussi son monde. Ne cherchez plus. Elle est Bree Van de Kamp dans Desperate Housewives. Sa voix française au phrasé emprunté inimitable. De “ bons clients ” pour les interviews croisés de Philippe et votre serviteur. Passionnants entretiens.

HAPPY BIRTHDAY

Vers 15 heures, un émoi ravive l’assistance. Le “ premier d’entre nous ”, Luc, de son autorité toute présidentielle fait son entrée. Non sans gourmandise, il présente à la salle : Maryam d’Abo, notre irremplaçable marraine de coeur et Caterina Murino. Inutile de revenir sur leur parcours (bondien). Lumineuses et plus charmantes que jamais, sourires aux lèvres, ravies et comblées d’être parmi nous. Le bonheur et l’honneur sont (ô combien) partagés. Elles sont venues tout exprès de Londres ou Paris pour rencontrer les fans. A la dernière minute, Richard Sammel a enfourché sa moto pour nous rejoindre, en voisin. Elles témoignent encore et toujours de l’exceptionnelle aventure 007, et de la non moins exceptionnelle générosité de la famille Broccoli. De leur fidélité à leur encontre, à toute épreuve, dans les bons comme les mauvais moments. Barbara et Michael… d’autres précieux artisans du cinéma, fort justement récompensés en ce début d’année par la Reine d’Angleterre d’un titre de Chevalier de l’Empire britannique.

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Caterina, Maryam, Richard nous confirment, après Rémi et Blanche, que si James Bond est un OVNI dans le cinéma mondial, c’est bien parce qu’en dépit d’un succès public et commercial planétaire, en dépit des convoitises, les Broccoli entretiennent la flamme avec passion et humanité, avec ce supplément d’âme qui distingue Eon Productions des superproductions hollywoodiennes anonymes des majors. S’en suit le feu croisé des flashs qui crépitent, une patiente séance de dédicaces (pour partie au profit de l’AMREF*) de girls ravies et curieuses de tout. D’un souffle distingué, après qu’Elie, fils d’Olivier, ait offert en notre nom, de printaniers bouquets aux dames, Maryam souffle la bougie de nos dix ans.

Dix ans de passion, de déchirures parfois, mais de retrouvailles enfin, pour le meilleur, pour le Bon(d). Une page se tourne. Un nouveau chapitre s’ouvre, avec un centenaire, un 22e film… et de nouvelles images, de nouveaux souvenirs à vivre ensemble. A garder près du coeur pour nous faire chaud. Nos invités semblent plus médusés que nous. Votre nombre, votre cordialité, votre simplicité à les accueillir avant tout comme des êtres humains, et non comme des bêtes de cirque dans un Barnum. Car il y a de l’humain, du sensible, des émotions dans tout cela. En eux. Dans Rémi, Blanche, Caterina , Maryam et Richard. Il est si bon de sentir que par delà un (star) système, ces femmes et ces hommes qui nous ont tant de fois fait rêver ne sont pas qu’illusion, mais “ comme nous ”. Il y a de l’humain dans cette journée scellée par l’amitié, la curiosité et le partage qui, désormais, efface toute les tracasseries matérielles, les péripéties du quotidien. Il y a de l’humain dans ce club, si jeune et si mûr pourtant. Notre identité, celle qui fait que nos stars complices et amies l’apprécient. Qui font que nous savons que, malgré tout, malgré nous, quoiqu’il arrive, 007 et le Club James Bond France will return. Dans un frisson…

Paroles de stars

Lors de la mémorable journée du 10e anniversaire du club, l’ensemble de nos guest-stars s’étaient prêtées avec gentillesse, bonhomie et entrain au jeu des questions/réponses. Morceaux choisis…

Philippe LOMBARD

Rémy Julienne

A propos de Rien que pour vos yeux : “ Ça s’est mal passé au début. Je tournais un film en Grèce et à cette époque, les moyens de communications n’étaient pas ceux d’aujourd’hui. Le directeur de production Tom Pevsner m’a cherché pendant une semaine avant de pouvoir me contacter. Et quand il a réussi enfin à me joindre, il m’a engueulé : Ce n’est pas possible, vous êtes un cascadeur avec un certain renom et on ne peut pas vous joindre. C’est inadmissible ! Bien sûr, je me suis excusé, j’ai fait tout ce qu’il fallait pour éviter que le conflit dégénère. On est ensuite parti en repérages avec le staff (une dizaine de personnes dont John Glen et Cubby Broccoli) et j’ai eu l’impression de passer un examen. J’avais vraiment conscience de jouer mon avenir. À Corfou, on m’a demandé quel type de voiture je voulais avoir pour Bond. Ils m’ont dit : “ On souhaiterait avoir la voiture la plus ridicule possible ! ” De manière ainsi à démontrer que Bond, grâce à son habileté, pouvait surmonter toutes les difficultés. Ils m’ont suggéré une 2CV Citroën tout en me laissant toute latitude. J’ai dit “ oui ”. (…) Et Broccoli me demande :“ Et pour les voitures poursuivantes, on a prévu des Mercedes. ” Or, des Mercedes sur les petites routes de Corfou, c’est inconcevable, ce sont de vrais chars d’assaut. Je lui dis que je verrais plutôt des 504 Peugeot, qu’on pouvait très bien “ travailler ”. Et Tom Pevsner de répondre : “ Non, ce n’est pas possible, on a un contrat avec Mercedes, qui cède les voitures gratuitement ”. Broccoli s’est alors tourné vers moi : “ Ça convient une Mercedes ou pas ? ” Je lui ai répondu non. “ Alors, on prend les Peugeot ! ” Grimace du directeur de production mais la décision était sans appel. C’était une grande preuve de confiance de leur part, ce qui était extrêmement motivant ”.

A propos de Permis de tuer : “ Il y a une séquence délicate avec un semi-remorque de 18 mètres de long. Le camion devait partir de travers et l’arrière se retrouver dans le vide. Je m’occupais de régler les scènes de cascades donc je ne devais pas m’exposer, mais je me suis dit que j’allais quand même la faire car j’ai une énorme expérience dans ce type de conduite. Alors je le fais une fois, ce n’était pas suffisamment loin, je le fais alors une deuxième fois ou c’était un petit peu limite, et làje vois arriver Barbara [Broccoli] en furie ! Elle s’était aperçue que c’était moi qui étais dans le camion. “ Celui qui a le permis de tuer, c’est Bond et pas le producteur ! ”, m’at-elle dit avant de me tirer du camion. ”

Blanche Ravalec

A propos de son engagement sur Moonraker : “ Initialement, ils avaient pensé trouver une partenaire à Richard Kiel qui soit de sa taille. Il n’était pas d’accord du tout. “ Je ne vois pas pourquoi j’aurais une fiancée immense. Ma femme à moi fait 1,54m. ” Après, on lui a proposé une comédienne qui devait faire 1,80m ; mais à l ’essai avec Richard, elle tremblait de tous ses membres visiblement pas à l’aise. Richard n’en a pas voulu et a demandé quelqu’un de la taille de son épouse. C’est à ce moment-là que la directrice de casting Margot Capelier a parlé de moi et a emmené Lewis Gilbert à la projection de La Carapate de Gérard Oury. Il a dit oui tout de suite avant que Richard ne voit lui aussi le film et tombe d’accord. Moi, j’ignorai tout de ce qui se passait. Quand je suis arrivé pour les essais, je pensais que j’auditionnais pour une Bond girl, donc j’étais très flattée (rires) ! Ensuite, j’ai été encore plus flattée d’être la petite amie de Requin, je trouvais ça très sympa. ”

A propos des décors spatiaux : “ À Épinay, quand je suis rentrée dans le décor de la navette spatiale, c’était… [elle cherche ses mots)… inimaginable ! J’étais en admiration. Quand on répétait les scènes, c’était d’une précision d’horloger, c’était fabuleux ! C’était magique, magnifique ! J’étais très impressionnée, en dehors des décors, par la discipline et l’organisation des plateaux. Je trouvais admirable qu’on puisse gérer autant de monde et autant d’actions en même temps sur un plateau aussi grand ! ”

A propos de “ Cubby ” Broccoli : “ J’ai été très impressionnée par la courtoisie de notre producteur, Albert Broccoli. Je n’ai jamais vu, ni avant ni après, quelqu’un avoir autant le souci de l’autre, prendre la peine de dire bonjour à chacun, qu’il s’agisse de la star de son film ou de n’importe quel technicien. Si on avait besoin de lui parler, il était accessible et ouvert. Chapeau ! Il était disponible, courtois, bien élevé, chaleureux, il avait le sens de la famille. Quand vous travaillez pour des gens comme ça, vous avez envie de tout donner, vous êtes prêts à travailler sans regarder les heures.

Maryam d’Abo

A propos du statut de Bond Girl : “ Je me rappelle quand Jerry Juroe, le responsable de la publicité du film, m’a dit : tu te rends compte que tu seras reconnue comme une James Bond Girl jusqu’à la fin de ta vie ? Sur le coup, j’ai rigolé. Je ne l’ai pas cru. Pour moi, c’était juste un rôle. Mais c’est vrai, je m’en rends compte aujourd’hui : Bond girlsAre Forever ! Ce sont les sirènes d’Ulysse ! ”

A propos du tournage de Tuer n’est pas jouer : “ On a tourné dans le désert pendant six semaines. Souvent des gens de l’équipe étaient malades. À Ouarzazate, il n’y avait que deux restaurants. L’équipe anglaise en avait tellement marre d’avoir des problèmes d’estomac que Cubby Broccoli a fait venir des pâtes d’Italie ! C’était une ambiance familiale. Cubby c’était un peu le parrain, au sens propre. Il appartenait à cette race ancienne de producteurs hollywoodiens. Il était très gentleman. ” “En Tchécoslovaquie, je devais guider l’étui à violoncelle en descendant la piste. À côté, il y avait le ravin et en bas à droite, il y avait l’équipe de tournage, donc il fallait que je garde l’étui droit ! Comme Tim [Timothy Dalton] était deux fois plus lourd que moi, on avait tendance à zig-zaguer sans arrêt. En plus, ils avaient mis des espèces de petits pétards pour donner l’impressionner que l’on était mitraillés et j’en ai la phobie (rires) ! Etre entre les mainsdes cascadeurs, c’est ce qui fait toute la différence car là on a confiance, on se sent protégé ”.

A propos de Daniel Craig. “ C’est un acteur de composition, il peut jouer n’importe quel rôle. Il a joué dans un film de mon mari (Ndla. : J’ai rêvé de l’Afrique de Hugh Hudson), il était méconnaissable. C’est un très grand acteur. Il a eu le courage de prendre un rôle commercial comme James Bond, ce n’est pas évident, quand on fait des rôles “ sérieux ”. Mais il transcende, il apporte une énergie au personnage. J’étais sûr qu’il allait être bon ! ”

Richard Sammel

A propos de Barbara Broccoli : “ J’arrive à Prague et je suis accueilli par une jeune femme, qui me montre les plateaux, ma loge, me présenteau producteur exécutif et au réalisateur, me demande si je veux boire quelque chose, etc. On passe comme ça deux heures magnifiques. Je parle avec tout le monde, je rencontre les acteurs et à un moment, je me rends compte que je ne sais pas qui elle est. Je lui demande : Who are you ? Et elle me répond : Oh, excuse me, I’m Barbara ! Elle avait complètement oublié de se présenter. Rien dans son comportement ne laissait deviner qu’elle soit quelqu’ un d’important. J’ai eu un des plus grands chocs humains de ma vie. ” A propos de Daniel Craig : “ De lui, je connaissais surtout Munich. J’avais trouvé qu’il dégageait quelque chose. Mais il avait plutôt l’air de quelqu’un qui pouvait faire le méchant, un Russe par exemple, plus que James Bond lui-même. J’ai donc parfaitement compris la peur que certains avaient par rapport à la cassure que cela pourrait apporter. Ceci dit, j’ai trouvé cela très risqué, mais dans la bonne direction. ”

“Quand je suis arrivé sur le plateau, Daniel tournait une scène. À la fin de la prise, Martin Campbell lui a demandé : Fais-en un peu moins. Il a refait la scène et c’était effectivement un tout petit peu moins, mais à peine. Puis, Campbell lui a dit : Fais le juste entre les deux ! (rires) Et la troisième prise était exactement entre les deux prises précédentes, et il n’y avait pas beaucoup de place ! C’est comme ça que j’ai rencontré Daniel Craig et je me suis dit que je n’allais avoir que du bonheur, parce qu’il est d’un professionnalisme à tomber par terre ! ”

Une décennie, une éternité

LA MISSION

Fin 2006, j’avais la ferme intention de tout plaquer. Cela faisait quatre ans que j’assumais mes fonctions au sein du Club. J’avais contribué très largement aux trois premières conventions – à Chantilly, Anet et Arkham – et une certaine lassitude s’installait sans que je m’en rende compte… Enfin, le “ tsunami ” que connut notre association fin 2006 m’avait fait comprendre combien tout était fragile et illusoire. Ma première décision, annoncée lors de l’AG extraordinaire, fut de programmer un anniversaire du Club réunifié.

De janvier à mars 2007, pris par le quotidien de Club et nos propres vies, nous n’avons pas véritablement planifié ce futur événement. Olivier Lebaz, Pierre Fabry et Eric Saussine assuraient le plus urgent, l’“ intendance ” : la parution, l’envoi des Le Bond, la production du Archives 007 “ Casino Royale ” et la relance de la machine de guerre qu’est notre Club…

En avril 2007, a commencé l’ébauche de cet anniversaire. Une projection, une journée d’échange entre fans, une convention sur un lieu de tournage… Rien ne nous satisfaisait vraiment. Pour une raison de moyens aussi. Nous souhaitions en tous cas quelque chose de différent, du jamais fait. Avec Olivier, nous avons tenté de mettre sur pied bon nombre de projets qui, à chaque fois,

avortaient. Début juillet, la tension commençait à monter sérieusement. La date du 16 décembre avait été fixée sur les agendas. Notre traditionnel lieu de rencontre dans le 15e avait été réservé pour une AG, une projection et une rare occasion d’échanger entre nous, en toute simplicité, dans l’esprit, à l’image de notre Club.

L’EQUIPE

Au fond de moi, pourtant, je ne me satisfaisais pas de tout cela. Il m’en fallait plus, j’avais une revanche à prendre. Sur qui ? Sur quoi ? Dix ans, c’est unique, ce doit être détonnant, surprenant, européen. Une association comme la notre ne peut fonctionner grâce à une seule personne, ou alors l’aventure n’est pas viable. Ma chance – je ne le dirais jamais assez – c’est d’être entouré de la meilleure équipe qui soit. Des fans experts de 007, mais aujourd’hui surtout des amis, des conseillers et des personnes incontournables. Pierre, Olivier, Sébastien, Eric, Nicolas, Philippe, Laurent et Pierre. Vous connaissiez leurs noms… vous connaissez mieux leur valeur à présent.

Il me fallait un détonateur pour que cet événement soit plus et mieux que ce que nous avions fait jusque là. Maryam, notre marraine si disponible, était la clé. Après avoir échangé par mail sur son éventuelle présence notre “ marraine de coeur ” me donnait son accord pour la date prévue. Je n’étais pas au bout de mes surprises…

J’avais également convié tous les présidents européens, nos amis, en Allemagne, Italie, Angleterre, Suisse, Suède et Espagne. Tous ont rapidement répondus “ présents ” avec enthousiasme. Réunir l’Europe de Bond : une grande première voyait le jour ! Voir Maryam les enthousiasmait complètement… Mi novembre, un appel sur mon mobile fait apparaître un numéro inconnu. “ Allo, Luc, bonjour c’est Caterina Murino ”. Quelques semaines avant, j’avais expédié Le Bond n°9 à Caterina avec un courrier évoquant notre événement et suggérant une action que nous pourrions entreprendre pour l’AMREF, l’association en faveur des enfants d’Afrique dont elle est ambassadrice. Je me pince et rappelle donc Caterina. “ J’ai bien reçu ton courrier, je veux venir ! ”. Le souffle coupé, je lui explique donc le déroulement et le principe de cette journée. Ensuite, tout est allé très vite. La venue de Maryam et Caterina a dopé l’imagination des organisateurs. Fort de ses contacts, Laurent s’est assuré la venue de Blanche Ravallec et Remy Julienne. Nous faisions carton plein ! J’attendais pour ma part la confirmation de Richard Sammel : le jour même, il m’appelait “ Où se déroule votre anniversaire ? ”.

BIG PROBLEME !

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des Bond. Jusqu’au jour funeste où, par hasard, nous apprenons que notre salle n’avait pas été réservée selon la configuration prévue. Les invités, les hôtels, le traiteur, le transport : tout avait été calé sur ce lieu. Nous étions le 8 décembre, huit jours à peine avant le grand jour. Tout était remis en question. J’avais l’impression de repartir à zéro, de me retrouver dans un épisode de “ 24h chrono ”. Nous avons imaginé pas mal de solutions de remplacement, visité beaucoup d’endroits, passé encore plus de coups de fil. Sans résultats. Je n’osais envisager le pire : l’annulation. La lumière vînt d’une “ non fan ” de James Bond, mais une très proche amie du Club, Frédérique Rémy. Un cinéma ! Voilà l’idée fabuleuse. Quoi de plus naturel ! Le Grand Action, rue des écoles, à Paris. La directrice, Isabelle Guibal, nous reçut comme des amis venant dîner. Une passionnée de cinéma, de ceux qui aiment le 7ème art, comme nous les aimons. Nous étions faits pour nous entendre…

EPILOGUE

Vous connaissez la suite… Les témoignages, les comptes-rendus vous font revivre cette magnifique journée passée ensemble. Et illumineront je l’espère ceux qui, malheureusement, ne purent nous rejoindre. Notre association, l’engagement de chacun redonne du baume au coeur. L’œuvre accomplie fait aujourd’hui que notre club est le plus actif du monde. Comme beaucoup de nos invités me l’on dit : “ Nobody does it better ”. Même nos amis anglais qui en temps normal, à coup de livres sterling, nous proposent des plateaux qui n’ont rien a envier au notre, construit à force de sueur, de passion et d’amitié. La “ French touch ” ? Qui sait ? Preuve que la passion des fans, la passion et le respect des artisans du mythe, la passion d’être ensemble peuvent soulever des montagnes ! Viva nos 10 ans !

Luc LE CLECH


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